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Faites le ménage dans vos méninges !

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Pour apprendre il faut d'abord oublier. Et cela, notre cerveau le fait très bien tout seul. A condition de lui fournir deux ingrédients : la concentration et le sommeil. 

Vous le savez probablement déjà : quand vous apprenez quelque chose de nouveau, un nouveau chemin neuronal se crée dans votre cerveau. Plus vous le sollicitez, plus il devient fort. Mais vous êtes-vous déjà demandé pourquoi vous oubliez les connaissances que vous n’avez pas utilisées depuis longtemps ? Vos déclinaisons allemandes par exemple…

C’est parce que notre cerveau a une fonction “effacer ». Et une fois que l’on sait bien l’utiliser, on peut le débarrasser des savoirs inutiles et renforcer les circuits neuronaux qui nous importent le plus. D’autant que se débarrasser des pensées parasites permet de gagner en clarté et en vivacité d’esprit. Pour activer ce phénomène scientifique et en optimiser le potentiel, des stratégies existent.

 

Notre cerveau est un jardin !

Imaginez que votre cerveau est un jardin mais, qu’au lieu de faire pousser des fleurs, des fruits et des légumes, vous cultivez des connections synaptiques entre des neurones. Les neurotransmetteurs, tels que la dopamine et la sérotonine, sont des molécules chimiques qui assurent la transmission des messages d’un neurone à l’autre, en passant par les synapses.
Les cellules gliales sont les jardiniers de votre cerveau. Une partie d’entre elles accélère la communication entre certains neurones. Les autres taillent les haies, arrachent les mauvaises herbes, ramassent les feuilles mortes. Elles s’appellent « microgliocytes » et elles taillent vos connections synaptiques. Mais comment savent-elles desquelles elles doivent vous débarrasser ?
Tout ça peut sembler très scientifique, mais que peut-on en faire concrètement ? Est-ce que ce « ménage » arrive spontanément, ou y a-t-il quelque chose à faire pour aider nos microgliocytes à tailler efficacement et donc à s’en prendre aux bonnes synapses ? Les deux. Ce « ménage » a lieu spontanément et l’on peut également avoir une influence dessus.

 

Dormir favorise le nettoyage du cerveau

La première chose à faire est de dormir suffisamment. Quand vous apprenez quelque chose pour la première fois, votre cerveau construit en toute hâte de fragiles connections neuronales. Quand vous dormez, la taille de vos cellules cérébrales diminue jusqu’à 60 % afin de laisser assez de place pour que les microgliocytes puissent nettoyer et taillader, afin de construire des circuits neuronaux structurés et efficaces. C’est la raison pour laquelle on a les idées plus claires après une bonne nuit de sommeil et qu’il est si difficile d’y voir clair quand on est épuisé. Vos synapses essayent alors de fonctionner dans un environnement encombré, vos neurotransmetteurs sont donc au ralenti et votre pensée s’enlise.
Les microgliocytes n’ont pas besoin d’attendre votre sommeil paradoxal et elles savent mettre à profit les siestes, mêmes les petites de 10 ou 20 minutes.

 

Concentration et répétition musclent le cerveau

Pour avoir les idées claires, il suffit donc de dormir. Mais s’assurer que les microgliocytes « taillent » les bons éléments demande un peu plus de travail. Les microgliocytes taillent les synapses portant certaines protéines, telles que la C1q. Puisque le fait de répéter régulièrement quelque chose renforce certaines synapses neuronales, il est logique que les synapses marquées de ces protéines soient celles qui restent inutilisées. C’est comme la mémoire musculaire : vous escaladiez peut-être mieux que tout le monde du haut de vos deux ans, mais bonne chance pour grimper un arbre 30 ans plus tard si vous ne vous êtes jamais exercé entre temps !
De même, si vous passez la plupart de votre temps au travail à vérifier votre Facebook à la dérobée et à vous plaindre intérieurement de votre insupportable collègue, vous pourriez certes développer un talent pour rédiger des publications subtilement méchantes, mais il est peu probable que votre travail vous mène à une augmentation.
Donc si vous voulez être sûr que vos microgliocytes fassent bien la différence entre le blé et l’ivraie, pratiquez ce que nos amis anglophones appellent mindfulness, c’est-à-dire la pleine conscience de soi. Si vous voulez apprendre l’allemand, ne laissez pas vagabonder votre esprit en faisant la vaisselle. Récitez plutôt vos déclinaisons tout en nettoyant. C’est la même chose si vous voulez vous améliorer en taekwondo : au lieu revivre tous les coups que vous avez reçus tout en montant vos blancs en neige, concentrez-vous sur les blocages et contre-attaques que vous auriez pu utiliser pour les éviter.
Enfin, se coucher tôt est l’assurance de se réveiller  avec une pensée claire et de beaux et solides circuits neuronaux ! Et si rien de tout cela ne fonctionne, il ne vous reste plus qu’à faire une sieste. C’est scientifiquement prouvé.

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santé
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