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Trois conseils pour bien choisir les livres pour enfants

Tomsickova Tatyana - Shutterstock

Edifa - Publié le 04/04/21

Rien ne vaut les histoires lues par les parents pour sensibiliser les petits à la lecture, éveiller leur imaginaire, et leur transmettre la culture. Mais comment choisir les bons ouvrages ? Voici quelques clés pour s’y retrouver dans les rayons des librairies.

Tous les instituteurs le disent : si les parents lisaient régulièrement des histoires à leurs enfants, un grand nombre de difficultés pourraient être évitées à l’école primaire. On n’entre pas dans le langage et la lecture d’un coup de baguette magique, mais par imprégnation, en baignant dans ce que certains experts ont conceptualisé comme un « bain de langue ». C’est si vrai que, dès la maternelle, la lecture d’histoires à voix haute par la maîtresse a pris une place conséquente parmi les apprentissages.

Mais attention : le « bain de langue » ne doit pas se limiter à un filet d’eau tiède, contrairement au cliché assez répandu qui consiste à ne pas vraiment veiller à la qualité des livres mais à penser que tant qu’on lit (quel que soit le contenu), c’est gagné. Car plus tard, on peut très bien savoir lire techniquement mais ne pas « aimer » lire. C’est le drame de beaucoup d’ados, alors que dès le collège, la lecture d’œuvres littéraires classiques est expressément demandée. Pourquoi ? Parce qu’on ne peut pas passer directement des histoires à trois lignes par page et des phrases avec sujet-verbe-complément à Balzac, dont le style fera le même effet qu’une langue étrangère. Voici les trois choses auxquelles il faut penser pour donner le goût de la lecture à son enfant. 

1Veiller aux besoins de l’enfant tout en se faisant plaisir

L’éveil de l’imaginaire passe par la transmission de la culture. À la maison comme à l’école, l’écueil est trop souvent de céder à la sous-culture enfantine dès le berceau, aux albums sans ambition artistique, aux historiettes trop réalistes, mièvres ou sans dramaturgie, de peur de dérouter les enfants et de ne pas leur plaire. La petite enfance est au contraire l’âge où l’on peut avoir le plus d’ambition, car c’est celui où l’on est le plus réceptif, le plaisir s’incarnant dans la proximité avec celui qui lit, rappellent constamment les bons professionnels de l’édition. Autre écueil : se faire plaisir après tout, ce sont les adultes qui achètent les livres et qui les lisent aux enfants, en perdant de vue les besoins des petits.

2Ne pas trop s’attarder sur des livres du premier âge

Beaucoup de parents s’en plaignent : trouver des livres qui racontent vraiment une histoire, avec un volume et un niveau de texte adapté, une bonne alchimie avec l’illustration, demande des heures de bouquinage en librairie, faute de repère éditorial fiable. Beaucoup d’ouvrages étiquetés « À partir de 5 ans » ont un niveau de langage tout à fait à la portée des petits de 3 ans. Les livres premier âge sont parfaits quand les petits apprennent à parler (leur grande passion est juste de nommer les choses, d’étoffer leur vocabulaire).

Mais à trop s’y attarder, on risque de rater le coche. En montant tranquillement en puissance, on peut très tôt les intéresser aux grands récits du patrimoine. On commence d’abord à raconter plus ou moins fidèlement les histoires en brodant simplement à partir des images. Puis on passe à la lecture suivie du texte (en faisant un gros effort pour mettre le ton), une étape indispensable pour que l’enfant entre dans la musique du langage écrit, dont l’importance est souvent sous-estimée par les familles.

3Penser à varier les styles

Il faut aussi céder aux petites oreilles compulsives qui réclament vingt fois la même histoire, car le plaisir de la répétition est essentiel et utile, imprimant dans la mémoire enfantine les structures des phrases, la concordance des temps, toute la logique de la langue. Mais il faut aussi penser à varier les styles pour éviter le formatage précoce (il y a autre chose que Disney dans la vie !), panacher contes classiques et récits contemporains.

Clotilde Hamon

Tags:
enfantlecture
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