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Hauts-de-Seine : aux origines de Boulogne, une apparition mariale

© De HJBC - Shutterstock
Tympan de l'église Notre-Dame de Boulogne.
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Beaucoup de Boulonnais l’ignorent et pourtant. Leur ville, fondée il y a 700 ans cette année, a pris naissance autour d’un grand pèlerinage marial presque aussi important que celui de Compostelle. Un pèlerinage qui, avant de s’installer autour de Paris, prit naissance dans la ville de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais).

En 633, à Boulogne-sur-Mer, un navire, sans équipage, s’échoue sur les rives du port de la ville. Au même instant, des fidèles voient apparaître la Vierge Marie dans une des chapelles de la ville. Celle-ci leur annonce qu’une statue, faite à son image, se trouve sur le bateau et demande, ensuite, que l’on érige une église en son honneur. Les fidèles, qui se précipitent vers l’épave, découvrent la statue et crient alors au miracle. De là naît une grande dévotion à la Vierge nautonière, au point de transformer la ville en un grand centre de pèlerinage marial, presque aussi important que le pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle.

© Martin Zeiller - G.Garitan. [Public domain]

Le vœu d’un roi

En 1308, Philippe IV le Bel se rend à Boulogne-sur-Mer pour assister au mariage de sa fille, Isabelle de France, avec Édouard II d’Angleterre. C’est là, dans le sanctuaire dédié à la Vierge — où est conservé précieusement la statue miraculeuse — que la cérémonie se déroule. Ému et fortifié dans sa foi, Philippe le Bel veut instaurer ce pèlerinage près de Paris. Un pèlerinage « raccourci » pour éviter aux fidèles de longs et coûteux voyages vers le nord. De retour dans la capitale, le souverain fait chercher un terrain propice à l’édification d’une nouvelle église sur le même modèle que celle de Boulogne-sur-Mer, en hommage à sa sœur aînée. Après réflexion, le roi jette son dévolu sur le petit village de Menus-les-Saint-Cloud. Malheureusement, il meurt avant de voir son rêve réalisé.

C’est finalement son fils, Philippe V, qui achève le vœu de son père. Il fait construire l’église qui devient, très rapidement, un haut lieu de pèlerinage pour les Parisiens. Naît alors la deuxième ville de « Boulogne », gentiment appelée « Boulogne-la-Petite » par opposition à Boulogne-la-Grande (Boulogne-sur-Mer). L’acte de naissance de « Bolonoa suprae Sequanem » (Boulogne-sur-Seine) est signé de la main même de l’abbesse de Montmartre, Jehanne de Repenti, propriétaire de Menus-les-Saint-Cloud, petit hameau de 400 âmes. Spécialement restauré à l’occasion des 700 ans de la ville, ce précieux parchemin, unique témoin de la fondation de la ville de Boulogne, est exposé actuellement à la Mairie dans le cadre d’une exposition.

© Par Thomon — Travail personnel, CC BY-SA 4.0
Statue de la Vierge à Notre-Dame de Boulogne.

Une église à l’histoire mouvementée

Très endommagée au cours de la période révolutionnaire, l’église, qui est transformée en grenier à fourrage et « lieu de plaisir », est cependant défendue bec et ongles par les villageois qui restent attachés à ce haut lieu marial. Sous le règne de Napoléon III, un grand chantier de restauration se met en place pour la réhabiliter, sous la direction de l’architecte Eugène Millet, élève de Viollet-le-Duc. Au cœur de l’exposition, une maquette modulable et des casques de réalité augmentée permettent d’ailleurs de découvrir les différentes étapes de sa restauration.

Aujourd’hui encore, Notre-Dame de Boulogne évolue. Dans le cadre des 700 ans, la paroisse a décidé de doter l’église d’un nouvel autel avec son estrade et son mobilier liturgique. Un projet confié à Bruno de Maistre et les ateliers d’Arimathie et qui sera dévoilé fin 2019.

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