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Reims, un archidiocèse pas comme les autres

© Public Domain
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À l’occasion de l’installation de Mgr Éric de Moulins-Beaufort, ce 28 octobre, voici une petite galerie de portraits hétéroclites ayant fait la vitalité de ce diocèse de Reims qui a abrité pas moins de 18 conciles.

L’installation de l’archevêque métropolitain de l’archidiocèse de Reims, Mgr Éric de Moulins-Beaufort, ce 28 octobre, en la cathédrale de Reims, fait de ce dernier le 112e évêque d’un des plus vieux diocèses de France. Un diocèse élevé au IIIe siècle puis en archidiocèse un siècle plus tard, qui a vu défiler un grand nombre de rois à sa cathédrale — trente-trois pour être précis, de Louis le Pieux (816) à Charles X (1825) — faisant de la ville où fut baptisé Clovis, en 496, par saint Rémi, « la ville des sacres » ou « la cité des rois ». La ville des conciles aussi, car il y en a eu pas moins de 18 entre 625 et 1584, où les évêques étaient au début une quarantaine et plus de 400 par la suite. De ces conciles sont sortis de nouveaux canons, des décisions pour résoudre des querelles ou remédier à des abus, pour y consacrer les nouvelles basiliques de Reims, pour faire approuver des mariages, sceller des excommunications ou essayer de conclure des accords de paix.

Des évêques très hétéroclites

D’après la tradition, l’évêché de Reims a été fondé vers 250 par les saints Sixte et Sinice, évangélisateurs du pays rémois et du Soissonnais. Après eux, aucun de leurs successeurs ne fut plus célèbre que saint Rémi. Quatorzième évêque de la ville, il est mort en 533 après 74 ans d’épiscopat tout de même. Treize évêques plus tard, en 750, le diocèse marque un tournant avec Tilpin (ou Turpin) qui, en 750, devient le premier archevêque d’un territoire qui a sous sa dépendance dix évêchés : Senlis, Soissons, Beauvais, Amiens, Thérouanne, Tournai, Noyon, Laon, Châlons-sur-Marne et Cambrai.

Parmi les quelques 112 évêques qui ont entretenu la vie du diocèse de Reims, des noms émergent, ils sont devenus saints, un autre pape… On y trouve des fils de roi, des frères, un croisé… Tous ont donné leur empreinte à ce diocèse qui brille de vitalité. À commencer par saint Nicaise, précurseur du « culte marial », qui fonda la première cathédrale rémoise et la dédia à Marie Mère de Dieu, vers 401. C’est là que se déroula le baptême de Clovis par l’évêque Rémi, faisant de ce dernier un des fondateurs de la France chrétienne, en 496. Les siècles suivants, de nombreuses maisons religieuses s’ouvrent dans le diocèse — en particulier bénédictins et cisterciens — et le territoire de Reims se couvre d’églises à la campagne comme en ville, surtout au XIIIe siècle.

Avec l’évêque Gerbert d’Aurillac (le 41e), futur pape Sylvestre II, débarque à Reims un acteur scientifique et politique majeur du renouveau de l’Occident médiéval de l’an mill. Il travaille beaucoup, dépasse même le cadre de son diocèse, réglant les conflits entre laïcs et clercs, consultant sur les problèmes canoniques, rappelant à l’ordre les évêques suffragants indociles. En 1162, c’est un fils de roi qui est installé, Henri, cadet de Louis VI le Gros. Il embellit la ville et contribue à son développement économique et urbain, et se montre un habile défenseur de l’archevêché.

Les plus jeunes

Autre fils de roi, Louis de Lorraine dit le cardinal de Guise qui est nommé archevêque-duc de Reims à l’âge de 19 ans à peine (1574). Son archidiocèse est alors un des bastions de la Contre-réforme. Il crée le collège anglais pour accueillir les victimes de persécutions. Avant lui, Charles de Lorraine, son oncle, avait été nommé archevêque à l’âge de 13 ans. En plus de l’ouverture d’une université, il a favorisé l’implantation d’imprimeurs à Reims. Mais que dire de Hugues de Vermandois, à peine âgé de 5 ans, nommé à la tête du diocèse en 925 pour ensuite être déposé en 931 et réinstallé encore une fois en 945 jusqu’à le lui reprendre définitivement en 946 ? Il serait mort lors d’un pèlerinage à Compostelle.

Reims ville martyre

Parmi les évêques on trouve aussi des frères comme Robert (77e) et Guillaume Briçonnet (78e), le second jouant un rôle important aux débuts de la Réforme protestante, au XVIe siècle. La révolution, entre 1789-1799, marquera une véritable rupture, et il faut attendre le XIXe siècle pour voir une reprise importante de l’archidiocèse avec l’activité du Cardinal Gousset, en 1940, et du Cardinal Langénieux, en 1874, qui porta l’activité sociale de l’Église dans son diocèse et en France. Le pape Léon XIII le consultait sur toutes les questions concernant l’Église de France.

Autres périodes difficiles pour le diocèse, quand celui-ci fut coupé en deux par la ligne de feu pendant la première guerre mondiale. Après une période de restauration matérielle et spirituelle, est arrivée la seconde guerre mondiale. C’est à Reims, « ville martyre de la guerre 14-18 » qu’en 1945 fut signé l’armistice et qu’en 1962 le général de Gaulle et Konrad Adenauer y sont venus sceller la réconciliation France-Allemagne. Mgr François Marty était alors l’archevêque de la ville. C’est lui qui, pendant le concile Vatican II, donna au diocèse un nouvel élan, avant de prendre, en 1968, la tête de l’archidiocèse de Paris. Toute cette vitalité de l’archidiocèse de Reims s’est manifestée, en 1996, lors de la visite du pape Jean Paul II et la célébration du 15e centenaire du baptême de Clovis.

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Reims
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