Aleteia logoAleteia logoAleteia
Jeudi 29 février |
Saint Auguste Chapdelaine
Aleteia logo
Spiritualité
separateurCreated with Sketch.

Il faut à l’Occident un sursaut missionnaire

SEMINARISTE

© Œuvre des Vocations

Ramzy Saadé en pleine discussion avec un jeune homme durant le temps de mission.

Paul de Dinechin - Oeuvres Pontificales Missionnaires - publié le 28/09/19

La mission "ad gentes" n'est pas seulement réservée aux lointains confins, elle est une dimension "essentielle" de la foi catholique. Ce sont des propos de Mgr Giampietro Dal Toso, président des Œuvres pontificales missionnaires, prononcés devant les évêques canadiens et rapportés par l'agence Fides le 24 septembre.

Sans donateurs, l’avenir d'Aleteia s’écrit en pointillé.
Pour qu'Aleteia reste gratuit et pour faire rayonner l’espérance qui est en vous,
faites un don à Aleteia !

JE FAIS UN DON

(avec déduction fiscale)

Les cloches sonneront-elles encore demain en Europe ? Difficile parfois d’en conserver l’espérance alors que les jeunes européens se détournent de plus en plus de la religion. Si ceux de Pologne se revendiquent à plus de 80% catholiques, ils ne sont pas plus d’un sur quatre en France et seulement 22% en Belgique. Dans la grande majorité des pays européens, plus de la moitié de la population déclare même n’avoir aucune affiliation religieuse.




Lire aussi :
Près de 20 millions de Français se disent liés à la religion catholique

En Europe, le nombre de chrétiens semble se réduire à une peau de chagrin, a déploré Mgr Dal Toso devant les évêques canadiens. Cette hémorragie est nettement visible en Allemagne, a-t-il pointé, où l’on prévoit qu’en 2060, les chrétiens seront deux fois moins nombreux qu’aujourd’hui. Cela tient pour lui à une raison simple : les jeunes parents ne font plus baptiser leurs enfants. En conséquence de quoi, les catholiques allemands — aujourd’hui 23 millions — devraient être à peine plus de 10 millions pour une population totale de 70 millions de personnes.

L’Église grandit par son témoignage

Face à cela pourtant, le piège est de se résigner. Le pape François encourageait récemment à ne pas avoir peur ni honte de ne constituer plus qu’un petit groupe de catholiques, pourvu que l’on continue à témoigner fidèlement de sa foi. Et il prenait l’image du sel ou du levain : pas besoin d’en mettre trop pour que l’ensemble du pain lève ou ait du goût. Être chrétien, aime encore souvent rappeler le pontife selon des mots de saint François d’Assise, c’est « prêcher toujours l’Évangile. Et, si c’est nécessaire, aussi par les paroles ». Car, toujours selon le Pape, ce n’est pas par prosélytisme que l’Église grandira mais par sa capacité d’attraction, et donc par le témoignage de ses membres.


PANAMA

Lire aussi :
Le nombre de catholiques dans le monde augmente légèrement

Ne pas se résigner ne veut pas dire ne rien changer du tout. Au contraire, a souligné le secrétaire adjoint de la Congrégation pour l’évangélisation des peuples, il faut à l’Occident un sursaut missionnaire. Notre époque impose la missio ad gentes, c’est-à-dire l’annonce de la foi à ceux qui ne croient pas. Mais, il ne suffit pas de simplement vouloir que l’Église soit missionnaire, encore faut-il savoir nommer en toute vérité l’objectif de la mission. Pour Mgr Dal Toso, cet objectif est simple : il faut apprendre à se tourner vers nos contemporains pour leur annoncer que le Christ est mort et ressuscité pour le Salut des hommes. Dans un deuxième temps, il sera alors possible de constituer de nouvelles communautés chrétiennes.

Cette première annonce — ou kérygme — tient d’ailleurs une place de premier choix dans le discours du pape François. Depuis sa première exhortation apostolique Evangelii gaudium (2013) jusqu’à celle post-synodale dédiée aux jeunes Christus vivit (2018), le pontife argentin la met au centre de toute activité évangélique. C’est la chose la plus importante, selon lui, celle qu’il ne faut « jamais taire ».

« Rien de plus solide » que le kérygme

Le kérygme est ainsi résumé par le souverain pontife : « Jésus Christ t’aime, il a donné sa vie pour te sauver, et maintenant il est vivant à tes côtés chaque jour pour t’éclairer, pour te fortifier, pour te libérer ». Avec cette annonce, a-t-il martelé dès le début de son pontificat, « rien de plus solide, de plus profond, de plus sûr, de plus consistant et de plus sage ».

C’est pourquoi, le Mois missionnaire extraordinaire voulu par le pape argentin pour le mois d’octobre 2019 arrive donc à point nommé, a estimé Mgr Giampietro Dal Toso. La tentation existe parfois de considérer la mission comme « une dimension en plus » de la foi catholique, a-t-il reconnu, alors que la mission est absolument « essentielle ». D’où l’importance de comprendre selon lui le lien entre la « pastorale ordinaire » et la « pastorale missionnaire ».




Lire aussi :
Le Congrès Mission, un rendez-vous annuel devenu incontournable

« La sensibilisation missionnaire n’est pas une chose à part par rapport à la pastorale, a-t-il martelé, mais elle en est en quelque sorte le sommet ». Les Œuvres pontificales missionnaires veulent justement servir à cela, a-t-il assuré. Le Mois missionnaire extraordinaire doit donc permettre « “d’aider la pastorale ordinaire à trouver dans le missionnariat une force ultérieure qui la pousse au-delà ».

Prenez part à la mission d’évangélisation avec les OPM

Logo OPM
OPM
Tags:
EuropeMissionnaireOPMPape FrançoisReligions
Vous aimez le contenu de Aleteia ?

Faites du soutien de notre mission votre effort de Carême 2024.

Notre mission ? Offrir une lecture chrétienne de l’actualité et transmettre l’espérance du Christ sur le continent numérique.

Nous sommes les missionnaires du XXIème siècle : accompagnez-nous par vos dons !

Grâce à la déduction fiscale, vous pouvez soutenir le premier site internet catholique au monde tout en réduisant vos impôts.

(avec déduction fiscale)
ASSISE-Ictus-x-Aleteia.gif
Le coin prière
La fête du jour





Top 10
Afficher La Suite
Newsletter
Recevez Aleteia chaque jour. Abonnez-vous gratuitement