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Trois signes qui montrent qu’on a pris la bonne décision

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DimaBerlin | Shutterstock

Mathilde de Robien - publié le 12/01/23

À la toute fin d’une démarche de discernement, il est bon de demeurer attentif à certains signes qui peuvent infirmer ou confirmer une décision. Voici trois signes mis en lumière par saint Ignace de Loyola : la joie et la paix intérieures, propres à l’état de consolation spirituelle, et une forme de facilité dans la mise en œuvre de la décision.

Lorsque de grands choix de vie s’offrent à nous, saint Ignace de Loyola se révèle être un précieux compagnon dans la prise de décision. Se marier avec lui ? Partir en mission ? Accepter cet engagement ? Temps plein ou temps partiel ? BNP Paribas ou Société Générale ? École Jules Ferry ou Notre-Dame ? Les grands choix de vie ne manquent pas et invitent à prendre le temps de discerner. S’appuyant sur les écrits de saint Ignace de Loyola, le pape François a donné récemment une catéchèse complète sur le discernement. Il évoquait notamment, en décembre 2022, la nécessaire confirmation d’une bonne décision, afin de voir « les signes qui la confirment ou ceux qui l’infirment ». Une façon d’être sûr et certain de son choix et d’aller de l’avant. En effet, le processus de décision ne s’achève que dans la confirmation par Dieu que « la chose vient bien de lui », disait saint Ignace. Parmi les pistes développées par saint Ignace pour confirmer ou non une décision, nous avons retenu trois signes, les plus facilement identifiables : la joie et la paix qui émanent d’une bonne décision, ainsi que la facilité de sa mise en œuvre.

1La joie intérieure

Le premier signe qui confirme que la décision prise est la bonne réside dans ce que saint Ignace appelle la consolation spirituelle. C’est un certain mouvement qui se produit dans son âme, une motion intérieure qui procure de la joie et de la paix. « J’appelle consolation tout accroissement d’espérance, de foi et de charité, et toute allégresse intérieure qui appelle et attire aux choses célestes et au salut propre de l’âme, l’apaisant et la pacifiant en son Créateur et Seigneur », écrit saint Ignace.

« La consolation spirituelle est une expérience profonde de joie intérieure, qui permet de voir la présence de Dieu en toutes choses », explique le Pape. « La consolation est un mouvement intime qui touche au plus profond de nous-mêmes. Elle n’est pas ostentatoire, mais douce, délicate, comme une goutte d’eau sur une éponge », précise-t-il en reprenant la métaphore utilisée par saint Ignace. La consolation, c’est lorsqu’on se sent uni à Dieu. A l’inverse, saint Ignace appelle désolation cet état d’agitation, de tristesse, d’ennui, de paresse, de division intérieure. Comme si nous étions séparés de Dieu.

Il s’agit de repérer l’effet de la décision : conduit-elle à un état de consolation ? Ou à un état de désolation ?

Il est très utile de savoir identifier ces deux états car cela permet de confirmer ou non une décision. Car une fois la décision prise, il s’agit de repérer l’effet de la décision : conduit-elle à un état de consolation ? Ou à un état de désolation ? Si c’est l’effet de consolation, cela confirme la décision et je continue dans la même direction. Si c’est un effet de désolation, je fais marche arrière ou je prends un autre chemin.

Saint Ignace précise que, pour être véritable, cette consolation doit être durable. Il ne peut s’agir d’une joie éphémère. Il en a fait lui-même l’expérience, et c’est d’ailleurs ainsi qu’est née son expérience spirituelle : alors qu’il est immobilisé sur son lit à cause d’une blessure lors du siège de Pampelune, il ponctue ses journées de lectures pieuses et de rêveries chevaleresques. Il réalise que lorsqu’il lit une vie du Christ ou un recueil de vie des saints, lui vient alors le désir d’imiter ces saints pour la gloire de Dieu. Mais lorsque des pensées mondaines se présentent à lui, elles ne lui procurent qu’une joie éphémère, et le laissent sec et mécontent par la suite. En revanche, les exploits des saints pour le Christ le laissent dans la consolation, heureux et allègre.

2La paix intérieure

Autre élément propre à la consolation spirituelle : la paix, autre motion intérieure. « Les pensées du monde sont attrayantes au début, mais elles perdent ensuite leur éclat et laissent vides, mécontents », explique le Pape. « Les pensées de Dieu, par contre, suscitent des résistances au début, mais lorsqu’elles sont acceptées, elles apportent une paix inconnue, qui dure aussi longtemps ». Plus de tergiversations, de questionnements, d’agitation. L’âme est en paix, avec elle-même et avec le monde.

Si cela te donne une paix qui dure dans le temps, c’est un bon signe.

De même qu’une joie durable est le signe d’une bonne décision, une paix qui dure dans le temps l’est aussi. « Si cela te donne une paix qui dure dans le temps, c’est un bon signe, signe que la démarche a été bonne. Une paix qui apporte harmonie, unité, ferveur, zèle », souligne le Pape.

Une paix dure dans le temps et qui donne la conscience d’être à sa juste place dans la vie. Elle octroie une certaine « tranquillité d’esprit », dit le Pape. « L’être humain peut reconnaître qu’il a trouvé ce qu’il cherche lorsque sa journée devient plus ordonnée, qu’il perçoit une intégration croissante entre ses multiples centres d’intérêt, qu’il établit une correcte hiérarchie d’importance et qu’il réussit à vivre cela avec facilité ».

3Une certaine facilité

« Le propre du bon esprit est de donner courage et forces, consolations, larmes, inspirations et quiétude, en rendant les choses faciles et en écartant tous les obstacles, pour qu’on aille plus avant dans la pratique du bien », écrit saint Ignace. Dernier signe d’une bonne décision : la relative facilité de sa mise en œuvre. « Finalement tout s’est bien goupillé », « c’était vraiment mal parti mais je ne sais pas comment, tout s’est déroulé à merveille », « c’était inespéré mais nous avons eu de la chance, il restait une place ! » Qui n’a pas entendu des proches témoigner s’être finalement sortis de situations à première vue inextricables ? Ce qui paraissait difficile, insurmontable, devient finalement simple et facile. Tout se passe comme si les obstacles s’évanouissaient d’eux-mêmes. « Lorsqu’on est appelé, le Seigneur donne une certaine facilité à pratiquer ce à quoi il nous appelle », souligne en ce sens le père Pierre-Marie Castaignos, accompagnateur de fiancés lors des préparations au mariage.

La connaissance spirituelle est vaine si elle n’a pas de conséquences sur l’engagement de notre vie.

Une fois que la joie, la paix sont ressenties de manière profonde et durable, et que tous les éléments semblent s’accorder pour faciliter la mise en œuvre d’une décision, reste à engager sa liberté et poser un choix. En effet, il ne suffit pas de prêter attention à ses mouvements intérieurs. L’objectif est bien de rejeter les mauvaises motions, et de recevoir les bonnes. « La connaissance spirituelle est vaine si elle n’a pas de conséquences sur l’engagement de notre vie, si elle ne se traduit pas en décisions », prêchait le père jésuite Arnaud de Rolland à l’occasion d’une Conférence de Carême. « Telle pensée que j’ai repérée comme mortifère, je ne l’écoute plus ; telle pensée que j’ai perçue comme venant de Dieu, je la suis. » C’est à cette configuration au Christ à laquelle est appelé tout baptisé à travers les choix qu’il pose au quotidien. Désir ultime auquel aspirait saint Ignace, et qui le faisait clore ses lettres par la formule suivante : « Que son infinie Bonté nous donne à tous la grâce en abondance pour toujours sentir sa sainte volonté et l’accomplir parfaitement ».

Découvrez douze pensées des grands saints sur la consolation :

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discernementIgnace de loyolaPape François
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