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Ce que l’on sait des sept faux manuscrits de la Mer morte

MUSEUM BIBLE
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Le musée de la Bible, à Washington, a annoncé cette semaine que sept des "manuscrits de la Mer morte" qu'il conservait jusqu'à présent se sont révélés être des faux.

« Mes recherches m’ont amené à conclure qu’aux vues d’un faisceau d’indices concordants, il est très probable qu’au moins sept fragments du musée de la Bible sont des faux », assure Kipp Davis, spécialiste des manuscrits de la Mer morte à la Trinity Western University in Canada. C’est évidemment un coup dur pour le musée qui présentait au public 16 fragments des manuscrits de la Mer morte. Selon les experts en charge d’évaluer l’authenticité des pièces, seuls deux à quatre de ces manuscrits présenteraient des garanties suffisantes, les autres seraient au moins sujet à caution.

Les plus vieux exemplaires de la Bible

La découverte des manuscrits de Qumran, à partir de 1949, a été un choc considérable pour l’archéologie biblique. Jusqu’alors, le texte hébreu le plus ancien et complet était le Codex de Saint-Pétersbourg daté de 1009 – 1010 après Jésus-Christ. Alors que certains extraits de la Bible retrouvés à Qumran remontent à 250 avant Jésus-Christ. Ces documents, examinés avec passion par des spécialistes du monde entier, ont démontré que les versions existantes de l’Ancien Testament avaient, pour l’essentiel, fidèlement suivies les récits originaux.

Pour le musée de la Bible de Washington, il allait sans dire qu’il fallait se procurer ces manuscrits et les exposer au public. Ce musée a ouvert ses portes en novembre 2017, soutenu par un budget de 400 millions de dollars. Il présente une collection impressionnante de 40.000 pièces. Il a été fondé par deux chrétiens évangéliques, David et Steve Green, son fils, qui est aussi le président du musée. Les controverses qui ont accompagné l’ouverture de ce musée, soupçonné de faire du prosélytisme, ne l’ont pas empêché de jouir d’une affluence record : 603.000 visiteurs lors des sept mois qui ont suivi son ouverture.

Comment des faux arrivent dans une vitrine

Il est difficile de comprendre, dans ces conditions, qu’une institution aussi colossale ait pu se fourvoyer à exposer des faux, qu’elle a d’ailleurs acheté au prix fort. Les Green, père et fils, se sont manifestement laissés abuser par des faux provenant d’Irak. Pour leur défense, il s’agissait de faux biens réalisés, soulignent les chercheurs qui ont conclu à l’imposture. Les parchemins étaient effectivement des pièces très anciennes, mais sur laquelle les faussaires avaient inscrit des passages de la Bible. L’examen de la matière de l’encre utilisée à révélé la supercherie.

Il faut préciser que la fausseté de ces pièces ne peut en aucun cas jeter le doute sur l’authenticité de l’ensemble des manuscrits de la Mer morte. Les faux ont été réalisés en Irak, et ont été acquis de façon manifestement peu professionnelle par l’équipe du musée de la Bible. Jeffrey Kloha, le conservateur en chef du Musée de la Bible conclut que : « Bien que nous aurions préféré obtenir des résultats différents, à l’issue de ce test, c’est une opportunité d’éduquer le public à l’importance de vérifier l’authenticité de rares artéfacts bibliques ».

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