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Saviez-vous que la chandeleur avait changé de nom au fil des siècles ?

Crêpes
© Pixabay
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Au Ve siècle, la chandeleur ne s'appelait pas la chandeleur. Mais on commençait déjà à faire sauter les crêpes à cette date.

La chandeleur (fête des chandelles) tire son origine d’une fête païenne et latine, célébrée par les Romains, en l’honneur du dieu Pan. Cette divinité de la nature, mi-homme mi- bouc, était vénérée flambeaux à la main pour protéger terres, bétails et fermiers. C’était l’époque des lupercales — les fêtes annuelles de « purification » décidées par les prêtres de la Rome antique.

La fête était célébrée vers le 15 février, fête du dieu de la fécondité, Lupercus, assimilé à Pan, pour marquer le début de la saison des amours chez les oiseaux. Puis cette tradition a commencé à s’estomper, devenant de moins en moins compatible avec les nouveaux idéaux chrétiens, et le pape Gélase Ier (492-496), raconte-t-on, a voulu la prendre à son compte et la christianiser.

Déjà des crêpes

Nous sommes en 492, il faut lui trouver un nouveau nom. On l’appellera « la félicitation de Dieu ». Elle gardera son pouvoir purificateur, en mémoire de la loi de Moïse, pour commémorer la présentation de Jésus au temple, décide le pape Gélase. Des cortèges sont alors organisés et les chrétiens déambulent munis de chandelles bénites juste avant.

Pendant tout le trajet, les fidèles veillent à ce que le cierge ne s’éteigne pas. Car, selon la tradition, si une goutte de cire devait tomber, ce serait une bénédiction pour le fidèle qui le tient dans la main : par exemple tomber sur la coquille d’un œuf serait en assurer l’éclosion. Et le tenir allumé les jours d’orage, serait assurer la protection de sa maison. La tradition de préparer les crêpes date de la même époque, pour assurer de bonnes récoltes de blé et protéger les foyers. Le pape Gélase lui-même réconfortait les pèlerins arrivés à Rome en leur donnant des crêpes.

Lumières de femmes

Selon le pape Innocent III (1160-1216), à Rome, au Ve siècle, les chrétiens défilaient en procession dès l’aube. Puis, à l’église, ils écoutaient le récit de la présentation de Jésus au temple. Ce jour-là, les femmes célébraient la fête des lumières en souvenir de la fable de Proserpine, enlevée par le dieu des enfers, que ses parents cherchèrent longtemps dans les forêts et les bois avec des torches. L’importance de cette fête daterait surtout de la peste de Justinien, en 541, avant de se répandre lentement en occident.

A la fin du VIIe siècle le pape Serge Ier demandera aux chrétiens de célébrer ce jour-là une fête en l’honneur de la Mère de Dieu. En 1390, l’apparition de l’image de Notre-Dame de Candeleria sur l’ile de Tenerife, qui rappelle la présentation de Jésus au temple de Jérusalem, répand encore plus le caractère marial de la fête, et la fête est définitivement associée à la purification de la Vierge, le 2 février, soit quarante jours après son accouchement, comme le veut la loi de Moïse, qui marque son retour dans le cercle des fidèles et auprès de Dieu.

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