Recevez la newsletter d'Aleteia chaque jour!
Démarrez la journée avec la newsletter d'Aleteia
Je m'abonne gratuitement !

Vous ne souhaitez pas faire de don ?

Voici cinq façons d'aider Aleteia:

  1. Prier pour notre équipe et le succès de notre mission
  2. Parler d'Aleteia dans votre paroisse
  3. Partager les articles d'Aleteia avec vos amis et votre famille
  4. Désactiver votre bloqueur de pub quand vous êtes sur Aleteia
  5. S'abonner à notre newsletter gratuite et la lire tous les jours

Je vous remercie!
L'équipe d'Aleteia

 

Souscrire

Aleteia

Demander pardon à son enfant, un signe de faiblesse ?

CO WPŁYWA NA RELACJĘ Z DZIECKIEM
Shutterstock
Partager

Difficile de demander pardon à son enfant lorsqu’on a eu tort. On craint de perdre toute crédibilité, et toute autorité. Pourtant c’est ce que l’on attend de lui lorsqu’il a fait une bêtise. Se montrer imparfait, sensible et humble n’est-il pas le meilleur enseignement ?

Cliquez ici pour ouvrir le diaporama

D’aucuns considèrent que demander pardon à son enfant est une erreur, car cela reviendrait à montrer un signe de faiblesse. Selon eux, un père ou une mère doit être un modèle pour ses enfants et ne doit jamais être faible. Ils considèrent qu’ils ne pourront plus corriger leurs enfants s’ils montrent qu’ils ne sont pas infaillibles. Reconnaître une erreur, se repentir et s’excuser leur est donc impossible.

Cependant, cette vision génère un problème éducatif car elle révèle aux enfants une fausse image des parents. En cherchant à offrir aux enfants la meilleure image de soi, on tronque la réalité, et cela ne peut être positif. Errare humanum est : cacher à ses enfants cette facette de notre condition humaine serait malhonnête. Il est important de reconnaître et de montrer aux enfants qu’un être humain peut traverser des périodes difficiles. Des moments où il pleure quand il se rend compte qu’il a commis une erreur. Des moments où il souffre à cause de ces erreurs. Des moments où il se repent. Et des moments où il cherche des solutions aux problèmes générés par ses erreurs.

Lire aussi : Erreurs, échecs : pourquoi est-il si difficile de les reconnaître ?

L’erreur n’est pas toujours un signe de faiblesse

Un être humain commet des erreurs parce que nul n’est parfait. Il est important de le reconnaître. En outre, l’erreur n’est pas toujours un signe de faiblesse, mais bien souvent le signe que nous allons de l’avant : personne n’a jamais rien réalisé d’important sans être tombé auparavant. Pour cette raison, nous devons nous montrer tels que nous sommes. Nous devons être capables de rire et de pleurer devant nos enfants, car ils sauront qu’il est normal de ressentir de la joie ou de la tristesse. Ne voudrons-nous pas, le moment venu, que nos enfants nous expliquent ce qui les fait souffrir ? Ils doivent savoir qu’il est possible de se sentir mal et qu’ils peuvent se montrer à d’autres personnes dans cet état.

Demander pardon

Demander pardon, c’est reconnaître avec humilité et sincérité que les adultes ont parfois tort. Que nous ne sommes pas infaillibles et que parfois nous agissons même contre nos principes. Demander pardon est le meilleur moyen de reconnaître son erreur et, d’une certaine manière, de la corriger. Ce n’est pas une faiblesse avouée, c’est un enseignement. Ainsi, lorsque nos enfants commettront des erreurs, ils sauront que ce qui est juste, ce qui les rend dignes, c’est de savoir les reconnaître, de demander pardon et de chercher à réparer les dégâts.

Lire aussi : Cinq arguments pour oser se demander pardon en famille

La valeur de l’exemple

L’important n’est pas ce que nous leur disons, mais ce que nous faisons. Si nous voulons des enfants capables de reconnaître qu’ils se sont trompés au point de demander pardon, nous devons être un exemple dans ce sens et leur demander pardon lorsque nous considérons que nous aurions pu faire mieux. Si nous voulons avoir des enfants capables de trouver des solutions quand ils se sont trompés, nous devons dire :  » je me suis trompé, que puis-je faire pour réparer cela ? » Si nous voulons des enfants libres de ressentir leurs émotions, qui n’ont pas honte de leurs sentiments, qui sont capables de rire et de pleurer, nous devons nous montrer nous-mêmes tels que nous sommes : imparfait, humain, sensible.

En images : comment réagir face à un enfant insolent ?
Aleteia vous offre cet espace pour commenter ses articles. Cet espace doit toujours demeurer en cohérence avec les valeurs d’Aleteia. Notre témoignage de chrétiens portera d’autant mieux que notre expression sera empreinte de bienveillance et de charité.
[Voir la Charte des commentaires]