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Sébastien, futur baptisé : “J’ai compris que le pardon, c’était la base”

SEBASTIEN

Sébastien.

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Anne-Sophie Retailleau - publié le 27/03/25
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"Je te baptise au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit." Ces paroles, des milliers de catéchumènes à travers le monde se préparent à les entendre lors de la nuit de Pâques lorsqu’ils recevront le baptême. Tout au long du carême, Aleteia vous raconte l’histoire de ces hommes et de ces femmes heureux de devenir enfant de Dieu. Aujourd’hui Sébastien, 51 ans, veut vivre pleinement sa foi dans la simplicité du quotidien. Rencontre.

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Né dans une famille à l’anticléricalisme farouche, rien ne semblait destiner Sébastien à frapper à la porte de l’Église. Pourtant, à 51 ans, couleront bientôt sur son front les eaux du baptême, lors de la veillée pascale, le 19 avril. "Enfant, j'avais ressenti quelque chose d’assez fort, une sensation d’une présence bienveillante. J’avais enfoui ça en moi car je ne savais pas l’expliquer", raconte-t-il. Devenu adulte, ce père de trois enfants garde, enfouie au fond du cœur, la certitude que Dieu existe. "Jésus frappait patiemment et régulièrement à la porte, mais je ne lui ouvrais jamais." Et puis un jour, à 48 ans, il se décide. "Je marchais, et je suis rentré dans une petite église près de chez moi, raconte Sébastien. Ce jour-là, j’ai pris la décision d’ouvrir la porte, de franchir le pas et de me faire baptiser."

Le soir même, il annonce la nouvelle à son épouse et ses enfants. S’ils accueillent bien la nouvelle, les parents de Sébastien réagissent mal à l’annonce de sa décision. Mais peu importe, il est sûr de lui. Après avoir enfoui l’appel du Seigneur durant des années, il veut désormais y répondre. "Je n’en parlais à personne mais j’ai fini par déposer les armes. J’ai dit oui à Jésus, tant pis. À mon âge, on se fiche de ce que les gens pensent", assure-t-il.

J'ai compris que le pardon, c’était la base. Il y a eu un avant et un après, le changement est intérieur, c’est très profond.

Alors qu’il entame un parcours de catéchuménat, Sébastien vit un profond bouleversement, qui le pousse à se tourner vers les autres. "À partir du moment où j’ai commencé à lire la Bible, je me suis dit qu’il fallait que je sois moins égoïste", explique-t-il. Le père de famille s’engage comme bénévole au Secours catholique, et participe à des maraudes. "Ma première maraude a été extraordinaire : mon regard sur les gens a changé, je voyais leur vécu, leurs faiblesses mais aussi leurs points forts, leur humanité." Sébastien assure que sa décision n’a pas fondamentalement changé sa vie, mais plutôt sa façon de voir les choses. "J'ai compris que le pardon, c’était la base. Il y a eu un avant et un après, le changement est intérieur, c’est très profond." Sa manière à lui de vivre l’Évangile, c’est de vivre en chrétien dans les petites choses du quotidien, simplement. "Ce n’est pas celui qui crie le plus fort qui croit le plus. Pour moi, témoigner passe par l’exemplarité", assure le quinquagénaire.

Au sein de la famille, Sébastien vit une autre grande joie. Sa fille, "la petite dernière", demande elle aussi le baptême, qu’elle reçoit en 2024. "On en a parlé ensemble, c’est le hasard, mais finalement pas tant que ça... Elle me l’a dit d’une manière tellement naturelle, tellement belle", raconte-t-il.

À ceux qui doutent, je dis : “Tout concourt au bien. Ça va aller, c’est une happy end”.

Au cours de son catéchuménat, Sébastien se plonge dans la lecture de la Bible, et prévoit même d’organiser un groupe d’étude biblique après son baptême. Il découvre aussi l’histoire de saint Paul, qui le touche particulièrement : "Saint Paul me parle, Il maltraitait les chrétiens, il s'est ensuite converti sur le tard, et il finit par donner sa vie. Ça m'a parlé", témoigne-t-il. "J’ai pu dire des bêtises, ou me moquer. Son exemple m’a rassuré. On est pris tel que l’on est, avec nos défauts." À quelques semaines de son baptême, qui aura lieu dans la cathédrale de Quimper, Sébastien continue de cheminer. "J’ai hâte. Je voyais le baptême de manière administrative, mais lors de messe avec l’appel décisif où l’on reçoit l’écharpe violette, j’ai été touché, saisi d’émotion", poursuit-il. "Ce n’est pas anodin, je n’en sortirai pas comme j’y suis entré."

En attendant, il continue de vivre sa foi pleinement, avec "une confiance absolue". "Il faut s’abandonner, comme le Christ s’est abandonné à la volonté du Père". Sébastien sourit : "À ceux qui doutent, je dis : “Tout concourt au bien. Ça va aller, c’est une happy end”".

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