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Non, le prince charmant n’existe pas, et c’est mieux ainsi

Woman - Smile
© StudioByTheSea
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Quelle femme ne rêve pas de rencontrer un jour son prince charmant ? Mais dans cette quête de l’homme parfait et sans défaut, elle oublie souvent une chose importante : le prince charmant tel qu’elle le rêve n’existe pas ! Et il en est de même pour la femme parfaite.

Non ! Il n’y a pas de prince charmant, tout comme de princesse de rêve ! Dieu ne nous parachute pas de conjoint sur mesure. La condition humaine comporte limites et imperfections. Chaque être humain comporte sa part d’imperfection. Au plan physique, mais surtout au plan psychologique ou moral, qui peut se targuer d’un équilibre parfait ?

« Ce que je suis devenu, c’est grâce à toi »

Notre passé explique souvent nos difficultés d’aujourd’hui. Depuis notre enfance, des événements nous ont marqués : si nous avons été mal aimés, incompris, voire rejetés, nous portons des cicatrices d’agressivité ou de mésestime de soi. Si nous avons été surprotégés, nous pouvons avoir des comportements de repus ou d’insatiables. Si nous n’avons connu que la réussite, nous serons tentés par la suffisance ou l’incapacité d’admettre un échec passager. De plus, le monde moderne a beau l’oublier, le péché existe, et apporte son lot de souffrances. Cessons dès lors de rêver du conjoint sans défaut, toujours délicat, ne connaissant jamais de sautes d’humeur ou de repli sur soi. Reconnaissons d’abord nos faiblesses, pour mieux les accepter chez l’autre.

Dans la mesure où le choix du conjoint a été réfléchi, où les qualités reconnues de chacun garantissaient une forte probabilité de succès, il est possible de gérer un certain coefficient inévitable d’insatisfaction. Les imperfections sont le rappel que l’être humain est, ici-bas, en genèse de progrès, avec la grâce de Dieu. Aimer un être, c’est l’aider à acquérir sa plénitude d’être humain, à dépasser certaines de ses limites. Heureux le couple où, au terme de son parcours, chacun peut dire à l’autre : « Ce que suis devenu, c’est grâce à toi ».

Il faut composer avec l’imparfait. Mieux encore, ces imperfections sont une invitation à vivre le mystère pascal. Dans la mesure où nous acceptons de mourir à notre égocentrisme, à nos rêves de fusion, de bonheur sans nuages, nous pouvons connaître la résurrection d’un couple enrichi des différences acceptées. En attendant de rencontrer dans l’Éternité l’Époux parfait.

Denis Sonet