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Pour toucher les cœurs, Dieu peut passer par de multiples chemins. Il y a les conversations soudaines, les grandes révélations, et puis il y a les cheminements progressifs, ancrés dans le quotidien. Sans doute Théo, 25 ans, n'aurait pas eu le même parcours s’il n’avait pas grandi en Vendée. Très attaché à sa petite patrie, c’est en partie par le patrimoine que ce grand jeune homme au large sourire trouve le chemin de la foi. Issu d’une famille de "culture chrétienne", mais non-pratiquante, cet ouvrier dans le bâtiment a néanmoins très tôt l’intuition que quelque chose de plus grand existe.
La maladie qui le frappe à 21 ans accélère les événements. "Ça a été l’élément moteur qui m’a réellement ouvert à la foi. Quand on est très seul, au plus bas, qu’on n’a plus rien, on se rend compte qu’il y a des choses plus essentielles." Il commence à lire beaucoup, à se former sur la foi catholique. Mais il ne parvient pas encore à faire le pas. Ce sont les calvaires vendéens qui vont l’y aider. "En sortant de ma maladie, j’avais du mal avec la foule, je ne me voyais pas aller à la messe. J’ai alors rejoint SOS calvaire, car c’était en plus petit comité", raconte Théo. "J’étais encore dans la découverte de la foi, et le côté patrimoine me plaisait beaucoup. Et j’y ai rencontré mon parrain." C’est lors d’une pose de calvaire que le jeune homme rencontre le père Alexandre-Marie Robineau, curé d’une paroisse de La Roche-sur-Yon. Le prêtre lui suggère de venir à la messe. "Je n’avais jamais osé franchir le pas, je ne me sentais pas encore prêt. Mais il a insisté et j’y suis allé en septembre 2024", relate le jeune Vendéen. "Je suis rentré dans l’église et ça a été une révélation, la messe a touché quelque chose en moi."

Au moment de la communion, il est saisi par une certitude. "Je me suis vraiment rendu compte de ce qu’était une messe et qui était vraiment le Christ. Se sacrifier pour nous, se donner avec tant d’amour, ça m’a beaucoup touchée." Théo demande ensuite le baptême. Ayant bien avancé dans son parcours de foi, il lui est proposé d’être baptisé seulement quelques mois plus tard, lors de la veillée pascale 2025. En attendant, le jeune homme essaie de vivre pleinement le temps du carême, en pensant à la Passion de Jésus. "Il est mort en tant qu’humain pour pouvoir donner la vie éternelle à tous, il a enduré toutes ces souffrances. Alors je me dis que s’il a pu endurer tout ça, on peut endurer plus que ce que l’on pense, que ce soit physique ou moral. Même pendant le carême, c’est une si petite souffrance de se priver un peu." Assidu, Théo participe deux fois par semaine au catéchisme. Théo travaille parfois jusqu’à 55 heures par semaine, alors il a trouvé un moyen pour prier plus souvent : "J'ai toujours une croix sur moi, j’en ai plusieurs, dont une près du cou pour éviter de me blesser au travail, et je prie chaque fois que je les change."
À l’approche de la date de son baptême, le jeune homme est impatient. "J’ai très hâte, mais j’appréhende en même temps", assure-t-il. "J’ai toujours peur de ne pas être assez bien, je veux toujours essayer de faire mieux." Mais il ne se décourage pas pour autant, et sait que le moment est venu. "Ce n’est pas grave de trébucher, ce qui l’est c’est de ne pas se relever."