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Kenya : le père Amos grièvement blessé après avoir voulu empêcher un rituel d’excision

prêtre, afrique, sacrement

Shutterstock

Image d'illustration

Cécile Séveirac - publié le 14/12/23

Le père Amos Kimutai, prêtre de la paroisse catholique de Saint-Kizito dans le diocèse d'Eldoret, à l'ouest du Kenya, a été grièvement blessé le 9 décembre après s'être interposé pour empêcher que des jeunes filles et femmes ne subissent des mutilations sexuelles.

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Le père Amos Kimutai, prêtre de la paroisse catholique de Saint-Kizito du diocèse d’Eldoret au Kenya, a été grièvement blessé après avoir tenté d’empêcher un rituel d’excision sur des jeunes filles, le 9 décembre. Connu dans le diocèse pour son combat contre les mutilations génitales féminines, le prêtre a expliqué à ACI Afrique s’être interposé alors qu’il préparait un mariage dans sa paroisse, tôt le matin. « J’ai commencé à entendre du bruit à l’extérieur à partir de 6 heures du matin. J’ai su qu’il s’agissait d’une excision aux chants qu’entonnait la foule », détaille-t-il.

Après avoir contacté à plusieurs reprises les autorités pour signaler le drame en cours, le prêtre a décidé d’agir de lui-même, poussé par les cris de douleur des jeunes filles. « Là-bas, il y avait un groupe de six hommes armés de bâtons et de machettes. Ils entouraient les femmes âgées qui pratiquaient l’excision (…) pour que personne n’interrompe le processus ». Cinquante jeunes filles et femmes subissaient cette pratique lorsque le père Amos est arrivé sur place. Alors qu’il tentait de s’interposer avec un bâton, les hommes l’ont roué de coups. Seul face à eux, le prêtre a finalement dû s’échapper et l’excision a pu être achevée.

Un rituel violent enraciné

Au Kenya, les mutilations génitales sont interdites, mais la pratique perdure, notamment dans certaines tribus et communautés comme celle du père Amos, les Marakwet. Si les victimes sont essentiellement des jeunes filles, ces pratiques touchent aussi les garçons. Celles et ceux qui y échappent sont discriminés et stigmatisés, rappelle-t-il encore. Outre des souffrances physiques et psychologiques incommensurables, le risque d’infection est élevé, car aucune assistance médicale n’est fournie après que le rituel ait été pratiqué. Le père Amos a déjà recueilli de nombreuses jeunes filles ayant fui leurs maisons pour éviter d’être mutilées. Il les dirige ensuite vers un refuge situé à quelques kilomètres.

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