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Deux règles d’or pour réussir la diversification alimentaire de bébé

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Shutterstock-Monkey Business Images

Edifa - publié le 22/12/20

Votre bébé est assez grand pour découvrir de nouvelles saveurs ? Vous pouvez entamer la passionnante étape de la diversification alimentaire. Mais avant, voici deux points importants à connaître sur cet apprentissage capital.

La diversification est un moment important : « l’apprentissage d’un moment sympathique, au-delà des bonnes habitudes alimentaires », précise la diététicienne et nutritionniste Myriam Alexis. Ici, peu à peu, à leur rythme, les bébés découvrent de nouvelles saveurs, de nouvelles textures. « Il y a une valeur de passage, de transition entre quelque chose de simple – le lait – et une alimentation diversifiée, qui inquiète les parents, qui se demandent s’ils font comme il faut. »

Faire confiance à son bébé

Stefan Kleintjes, diététicien spécialisé dans la nutrition des enfants de 0 à 4 ans, recommande aux parents de laisser l’enfant choisir son rythme : « Le bébé découvre naturellement sa façon de manger. Quand il est prêt. » Le diététicien dénonce l’idée selon laquelle il y aurait « une » bonne manière de faire. « Nous pensons que nous devons nourrir le bébé à tel moment, dans telles proportions. Parfois, les parents sont très attentifs à ce que l’enfant ait terminé son assiette. Or, les bébés savent parfaitement ce qu’ils doivent manger et quand s’arrêter. » Il est donc primordial de faire confiance à son enfant. De lui proposer, dans des quantités raisonnables et, pourquoi pas, de le laisser mener son repas comme il l’entend.




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La diversification menée par l’enfant (DME) prévoit ainsi que le petit soit capable, une fois la déglutition acquise, de se servir lui-même de ce dont il a envie. Avec les mains, s’il est assez habile. Il faut juste que ses parents ne soient pas trop angoissés par les tâches indélébiles de carotte sur les murs. Assis à table avec les autres, le bébé observe, imite et découvre des saveurs qui lui plaisent. Stefan Kleintjes insiste sur la « confiance », au centre du processus. Les parents ne maîtrisent pas quelles quantités l’enfant mange, ni s’il a bien mangé « de tout ».

Jouer sur les textures et les substances

Pour Myriam Alexis, il est également essentiel d’accompagner les enfants dans la découverte sensorielle. « On peut jouer sur les textures, les substances. Il ne faut pas hésiter à utiliser de l’ail, de l’oignon, des épices… » La nutritionniste, qui anime des ateliers auprès des enfants, raconte qu’un bébé de 14 mois qui ne mangeait aucun fruit a goûté à l’ananas, à la banane, à la pomme, au raisin durant un petit cours de cuisine avec des plus grands. « Nous faisions des pizzas aux fruits. L’aspect ludique et mimétique, le contexte différent, l’ont attiré. Il n’y avait aucune pression, si bien qu’il s’est laissé tenter. Sa nounou n’en revenait pas ! »




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Et si l’enfant n’aime pas cette soupe au céleri et à la patate douce, cela ne doit pas remettre en cause la « fonction nourricière » de sa maman bien intentionnée. « Cela peut être insoutenable pour une mère de ne pas réussir à nourrir son enfant », souligne Myriam Alexis. Pour elle, ce sont les papas « plus capables de dédramatiser les conflits ou les refus de s’alimenter ! » Sur ce point, il est important de remettre en perspective cette affirmation des mamans, souvent entendue : « Mais il n’a rien mangé ! » Hormis un yaourt, une banane, un peu de purée… Ce n’est pas « rien », peut-être a-t-il seulement moins faim ! Apprendre à lâcher prise et à faire confiance est donc capital au moment de la diversification. Avec souplesse, les parents seront capables de s’adapter au rythme de leur enfant, à ses goûts, pour se « laisser diversifier par lui », conclut Myriam Alexis.

Ariane Lecointre-Cloix




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Tags:
BébéÉducationnutrition
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