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Notre-Dame : ce qu’il faut retenir de l’audition du général Georgelin

Zakaria ABDELKAFI / AFP
L'ancien chef d'état-major des armées, le général Jean-Louis Georgelin, est à la tête d'une mission spéciale pour veiller à l'avancement des travaux de Notre-Dame.
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Nommé préfigurateur de l’établissement public chargé de la conservation et la restauration de Notre-Dame, le général Georgelin a été auditionné le 13 novembre à l’Assemblée nationale par la commission des affaires culturelles.

Chargé par Emmanuel Macron de piloter et d’encadrer le chantier de reconstruction de Notre-Dame, partiellement détruite par un incendie dans la nuit du 15 au 16 avril 2019, le général Jean-Louis Georgelin a été auditionné par les députés de la commission des affaires culturelles ce mercredi 13 novembre. « Sept mois après l’incendie, beaucoup de choses se sont passées et ont été faites », a assuré le général en préambule. « L’ensemble de ces travaux a été conduit sous le régime de l’urgence impérieuse. Ce rythme a permis de faire en deux mois les travaux dont certains pensaient qu’il aurait fallu plus d’un an ».

Dans quel état se trouve Notre-Dame ?

« La cathédrale est toujours en état de péril car la phase de sécurisation n’est pas terminée », a assuré le général Georgelin. Elle ne le sera que lorsque l’ancien échafaudage de la flèche aura pu être démonté. « C’est le défi le plus important immédiat que nous avons devant nous. Hors avec l’arrivée de l’hiver les conditions météorologiques se dégradent et deviennent moins favorables », a-t-il prévenu. « Nous ne sommes pas à l’abri d’un fort coup de vent pouvant déstabiliser cet échafaudage ». Pour mémoire, le retrait de cet échafaudage, toujours en cours, a débuté à l’automne après l’interruption du chantier en raison de normes pas assez respectées contre le plomb fondu dans l’incendie.

À quoi sert l’établissement public administratif ?

Cet établissement public est en quelque sorte « ce que nous appelons une task force dont l’objectif est la restauration de Notre-Dame », a expliqué le général. Il s’agit de garantir l’efficacité et la réactivité du chantier en mettant en synergie tous les acteurs concernés. Dans l’armée, on appelle cela l’unité de commandement. Je présiderai le conseil d’administration de cet établissement qui se réunira pour la première fois le 3 décembre ».

Lire aussi : Les incertitudes qui pèsent encore sur la restauration de Notre-Dame de Paris

Le délai de 5 ans est-il tenable ?

« Le Président a souhaité que ce chantier ait une durée de cinq ans », a réaffirmé le préfigurateur de l’établissement public. Ce délai, qui selon lui est « loin d’être farfelu », est « une ambition au service d’une mobilisation ». Ces cinq ans, a-t-il martelé, « on les obtiendra par la rigueur du chantier, par les bonnes expertises et par la dynamique que chacun y mettra ».

Quelles sont les prochaines échéances ?

« Nous envisageons de lancer une consultation publique en 2020 (pour que les Français puissent donner leur avis, ndlr) pour que le choix puisse se faire d’ici à la mi 2021 », a expliqué le général Georgelin. « Au préalable nous avons conduit des études programmatiques afin d’établir un cahier des charges, le tout étant commandé par le résultat du diagnostic qui ne peut en tout état de cause s’achever tant que l’échafaudage est en place ». Les travaux de reconstruction ne devraient donc pas démarrer avant 2021.

Lire aussi : Mgr Chauvet, recteur de Notre-Dame : « ll faut de la patience et de la détermination »

La communication est-elle ajustée ?

« L’émotion extrême suscitée par incendie a entrainé une cacophonie excessive dans la communication et les prises de parole », a regretté le général Georgelin. « Ceci a pu conduire à une confusion générale sur la perception de la manière dont ce chantier est mené et j’espère que nous parviendrons à apaiser ce tohu-bohu ».

La flèche sera-t-elle reconstruite à l’identique ?

Très rapidement après l’incendie la question de savoir si la flèche devait être reconstruite à l’identique ou pas a hystérisé le débat. Rappelant une nouvelle fois que la sécurisation de la cathédrale n’est pas achevée, le général Georgelin a réaffirmé avec force qu’il était bien trop tôt pour s’exprimer sur ce sujet.  « Quand on parle de Notre-Dame, on ne parle que de la flèche. Quelle flèche allez-vous faire, allez-vous la reconstruire à l’identique… Toutes ces questions trouveront leurs réponses sagement grâce à nos débats nourris, et déjà amorcés, le moment venu. Ce n’est pas une pirouette, c’est la sagesse », a-t-il précisé.

Lire aussi : La flèche de Notre-Dame doit-elle être reconstruite à l’identique ?

Pourtant, dans une interview publiée dans Le Figaro le matin même de l’audition, Philippe Villeneuve, architecte des monuments de France, a affirmé qu’il « faut refaire la flèche à l’identique ». Des propos que le général Georgelin n’a pas manqué de relever : « Quant à l’architecte des monuments historiques que vous avez cité, je lui ai déjà expliqué plusieurs fois et je le referai, qu’il ferme sa gueule, pour que nous puissions avancer en sagesse et faire le meilleur choix pour Notre-Dame, Paris et le monde ».

Le parvis de Notre-Dame bientôt ouvert ?

« Ouvrir le parvis de Notre-Dame est un objectif que nous avons tous en tête », a encore indiqué le général Georgelin. « Le niveau de plomb a été très élevé mais il est en train de baisser. Je crois pouvoir dire que nous approchons du moment où nous allons pouvoir l’ouvrir dans des conditions agréées par des spécialistes. D’autant plus que nous voulons y installer des structures provisoires pour accueillir le public et aussi y installer, selon le souhait ardent de Mgr Chauvet, un lieu de prière pour ceux qui se rendent à Notre-Dame ».

Dans les coulisses de la première messe à Notre-Dame depuis l'incendie :
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