Aleteia logoAleteia logo
Aleteia
Lundi 30 novembre |
Bienheureux Bernardo Francisco de Hoyos
home iconAu quotidien
line break icon

Emménager avec son conjoint, du "je" à la naissance du "nous"

JAKIEGO MAŁŻEŃSTWA PRAGNIESZ

Shutterstock

Edifa - Publié le 06/12/19

Emménager avec son conjoint est à l’évidence la source de grands changements ! Fini le « chacun chez soi », désormais c’est le « chez nous » qui prime. Pourtant, si on ne pose pas les bonnes bases dès le début de la vie commune, le rêve d’un foyer où chacun se sent bien et à sa place peut se transformer en véritable cauchemar…

Au début de la vie commune, un des conjoints peut avoir l’impression de ne pas pouvoir trouver réellement sa place dans la vie du couple. Il se lamente : « Je me demande quelle place je tiens dans la vie de notre famille ! Que je parle ou que je me taise, c’est pareil… Chez nous, je ne me sens pas vraiment chez moi ». Une souffrance qui peut être liée à une ou plusieurs erreurs commises lors de l’emménagement ensemble.

Un « SDF » au sein du couple

Si un des conjoints est venu habiter dans la maison de l’autre… dans les meubles choisis par l’autre, quand ce n’est pas dans les meubles des beaux-parents si généreusement laissés au jeune couple, il peut se sentir un peu comme un « SDF ». Il est particulièrement désagréable, pour celui qui a rêvé d’organiser son intérieur comme il le souhaite, de se retrouver dans un univers qui ne correspond pas vraiment à ses goûts.

Cette situation peut poser quelques problèmes, même si le conjoint à qui appartient l’appartement ou la maison dit toujours avec une grande sincérité : « Sache bien que tu es ici chez toi… Tu peux changer les meubles de place… Mettre d’autres tableaux… Sauf peut-être celui que Maman nous a offert ».

Et mes affaires personnelles ?

ARGUMENT
SHUTTERSTOCK

Cette impression de ne pas avoir trouvé sa place peut également se vivre au sens strict. Matériel. Par exemple, un des conjoints qui cherche vainement où il pourrait poser ses dossiers dans une maison magnifiquement organisée par l’autre qui ne manque pas de le faire remarquer : « Je t’en prie, range tes papiers, ils n’ont rien à faire dans le salon ». Et le premier doit battre en retraite dans un coin, refuge encombré de tout son matériel.


COUPLE, LES RAVAGES DU SILENCE

Lire aussi :
Dans le couple, les ravages du silence

Il peut alors se désoler : « Il (elle) a un bureau bien à lui (elle), mais comme cela ne lui suffit pas, il (elle) finit par squatter la salle de séjour, où nous retrouvons, pêle-mêle, classeurs, sacoches, ordinateur, documents en tout genre. Je n’ai même pas une table pour mes affaires personnelles ! »

Est-ce que je compte ?

Cette impression pénible de ne pas avoir d’endroit pour soi a parfois une explication plus psychologique que matérielle. « Je n’ai pas de place chez nous » ne signifie-t-il pas plutôt : « Ici, je ne compte pas vraiment » ? S’il est difficile de vivre dans la maison familiale, n’est-ce pas avant tout à cause de ce qui est ressenti ? « Je passe après ! » Mais pourquoi est-il si pénible de voir son salon envahi par les dossiers de son épouse ou de son époux ? N’est-ce pas parce que cela donne l’impression que le travail du conjoint passe avant la famille et la vie du couple ? Le sentiment de ne pas compter se décline dans tous les autres aspects de la vie du couple.




Lire aussi :
Ce petit geste est une bombe d’amour pour le couple

Des plus mineurs aux plus graves : « Tu as acheté ce téléphone portable parce qu’il te plaisait… mais il est cher, était-ce bien le moment ? — Mais, c’était une affaire à ne pas manquer, je t’assure ! — Mais, tu le fais sans m’en parler ? Une fois de plus, je ne compte pas ! ».

Il importe donc que chaque couple qui rencontre cette difficulté s’interroge sur son comportement. Cette petite phrase : « Je ne compte pas » n’est pas anodine et peut traduire une réelle souffrance. Chaque conjoint a-t-il assez le souci de prendre soin que l’autre soit valorisé(e) ?

La naissance du « nous »

LOVING COUPLE
Shutterstock

Une bonne question à se poser : est-ce que mon conjoint, parce qu’il m’a épousé(e), devient avec moi, par moi, grâce à moi, ce type réussi d’homme ou de femme qu’il (qu’elle) est appelé(e) à devenir ? Dès lors, oui ou non, chaque membre du couple se sent-il pleinement chez lui, pleinement reconnu dans son droit d’avoir ses opinions, et d’être partie prenante dans les décisions du couple ? La communauté conjugale est l’émergence d’une structure unique : le « nous ».


COUPLE

Lire aussi :
Le plus grand piège de la relation de couple

Elle n’est pas l’addition d’un « je » et d’un « tu », a fortiori l’absorption d’un « je » par un « tu », mais le surgissement d’une cellule nouvelle et originale constituée par l’acceptation et l’interpénétration des richesses de chacun. Une cellule qui doit prendre absolument le large, loin des souches parentales, pour trouver sa propre route de croisière. Une cellule qui ne saurait sombrer ni dans la fusion, ni dans la phagocytose de l’un par l’autre. Une cellule où chacun doit avoir le sentiment qu’il est prioritaire dans la pensée de l’autre, qu’il existe pleinement dans son regard, de la même façon qu’il existe pleinement dans le regard de ce Dieu qui dit à chacun : « Tu as du prix à mes yeux » !

Denis Sonet

À lire aussi : les douze secrets des couples heureux
Tags:
Couplefemmesrelationvie
Soutenez Aleteia !
A travers le monde, vous êtes des millions à lire Aleteia, pour y trouver quelque chose d'unique : une vision du monde et de votre vie inspirée par l’Évangile. On prétend qu'il est de plus en plus difficile de transmettre les valeurs chrétiennes aux jeunes d'aujourd'hui.
Et pourtant, savez-vous que plus de la moitié des lecteurs d'Aleteia sont des jeunes de 18 à 35 ans ? C'est pourquoi il est si important que Aleteia demeure un service quotidien, gratuit et accessible à tous. Cependant, un journalisme de qualité a un coût que la publicité est loin de couvrir. Alors, pour qu'Aleteia puisse continuer à transmettre les valeurs chrétiennes au cœur de l'univers digital, votre soutien financier demeure indispensable.
*avec déduction fiscale
Le coin prière
La fête du jour






Top 10
Agnès Pinard Legry
Jauge de 30 personnes : les catholiques unis ...
Aliénor Goudet
La demande très spéciale que la Vierge Marie ...
CATHEDRALE NOTRE DAME DE PARIS
Caroline Becker
Découvrez l'intérieur de Notre-Dame de Paris,...
CHURCH
Agnès Pinard Legry
Une messe dimanche... trois scénarios possibl...
Monseigneur Matthieu Rougé
Timothée Dhellemmes
Mgr Rougé : "C’est un manquement à la parole ...
La rédaction d'Aleteia
Le Conseil d'État somme le gouvernement de ré...
messe avec masques
Agnès Pinard Legry
Les églises sont "des lieux de contamination"...
Afficher La Suite