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Elle adore la moto et rêve de galoper sur une Yamaha R1. Son premier objectif : le baptême. Le suivant : le permis moto. Léna a 24 ans, elle aime fréquenter les salles de sport, pratique la randonnée et a un faible pour le crochet. Volubile et curieuse, cette jeune femme originaire de Troyes (Aube) qui étudie les ressources humaines à Pau (Pyrénées-Atlantiques) va recevoir le baptême le 19 avril en la paroisse du Christ-Sauveur. Née dans une famille totalement athée, elle a cherché Dieu dès l'enfance, mais la religion, à la maison, c’était mal vu. "Petite, j’y croyais mais mon père m’a plus ou moins obligée à ne pas y croire", confie-t-elle. "Tu es trop intelligente pour croire à ça", lui lançait-il. "Et quand on est petit", poursuit-elle, "on croit ses parents".
Les années passent et à l'adolescence, elle rencontre Didominique, qui deviendra son meilleur ami - puis son parrain. Il est chrétien. "Sans lui, je ne sais pas si je me serais lancée", poursuit-elle. À 18 ans, elle songe au baptême. Didominique la met alors en contact avec un prêtre de sa connaissance, le père Laurent. Mais il est encore trop tôt pour se lancer. "J’ai laissé tomber car je ne voulais pas suivre les cours de catéchisme. Je ne savais pas trop si j’y croyais ou pas." Quelques années plus tard, ce désir surgit à nouveau, bien plus bruyant et incessant. Pleine d'interrogations, la jeune femme cherche des réponses sur internet et y trouve, selon ses mots, "tout et son contraire". "Dès que j’avais une question, je cherchais la réponse sur le web mais en fait, ce qu’il me manquait, c’était le fil conducteur", témoigne-t-elle.
"Et puis à un moment, cela m’a complètement obsédée. Je pensais particulièrement à Jésus. J’avais peur : pourquoi moi ? Je ne me sentais pas à la hauteur”. Sentant qu’elle a besoin d’être aiguillée, elle rappelle alors le père Laurent. "Je sais qu’il ne répond jamais au téléphone, mais là, quand je l’ai appelé, il a répondu !", lance-t-elle en riant. Il l’écoute et la conseille. Léna se retrouve alors à suivre des cours particuliers de catéchisme une fois par semaine. "C’était riche. J'ai commencé à comprendre et à aller à la messe. Les premières fois, je me mettais tout au fond de l’église. Comme c’était de la découverte, ce n’était pas très audible pour moi et je subissais un peu. C’était difficile, j’avais du mal à me lever pour y aller car j’appréhendais. Et puis j’ai téléchargé AELF et peu à peu, j’ai plaisir à y aller."
C’est la meilleure révélation que j’ai eu de ma vie. Tout change quand on réalise que Jésus est la vérité.
Elle prend le temps quotidiennement de vivre sa relation à Dieu : "Je prie à ma façon, je lui parle, je me confie." En parallèle, son meilleur ami l’épaule beaucoup dans son chemin de foi. "Dès que je culpabilise, par exemple si je me suis mise en colère, il est là." Le groupe de catéchumènes est également un soutien important. "On se sent un peu plus compris. Ce n’est pas facile de se sentir légitime. Je me sentais un peu comme une escroc", confesse-t-elle. "On a eu une vie avant où l’on n’y croyait pas, où l’on n’y pensait même pas. Je fais encore des bêtises, je ne suis pas parfaite. Comme j’ai du retard, j’ai l’impression qu’il faut mettre les bouchées doubles. Mais il n’y a que Dieu qui est parfait."
Qu’est-ce que le baptême va changer pour elle ? "Je le saurai une fois que je serai baptisée. J’essaie déjà d’avoir une vie de chrétienne tous les jours", poursuit-elle. "J’ai l’impression que je suis loin du but mais ce n’est pas le but, ce n’est que le commencement. Je suis hypercontente ! C’est la meilleure révélation que j’ai eue de ma vie. Tout change quand on réalise que Jésus est la vérité. Ça va tellement mieux : on n’est jamais seul, il y a toujours quelqu’un avec nous. C’est magique." Divin même !