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Pourquoi les identités homme/femme aujourd’hui remises en cause ?

Pascal Deloche / GODONG
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Les avancées scientifiques créent un flou dans les frontières homme/animal et naturel/artificiel...

Il y a une réelle difficulté à définir exactement ce qu’est l’homme. La sexualité n’est plus considérée comme liée à la procréation responsable mais au désir subjectif de chacun dans des identités variées et indéterminées.  Les avancées scientifiques créent un flou dans les frontières homme/animal et naturel/artificiel. De ce fait, on tend à ne plus savoir très bien ce qu’est l’homme et la femme au nom de leur égalité et on s’appuie pour cela sur une nouvelle notion le "genre".

Une crise des droits de l’homme et de la dignité de la personne sexuée ?

 Apparemment simple pendant des siècles et n’ayant pas été une préoccupation majeure, la question de l’identité homme/femme devient depuis quelques années une thèse débattue autour du concept de genre. Cette question ne peut être traitée sous l’angle unique de la foi catholique mais également sous celui de la raison philosophique car ce débat concerne l’être humain dans son humanité propre et l’avenir des sociétés contemporaines.

Nous traversons une crise profonde des droits de l’homme pour plusieurs raisons.
Il semble qu’il ne puisse plus être saisi et défini. Par ailleurs, la sexualité n’est plus considérée comme liée à la procréation responsable mais au désir subjectif de chacun. Enfin, les avancées scientifiques créent, semble-t-il, un flou dans les frontières homme/animal et naturel/artificiel.
L’identité homme/femme semble une notion dépassée pour un certain courant féministe qui voit dans cette distinction une domination masculine cachée, et donc qui la considère comme potentiellement dangereuse pour les femmes.

Nos sociétés démocratiques aspirent effectivement à l’égalité et à la liberté. Or, en matière d’égalité, on ne sait plus aujourd’hui si la justice est l’absence de différence (on est égaux parce qu’identiques) ou si, au contraire, c’est d’accepter toutes les différences à égalité les unes les autres. Ce paradoxe fondateur et au cœur des questions soulevées par le concept de genre.

En matière de liberté, on est passé en outre d’une société qui ne remettait pas en question  certains fondamentaux, dont la différence homme/femme, à une société où le droit et la science ouvrent des perspectives radicalement nouvelles en pouvant organiser les relations sociales de manière purement artificielle, libérées de toute contrainte naturelle. Les biotechnologies (PMA par exemple) viennent ainsi, non pas compenser une déficience de la nature, mais bien la remplacer.

La loi tend à officialiser ce remplacement en posant que tous les individus ont droit à ces techniques. Cela donne l’idée que nous sommes à un moment de l’évolution où il faut repenser l’humain en dehors de tout fondement autre que ceux de liberté et d’égalité fondés sur les désirs individuels. Les sciences humaines et sociales modernes semblent confirmer cette évolution.

Quels sont les différents sens du mot genre ?

Est apparue dans le champ des sciences humaines (dans les années 1950-1960) la distinction entre le sexe (anatomique) et le genre (« gender » aux sens anglais classique grammatical, puis psychologique et social). On a étudié les cas de naissance d’enfants intersexués (anomalie de la différenciation sexuelle anatomique) ou les cas de personnes transsexuelles (difficultés psychologiques de certaines personnes à se reconnaître dans leur sexe anatomique). La médecine et la psychologie ont ainsi déterminé que le genre pouvait ne pas coïncider avec le sexe.

Cette notion de genre a encore évolué pour donner lieu (dans les années 1970-1980) à une discipline à part entière : les études de genre (gender studies), fondées sur l’étude des représentations sociales et psychiques du sexe. On a de ce fait mis en avant que pour être homme ou femme, il faut, non seulement avoir un sexe biologique, mais aussi et surtout se sentir, se comprendre et se vouloir homme ou femme.

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