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Les écueils à éviter avant et après la première communion de son enfant

FIRST COMMUNION

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Edifa - Publié le 11/05/21

La manière dont est préparé et vécu le jour-même de la première communion n'est pas sans incidence sur la suite de la vie chrétienne de l’enfant.

L’essentiel de ce jour-là est bien la première rencontre de l’enfant avec Dieu, dans l’intimité toute particulière de la communion eucharistique. Tout doit donc être fait pour favoriser cette rencontre, pour faciliter le recueillement de l’enfant avant, pendant et après la messe de première communion. 

Il ne s’agit pas de vivre cette journée comme des moines, ni de rejeter les festivités familiales. Il s’agit seulement de veiller à ce que ces festivités ne prennent pas davantage d’importance concrète que la première communion elle-même. Ainsi, il vaut mieux un repas simple permettant aux parents de rester calmes et disponibles que des plats élaborés qui accaparent la mère de famille et mettent la maison sur le pied de guerre.

La tenue vestimentaire ne doit pas passer au premier plan

La tenue vestimentaire occupe souvent une grande place dans les préoccupations des petites filles, surtout si elles sont plusieurs à communier en même temps pour la première fois. Il n’y a qu’à écouter ces demoiselles à l’occasion des séances de catéchèse qui précèdent le grand jour. Aux parents de les aider à mettre les plaisirs de l’élégance à leur place : s’il est normal de revêtir des habits de fête comme on en met pour une rencontre importante et de s’en réjouir, cela ne doit pas passer au premier plan. Notre propre attitude en ces domaines influe beaucoup sur celle des enfants. Plus nous serons décontractés à l’égard des problèmes vestimentaires et peu disposés à juger les gens sur leur apparence, plus nos enfants auront à cet égard une attitude juste.

Et les cadeaux ? 

Tous les enfants aiment recevoir des cadeaux. Et tous les grands-parents, parrain, marraine et autres aiment en offrir. Dans un sens, cela fait partie de la fête. Mais d’un autre côté, il est difficile que ces cadeaux ne prennent pas la première place (ou une place trop importante) dans l’esprit de l’enfant. Là encore, il n’y a qu’à écouter les conversations avant ou après la catéchèse : « Moi, je vais avoir ça. Qu’est-ce que t’as eu ? T’as vu ce que Mamie m’a donné ? »

Alors ? A chaque famille de décider. Pas de cadeau du tout : c’est possible, avec la pleine adhésion de l’enfant. Offrir des cadeaux uniquement religieux peut aussi être une bonne solution à condition de se concerter pour que l’enfant ne se retrouve pas avec trois crucifix et autant de livres de messe. En tout cas, un jeu vidéo ou une Barbie sont mal venus le jour d’une première communion. A nous de l’expliquer avec diplomatie aux éventuels donateurs. Il vaut mieux décevoir l’oncle Arthur ou la cousine Charlotte que de gâcher la ferveur de l’enfant.

Et après ?

Trop souvent, on porte toute son attention sur la préparation de la première communion et on ne fait plus rien ensuite. Or l’enfant a besoin de nous. D’abord pour que nous lui permettions d’aller à la messe tous les dimanches. Ensuite pour que la communion ne devienne pas automatique (je vais à la messe, donc je communie systématiquement sans me poser de question) mais qu’elle soit préparée la veille ou même durant la semaine qui précède. On peut en parler lors de la prière familiale pour que chacun, à sa manière et comme il veut, pense à préparer son éventuelle communion du lendemain ou du dimanche suivant.

Cette préparation reste fondamentalement un secret entre Dieu et l’enfant mais il est parfois souhaitable que nous suggérions tel effort, tel acte d’offrande. Rappelons aussi la règle du jeûne eucharistique qui veut que celui qui se prépare à communier s’abstienne « au moins une heure avant la sainte communion, de prendre tout aliment et boisson, à l’exception seulement de l’eau et des médicaments » (Nouveau code de droit canonique, canon 919, § 1). Cette règle peut sembler purement formelle et sans signification profonde : c’est d’ailleurs pourquoi beaucoup de chrétiens ne l’appliquent pas et l’ignorent bien souvent. En réalité, qui s’efforce de la mettre en pratique s’aperçoit que c’est un moyen très concret de se préparer à l’Eucharistie, de ne pas communier par automatisme ou habitude. Cette préparation du corps incite à une préparation de l’âme. Véritablement, la règle du jeûne eucharistique est très pédagogique et il serait plus que dommage d’en priver l’enfant sous prétexte de ne pas le surcharger de règles et d’obligations.

S’il est important que l’enfant ne communie pas par habitude, qu’il se prépare à recevoir Jésus, que sa participation à l’Eucharistie soit soutenue par une demande régulière du sacrement du Pardon (en général, une fois par mois est une bonne fréquence), qu’il ne communie pas en état de péché grave (ne croyons pas que les petits ne soient capables que de « petits » péchés : la gravité de leurs refus d’aimer est proportionnelle à leur capacité d’aimer qui peut être très grande), en somme s’il est primordial qu’il ne reçoive pas Jésus n’importe comment, il faut veiller aussi à ce qu’il ne soit pas prisonnier de scrupules ou de perfectionnisme qui l’empêcheraient de communier sous prétexte d’indignité. L’Eucharistie ne se mérite pas : elle est don gratuit de Dieu pour nous. Et Jésus n’est pas venu pour les bien-portants mais pour les pécheurs.

Christine Ponsard

En images, lorsque les premières communions inspiraient les peintres

Tags:
Communionenfant
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