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Ces mécanismes qui nous empêchent d’être nous-mêmes

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Se fondre dans la masse, chercher à ressembler à quelqu’un, jouer les victimes, idéaliser sa vie, refouler ses sentiments… Autant de réactions qui nous éloignent de nous-mêmes, des autres, et dissimulent notre identité profonde.

Depuis notre petite enfance, nous avons érigé des mécanismes de défense, d’abord par peur de perdre l’amour de nos parents, puis l’estime de nos proches, et ces mécanismes sont devenus plus ou moins conscients. Ils transparaissent au quotidien dans nos réactions et dans notre façon de nous défendre dans l’adversité. Joël Pralong, supérieur du séminaire du diocèse de Sion en Suisse, et ancien infirmier en psychiatrie, distingue, dans son livre Le courage d’être soi-même, 14 mécanismes psychologiques de défense, et leur donne des noms humoristiques au point qu’ils nous paraissent très familiers.

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En lisant son ouvrage, on ne peut s’empêcher de s’identifier à tel ou tel profil. En voici huit, parmi lesquels vous vous reconnaîtrez peut-être, et pour lesquels, si on en prend conscience, il existe une solution pour les dépasser et devenir pleinement soi-même. Chercher à contrecarrer ces mécanismes, c’est cheminer vers le courage d’être soi-même, et vers la vérité.

Le ravaleur de salive

Mécanisme de défense : le refoulement. C’est le rejet dans notre inconscient de tout ce qui n’est pas acceptable par notre entourage. Il s’agit d’enfouir au plus profond de nous-mêmes des aspirations, des désirs, légitimes ou non. À la longue, ils finissent par remonter à la surface de la conscience, de manière voilée, sous le masque de frustrations, d’angoisses, d’obsessions, de mal être.

Shutterstock

Le petit chef

Mécanisme de défense : le déni. On n’accepte pas la réalité telle qu’elle est. On se protège d’une réalité qui ferait trop souffrir, en recherchant le contrôle et la domination sur tout. Le déni peut aller jusqu’à la mythomanie.

Le jouisseur

Mécanisme de défense : la compensation. Le « jouisseur » se sent inférieur aux autres, en manque d’affection. Par effet de compensation, il se réfugie dans le travail, dans des passions, des addictions, des attitudes qui attirent l’attention.

WOMAN,ALCOHOL
Shutterstock

La vie en rose

Mécanisme de défense : l’idéalisation. Idéaliser, c’est transfigurer la réalité, la voir telle qu’on la rêve, pour qu’elle paraisse plus belle. Les conséquences positives sont l’optimisme, la joie, le fait de vivre pleinement le moment présent. Mais il peut y avoir des conséquences négatives lorsque l’idéalisation se transforme en aveuglement et nie l’évidence. Là, elle ne vise que le confort personnel et l’épanouissement de son petit Moi, et conduit à des déceptions et des ruptures.

L’amour-miroir

Mécanisme de défense : l’identification. L’identification d’un enfant à son père ou sa mère est bonne, elle lui sert de modèle. En revanche, arrive un moment où l’on doit se détacher du modèle pour être pleinement soi-même et fier de sa propre identité, avec ses qualités et ses défauts. L’identification devient un mécanisme de défense lorsque la personne copie une autre, pour coller à ce qu’elle attend d’elle, ce qui revient à nier son identité profonde et entraîne un manque de confiance en soi. Cette personne passe son temps à demander : « Ai-je bien fait ? Qu’en penses-tu ? »

©ESB Professional/Shutterstock
©ESB Professional/Shutterstock

Le caméléon

Mécanisme de défense : la déformation réactionnelle. C’est adopter une réaction conforme à ce que l’on attend de nous, mais qui ne correspond pas à ce que nous pensons réellement. Notre comportement prend la couleur du milieu dans lequel nous nous trouvons, par peur de déplaire ou d’être jugé.

Le berger allemand

Mécanisme de défense : l’agression. L’agresseur a mal et tente de diminuer sa souffrance en attaquant les autres, ou en les commandant.

Lire aussi : Perte de patience, agressivité… Vous pouvez encore changer !

Calimero

Mécanisme de défense : jouer l’éternelle victime. Il se développe souvent chez des personnes victimes d’abus ou de négligences affectives, et qui n’obtiennent de l’attention que lorsqu’elles souffrent. Elles souffrent et attirent la compassion des autres. Elles se complaisent dans leur impuissance et leur souffrance.

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Démasquer nos mécanismes de défense pour les dépasser

Le Père Joël Pralong ne se limite pas à définir des profils pour nous en faire prendre conscience. Pour chaque mécanisme de défense identifié, il propose une méditation de la Parole de Dieu adaptée, afin qu’elle pénètre dans nos cœurs et illumine les zones les plus cachées de notre inconscient. L’auteur invite également à combattre chaque mécanisme fabriqué par l’inconscient, en acquérant des mécanismes conscients, basés sur les quatre vertus cardinales : prudence, force, tempérance et justice.

 

Le courage d’être soi-même, Joël Pralong, Editions des Béatitudes, janvier 2018, 144 pages, 12,50 euros.

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