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Des gestes simples pour se faire proche des pauvres

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Maraude dans Paris.

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Cécile Séveirac - publié le 09/11/22 - mis à jour le 09/10/25
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Dans son exhortation apostolique "Dilexi te" parue ce 9 octobre, Léon XIV engage à prendre soin des plus pauvres et poser des gestes concrets et simples envers les plus démunis. Voici quelques idées à mettre en pratique.

Intitulée "Dilexi te", la première exhortation apostolique du pape Léon XIV publiée ce 9 octobre s'inscrit dans la continuité du pape François en faisant de l'attention aux pauvres la boussole de l’Église. Il appelle les chrétiens à vivre la charité au quotidien, à refuser les idéologies qui conduisent à l’immobilisme et à dénoncer les "structures d’injustice". Au sujet de l’engagement personnel, Léon XIV consacre une longue partie de son texte à l’aumône, souhaitant redonner ses lettres de noblesse à ce geste parfois "méprisé". Tout en reconnaissant qu’elle ne sera pas "la solution à la pauvreté dans le monde", il exhorte le chrétien à ne pas y renoncer car "il vaudra toujours mieux faire quelque chose que ne rien faire". Il conclut sa lettre par ces mots : "Que ce soit par votre travail, votre lutte pour changer les structures sociales injustes, ou encore par ce geste d’aide simple, très personnel et proche, il sera possible pour ce pauvre de sentir que les paroles de Jésus s’adressent à lui : "Je t’ai aimé" (Ap 3, 9)." Voici donc quelques exemples concrets de gestes d'aides simples.

Inviter des personnes isolées à déjeuner après la messe

Une fois la messe dominicale achevée, le parvis de l’église se remplit généralement à toute vitesse pour échanger ce que certains appelleront des nouvelles, d’autres plus ironiquement des mondanités. Autant se servir à bon escient de ce moment qui, dans les deux cas, demeure convivial, pour inviter chez soi les personnes seules à venir partager un repas. Et si ça n’est vraiment pas possible de le faire ce dimanche, profitons-en pour proposer malgré tout une date : en semaine, dimanche prochain… 

Organiser un moment festif

Lancer une invitation plus générale et ouverte à tous peut être un excellent moyen d’accueillir les personnes seules et démunies. Cela peut passer par exemple par l’organisation d’un pique-nique, d’un café ou même d’un apéritif après la messe : après tout, l’apéro, c’est sacré… Et si d’aucuns vont jusqu’à dire que c’est même la prière du soir des Français, les chrétiens peuvent bien montrer que les deux peuvent être conciliés !

Appeler une personne en difficulté, isolée ou malade

Phone in church

WhatsApp, Twitter, Instagram, Facebook, Tiktok pour les plus jeunes… Le bal des réseaux sociaux s’ouvre souvent à la première heure du jour. Mal utilisés comme c’est souvent le cas, ces petites icônes bien rangées sur nos téléphones nous enferment et nous éloignent de la réalité du contact humain. Bannissons l’espace d’une journée le fil d’actualité de nos applications pour prendre le temps d’appuyer bêtement sur le bouton "appeler". Qu’il s’agisse de votre grand-mère vivant seule, d’un voisin âgé ou d'une personne malade, il est possible de prendre quelques minutes - ou heures, si votre voisine est bavarde -, pour communiquer en utilisant ce don merveilleux qui nous a été donné par Dieu : la parole.

4S'engager auprès d'associations

Et si cette exhortation apostolique servait de tremplin à un engagement durable ? Nombreuses sont aujourd'hui les associations qui se mettent au service des plus démunis : Ordre de Malte, Aux captifs la libération, Secours Catholique, Société Saint-Vincent de Paul... Il est par exemple possible de faire une maraude une fois par mois ou de participer à des événements plus ponctuels (collecte de vêtements, de dons...).

Mendier un cœur de pauvre auprès du Seigneur

"Bienheureux les pauvres de Cœur", disent les Béatitudes. Pour aider les pauvres, il ne s’agit pas que de se dépouiller devant les hommes, mais de se dépouiller devant le Seigneur. C’est un moyen de "garder son cœur libre pour Dieu", comme l’a dit Saint Jean de la Croix. Nous pouvons à ce titre prendre exemple sur les laïcs du Carmel. Pour obtenir cette pauvreté de cœur, plusieurs choses sont possibles, selon cette communauté. Avoir tout d’abord conscience des grâces dont Dieu nous a déjà gratifiés et le remercier pour tout ce que nous avons déjà dans notre vie. Accepter ensuite les privations que l’on endure et qui ne sont pas de notre fait, et les voir comme un autre moyen de se frayer un chemin vers le Christ.

Enfin, s’exercer au détachement pour les choses de ce monde, les choses matérielles,"vanités des vanités". De petits efforts concrets peuvent être entrepris : donner à une association au lieu de s’acheter tel vêtement ou tel équipement ce mois-ci, se poser la question de ce dont nous avons vraiment besoin et le distinguer de l’envie… C’est en s’appauvrissant soi-même un peu que l’on parviendra à se mettre en vérité au service de plus pauvre que nous. 

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