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Saint Benoît-Joseph Labre, le détachement poussé à l’extrême

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On l’appelle le « vagabond de Dieu ». Patron des sans-abri, saint Benoît-Joseph Labre (1748-1783) parcourut pendant sept ans près de 30.000 kilomètres dans le plus grand dénuement, allant d’églises en sanctuaires pour prier Dieu.

Le pape émérite Benoît XVI définit saint Benoît-Joseph Labre comme « l’un des saints les plus particuliers de l’histoire de l’Église », dans son homélie pour la messe de son 85e anniversaire le 16 avril 2012. « Un saint un peu particulier qui, en mendiant, vagabonde d’un sanctuaire à l’autre et ne veut rien faire d’autre que prier et, avec cela, rendre témoignage à ce qui compte dans cette vie : Dieu ». Un modèle effectivement surprenant, dérangeant, et néanmoins édifiant, tellement son amour pour le Christ l’a poussé à un détachement total des choses terrestres.

À la recherche de sa vocation

Né le 26 mars 1748 à Amettes (Pas-de-Calais), dans le Nord de la France, il est l’aîné d’une famille très pieuse de 15 enfants. À l’âge de 16 ans, alors qu’il avait été envoyé chez un oncle curé en vue de devenir prêtre, il réalise qu’il désire être moine. « Je veux être moine, moine contemplatif et non pas curé de campagne. Je vivrai de l’herbe des champs et de racines, comme les anciens ermites », dit-il. Une soif d’absolu qui le guidera toute sa vie. À 19 ans, il tente de rentrer dans différents monastères mais ce sont des échecs. Il est trop jeune, trop faible, ou pris de terribles crises d’angoisse qui le font douter de sa vocation. Le 2 juillet 1770, le père abbé de la Grande Trappe de Sept-Fons (Allier) finit par lui dire, après huit mois de noviciat : « Dieu vous veut ailleurs ».

À partir de ce jour, il comprend que Dieu lui demande un détachement total. Résonne en lui cette phrase de l’Évangile de Luc selon laquelle « le Fils de l’homme n’a pas d’endroit où reposer la tête » (Lc 9, 58). Commence alors une vie d’errance absolue. Le jeune homme s’en va sur les routes d’Europe, de l’Espagne à la Pologne, et de l’Allemagne à la Sicile, prier Dieu sans cesse et toujours. Nourri de la Parole, épris de silence, uni au Christ avec qui il marche, saint Benoît-Joseph Labre aura suivi fidèlement les « inspirations de la Grâce ».

Un passionné de Dieu

« Pour aimer Dieu comme il convient, il faudrait avoir trois cœurs en un seul », dit-il. Un triple amour qui le conduit à ne rien posséder pour mieux aimer et suivre le Christ. Sale, en haillons, une croix sur la poitrine, un chapelet autour du cou et un baluchon sur l’épaule contenant l’Évangile, son bréviaire, l’Imitation de Jésus-Christ et la Règle de saint Benoît, saint Benoît-Joseph Labre fréquente les pauvres et les marginaux, et vient en aide à ceux qu’il juge plus démunis que lui.

Vers la fin de sa vie, il retourne à Rome. Il y passe des journées entières en prière dans les églises, logeant dans une excavation des ruines du Colisée. Épuisé, il meurt le 16 avril 1783 à l’âge de 35 ans. Le jour de sa mort, un Mercredi saint, les enfants s’élancèrent dans les rues de Rome en criant : « Le saint est mort ! Le saint est mort ! ». « Benoît-Joseph vit en continuelle union avec Dieu, et demeure en Sa présence », confia le père Temple, un prêtre qui avait cherché à éprouver le jeune homme. Il fut canonisé par Léon XIII le 8 décembre 1881.

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