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Papouasie-Nouvelle-Guinée : la deuxième catastrophe que redoute l’Église

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MOHAMUD OMER / INTERNATIONAL ORGANIZATION FOR MIGRATION / AFP

Des habitants creusent sur le site d'un glissement de terrain dans le village de Mulitaka, dans la province d'Enga, en Papouasie-Nouvelle-Guinée, après un effondrement de terrain ayant causé 2.000 morts.

Agnès Pinard Legry - publié le 02/06/24

Après le glissement de terrain meurtrier survenu en Papouasie-Nouvelle-Guinée fin mai, l’Église est en première ligne dans l’aide aux victimes. Le diocèse catholique de Wabag, situé sur les hauts plateaux, estime que 40% des personnes affectées par la catastrophe sont des enfants.

Le glissement de terrain survenu en Papouasie-Nouvelle-Guinée dans la province d’Enga dans la nuit du jeudi au vendredi 24 mai a causé la mort d’au moins 2.000 personnes, d’après un bilan établi par le gouvernement. Une catastrophe meurtrière qui pourrait bien en entrainer une autre. Le diocèse catholique de Wabag, situé sur les hauts plateaux de Papouasie-Nouvelle-Guinée, a récemment lancé un appel à l’aide pour venir en aide aux survivants de ce drame. D’après Mgr Orowae, évêque de Wabag, 40% des personnes affectées par la catastrophe sont des enfants. Même sans bilan détaillé à ce stade, les humanitaires soulignent que de nombreux enfants ont été victimes de la catastrophe, alors qu’on estime à 40% les habitants de la région âgés de moins de 16 ans. 

“Notre diocèse a immédiatement réagi, en fournissant nourriture et produits de première nécessité”, a indiqué l’évêque. “Nous avons aussi ouvert nos centres de santé pour accueillir les blessés. Mais l’essentiel reste à faire.” Une course contre la montre est désormais engagée. Concrètement, 250 familles soit 1.322 survivants identifiés par le diocèse, ont besoin d’une aide immédiate : eau, nourriture, vêtements, couvertures, soins médicaux, abris, ustensiles de cuisine, etc. Rapidement, ces familles devront être réinstallées dans une zone plus sûre. Il faudra alors reconstruire des maisons, ouvrir des écoles, rebâtir des églises et des centres de soin, fournir des outils, des plants et des semences…

Un “risque important d’épidémie”

Une urgence confirmée par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). Les survivants du glissement de terrain meurtrier qui a décimé un village entier en Papouasie-Nouvelle-Guinée font face à un “risque important d’épidémie” et n’ont pas encore reçu suffisamment de vivres et d’eau potable, a ainsi alerté le 30 mai l’OIM.

Pour mémoire, devant l’ampleur de cette catastrophe humaine, le pape François, qui doit se rendre dans le pays en septembre, avait assuré “de sa proximité spirituelle toutes les personnes affectées par ce désastre”, priant “en particulier pour les morts, pour ceux qui pleurent leur perte et pour le sauvetage des nombreuses personnes encore portées disparues, [le Pape] encourage les autorités civiles et le personnel d’urgence qui poursuivent leurs efforts de secours, et invoque volontiers sur tous les bénédictions divines de consolation et de force”.

Tags:
AsieEnfantshumanitaire
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