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Surprise ! Les jeunes rêvent de s’enraciner et d’avoir une vraie vie de famille

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Shutterstock I Jacob Lund

Blanche Streb - publié le 11/12/23

Les jeunes Français sont plus optimistes, mais non sans craindre l’avenir. S’ils aspirent à l’enracinement et à la vie de famille, note notre chroniqueuse Blanche Streb, ils ont du mal à se projeter dans l’avenir.

Rares sont les sondages positifs, surtout ces derniers temps. C’est pour cela que les “10 points de plus par rapport à 2022” ont retenu mon attention. Lesquels ? Ceux du baromètre BVA pour la Macif et la Fondation Jean-Jaurès qui révèlent que 72% des jeunes sondés se disent optimistes quant à leur avenir, c’est 10 points de plus que la même étude l’an dernier. Ils sont aussi 69% à affirmer que leur moral est bon, en augmentation aussi de 3 points par rapport à 2022. Par ailleurs, 61% des jeunes interrogés se disent davantage en recherche de sens et d’engagement dans leur travail ou leurs études (+5 points par rapport à 2022), et 49% plus motivés qu’avant (+7 points).

Bien sûr, cette enquête d’opinion ne s’arrête pas qu’à cette question et d’autres réponses viennent donner d’autres éclairages. D’ailleurs, ce ne sont pas tant les chiffres qui séduisent que le fait que des données enfin positives sur les jeunes et émanant d’eux émergent du bruit médiatique, qui a plutôt pour habitude de relayer tout ce qui ne va pas. Ce qui, en ce domaine il est vrai, ne manque pas… Éco-anxiété, civilisation de la flemme, wokisme, niveau scolaire… le spot est plus souvent dirigé vers ce qui déraille, défaille, gangrène, victimise, discrimine, déprime… On le sait, notre jeunesse va mal. La santé mentale y compris des plus jeunes est si préoccupante qu’il est fou que cela ne fasse pas l’objet d’une mobilisation générale. Les alertes sur cet enjeu de premier plan ne manquent pas. 

Une demande d’enracinement

Fait notable, cette enquête met en évidence chez les jeunes une demande d’enracinement, de sérénité et de stabilité, dans la vie professionnelle et dans la vie tout court. Cela se constate par les près de 40% qui rêvent de rejoindre une entreprise locale, ce qui est bien loin devant la start-up (23%) et plus encore de l’entreprise du CAC 40 (14%). Cet enracinement concerne aussi le lieu de vie, avec une aspiration à s’enraciner dans des “territoires”, des “paysages” plutôt que dans des grandes villes. Un jeune sur deux préféreraient la proximité de la nature contre 20% qui souhaiteraient vivre dans une grande ville comme Paris, Lyon ou Marseille. L’enracinement passe aussi par une forme de désir de stabilité affective. Une vie réussie est d’abord pour les jeunes une vie de famille épanouie. La famille compte. La moitié des jeunes qui ont répondu à l’enquête espère en fonder une dans les années à venir, un tiers à vouloir se marier. 

Espérer c’est voir ce qui menace tout en pariant sur ce qui sauve.  

D’autres réponses confirment ce qui est déjà assez évident, c’est la crainte de l’avenir. La plupart des jeunes semblent avoir du mal à se projeter dans le long terme. Nous sommes dans une urgence et dans une immense responsabilité. Plus encore pour les chrétiens en ce temps d’Avent, celle de redonner de l’espérance et de la lumière à nos contemporains. Il est si triste de voir tant de jeunes qui ne lèvent plus les yeux vers leur avenir, qui traînent les pieds, qui semblent vides de ce grand désir propre à la jeunesse de “bouffer la vie”. Les jeunes ont besoin de modèles, d’encouragement, de rêves. S’il y en a un parmi eux qui porte cela magnifiquement en ce moment, c’est Henri d’Anselme. Celui qu’on surnomme depuis l’attaque d’Annecy le héros au sac-à-dos délivre un message puissant, qu’il nous offre sur son chemin de 9 mois des cathédrales de France. C’est vers le grand et le beau qu’il nous invite à lever les yeux. Vers les flèches des cathédrales, vers le Ciel, le temps long. Invité à une soirée des Éveilleurs il a offert un message pétri par son propre héritage de foi, de spiritualité, de scoutisme, de littérature qui mérite vraiment d’être écouté et partagé :

L’espérance est une vertu qui nous est donnée par la grâce, c’est une flamme au fond de tous les cœurs qu’il faut aller chercher et alimenter. Je fais partie d’une jeunesse d’action qui a refusé de se laisser faire, de courber la tête, et qui a décidé d’agir pour son pays. On vit une époque un peu triste, on sent qu’on est au tournant d’une civilisation. Ma génération condamnée à l’héroïsme. Soit on se bat et on sera béni par les générations futures, soit on abandonne et on sera maudit. Moi j’ai fait mon choix. L’espérance est un engagement de combat. Si on se bat on espère, si on espère on se bat.

L’espérance est un combat

Oui, l’espérance est un combat. Parce qu’elle ne va pas de soi. Si vivre d’espérance n’est pas facile, c’est un risque à prendre, car c’est une ressource, LA source, pour parier sur la vie et sur l’avenir. Non, espérer, ce n’est pas niais. Ce n’est pas nier le mal, l’épreuve, la souffrance. Ce n’est pas oublier qu’un monde parfait n’existe pas, ni que bien et mal coexistent partout. Autour de nous, en nous. Mais espérer c’est voir ce qui menace tout en pariant sur ce qui sauve. C’est lever les yeux comme nous y invite Henri au-dessus de tout ce qui va mal pour voir ou revoir la vie dans l’avenir, et ainsi transformer son présent. Pour que ce qu’on aura entrevu, dans l’avenir, on le rende possible. On le rende présent. 

Tags:
FamilleJeunesvie
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