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Pâques : « L’heure de la femme »

PIETA
La Pieta, El Greco.
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Pâques n'est seulement l'heure qui a aimanté toute la vie du Christ, et qui couronne son existence de service et d'amour. Elle est aussi le moment où la mission de la Vierge Marie atteint sa plénitude. À travers elle, l’heure de Jésus est aussi l’heure de la femme.

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Dans ses discours d’adieu, la veille de sa Passion, Jésus livre cette parabole étonnante à ses disciples : « La femme au moment d’enfanter, éprouve de la tristesse parce que son heure est venue ; mais lorsqu’elle a donné le jour à l’enfant, elle ne se souvient plus de la douleur dans la joie qu’un homme soit venu au monde » (Jn 16, 21).

Une parabole énigmatique

À quelle réalité ces paroles énigmatiques de Jésus font-elles allusion ? Pour répondre à cette question, la solution la plus simple consiste à faire coïncider les deux « heures » mentionnées dans le quatrième Évangile : celle de Jésus, qu’il appelle « son heure », et cette « heure de la femme ». Or l’heure de Jésus, c’est sa Pâque. Aussi l’heure de la femme sera-t-elle également le moment où Jésus passe de ce monde à son Père.

Mais cela ne nous dit pas encore de quelle femme il s’agit. Dans cette courte parabole, Jésus parle d’une femme qui enfante dans la peine. Tout indique qu’il pensait à sa mère, la Vierge Marie. Plusieurs indices tendent à accréditer cette hypothèse.

« Femme, voici ton fils »

Tout d’abord, sur la Croix, Jésus apostrophe sa mère en l’appelant « Femme ». Cette dénomination, surprenante dans la bouche de son fils, fait référence à la première femme du genre humain. Au Christ, second Adam, est associée la nouvelle Ève : Marie. Cependant, il ne s’agit plus maintenant de la propagation naturelle de l’espèce humaine, mais de sa recréation eschatologique, c’est-à-dire d’enfanter des fils et des filles de Dieu. C’est à cette tâche que la Vierge collabore avec Jésus. Et c’est sur le Calvaire que cet enfantement a lieu. « Femme, voici ton fils » : en désignant saint Jean à sa mère, Jésus lui révèle qu’elle sera, à travers son ami, la mère de la nouvelle communauté des disciples.

Tandis qu’à Cana, une certaine démarcation subsistait entre Jésus et sa mère, qu’il appelait déjà « Femme », cette séparation cesse sur le Calvaire. L’heure de Jésus est indistinctement l’heure de la femme, à savoir de sa mère. L’heure, pour Marie, d’enfanter, conjointement avec son Fils, des enfants de Dieu.

Le consentement douloureux de Marie

Comment y parviendra-t-elle ? Essentiellement en consentant pleinement à la volonté de Dieu. Déjà, dans les évangiles synoptiques, Jésus affirmait : « Quiconque fait la volonté de Dieu, celui-là est mon frère et ma sœur et ma mère » (Mc 3, 35). Ainsi, on peut devenir la mère du Christ en faisant la volonté de Dieu ! La Vierge, ayant pratiqué cette volonté à la perfection, est en droit de se dire également « mère du Christ » selon un sens spirituel. La mère de Jésus devient ainsi celle qui enfante le Christ en nous, puisqu’elle est toujours à l’unisson de la volonté divine.

Et son adhésion au dessein de Dieu n’éclate nulle part ailleurs avec autant de force que sur le Golgotha, où elle consent douloureusement au sacrifice de son Fils au bénéfice des hommes. Certes, c’est Jésus qui nous sauve. Cependant, la Vierge, en s’associant à l’acte de cette Rédemption, nous enfante, de concert avec son Fils, à la vie de la grâce.

Notre filiation divine est le fruit de Pâques

D’autre part, si Jésus insiste, dans la parabole de l’heure de la femme, sur les douleurs de l’enfantement, cela tient à ce que notre péché rend notre engendrement à la vie divine très douloureux. Nos résistances, notre égoïsme, nos idoles intérieures : tout concourt à ce que notre nouvelle naissance soit un arrachement douloureux à nos anciennes habitudes. Le vieil homme en nous s’accroche à son ancienne vie, ce qui explique les douleurs ressenties par la Vierge, chargée maternellement de nous faire passer sur l’autre rive.

Enfin, l’ultime preuve que l’heure de Marie est bien l’heure de Jésus, nous est fournie par le récit de la Résurrection dans l’Écriture. En effet, la naissance surnaturelle des enfants de Dieu, à l’image de l’unique Fils de Dieu, est le fruit du Calvaire. L’évangile de saint Jean nous le révèle. Alors que nulle part ailleurs, dans le récit, Jésus n’a parlé de son Père aux disciples en l’appelant « votre Père », et qu’il n’a pas appelé non plus ces derniers « frères », tout change à Pâques. Le matin de la Résurrection, il déclare à Marie-Madeleine : « Va vers mes frères et dis-leur : je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu » (Jn, 20, 17). Ainsi, c’est au Calvaire que le Père de Jésus est devenu le nôtre. Pour cela, il a fallu que le nouvel Adam, uni à la nouvelle Eve, nous enfante à un état nouveau : celui de fils et de filles du Père, et de frères et sœurs de Jésus-Christ. L’heure de la Femme coïncide bien avec celle de Jésus.

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