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Votre enfant voulait une autre maîtresse. Comment le rassurer ?

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Marzena Devoud - publié le 30/08/22

Votre enfant revient déçu le premier jour d'école parce que sa maîtresse "n'a pas l'air gentille" ? Voici six conseils pour le rassurer et lui rendre le sourire.

La rentrée et son lot de surprises… Excité par cette nouvelle année, votre enfant va t-il rentrer tout heureux à la maison, après avoir retrouvé ses amis dès le premier jour de classe ? Ou, au contraire, sera-t-il très déçu par sa nouvelle maîtresse parce qu’elle n’est pas celle qu’il imaginait ? Entre les plus jeunes en larmes, et les plus grands contrariés, les frustrations sont courantes, que cela soit en petite section de maternelle, en CP et jusqu’au CM2. Comment alors aider l’enfant à surmonter sa déception ? Comment le rassurer et lui rendre le sourire ? Voici quelques conseils :

1Observer et accueillir les émotions de l’enfant

ENFANT TRISTE

La première journée de la rentrée scolaire est finie. Vous retrouvez enfin votre enfant, mais vous remarquez qu’il se comporte de manière différente que d’habitude. Entre le sentiment d’injustice, de colère ou d’angoisse, il semble cacher une tristesse. Pour pouvoir comprendre ce qui se passe réellement, il est important dans un premier temps d’observer et d’accueillir ses émotions ainsi que d’être entièrement à son écoute. « Il est fondamental d’emmener son enfant à l’école, comme d’aller le chercher à la sortie le premier jour de la rentrée. Pourquoi ? Parce que c’est le moment d’observer à la fois l’enfant et l’ambiance autour. Regardez-le sans qu’il vous voit. Parle-t-il avec d’autres enfants ? Est-il en retrait, tête baissée ? Ensuite, dès son premier regard, vous pourrez déjà voir s’il y a quelque chose d’inhabituel », conseille Marie Lucas, psychologue clinicienne spécialisée dans les thérapies brèves de l’enfant.

Ce qui signifie ne pas l’envahir tout de suite de trop de questions, ou relativiser ses émotions en lui disant d’arrêter de pleurer parce que « cela ne vaut vraiment pas la peine ». Plutôt, il est essentiel de le prendre dans vos bras, ou d’avoir un geste de tendresse pour lui manifester votre soutien et votre compréhension face à son désarroi. Lui dire par exemple : « Je suis heureuse de venir te chercher ». Si le père ne peut pas être là, explique Marie Lucas, il peut laisser un petit mot adressé à son enfant pour lui dire qu’il ne peut pas venir le chercher à la sortie de l’école mais qu’il aimerait tant être avec lui.

2Le réconforter et être à son écoute

C’est ensuite que vous pouvez lui proposer d’en parler calmement, par exemple, une fois de retour à la maison et au moment du goûter. « Ce qui peut aider l’enfant, c’est de lui proposer un rituel spécial pour cette première journée de la rentrée : un pain au chocolat pour le goûter ou des crêpes pour le diner. « Il s’agit d’envelopper l’enfant de câlins et de choses réconfortantes pour marquer cette journée si importante pour lui, et pour lui redire à quel point on est heureux d’être à ses côtés », suggère Marie Lucas. L’écouter ensuite attentivement sans être interrompu par les notifications de votre téléphone ou par d’autres urgences est essentiel pour l’aider à mettre des mots sur les maux. Nommer ses émotions, quelles qu’elles soient, est le premier pas vers la recherche des solutions.

C’est justement en posant des questions ouvertes à son enfant, qu’il va pouvoir donner les éléments concrets de sa déception.

La psychologue conseille d’éviter surtout les formules telles que : « Ce n’est rien » ou « ce n’est pas grave », mais poser, au contraire, des questions ouvertes. Si, par exemple, votre enfant trouve que la nouvelle maîtresse a l’air trop sévère, demandez-lui : « Elle est sévère comment ? Que s’est-il passé exactement ? En quoi est-ce difficile pour toi ? Dis-moi la chose que tu as préféré aujourd’hui ? Et ce que tu aimé le moins ? » C’est justement en posant des questions ouvertes à son enfant, qu’il va pouvoir donner les éléments concrets de sa déception. Cette dernière peut d’ailleurs cacher quelque chose d’autre qu’une frustration liée à la rentrée scolaire, comme par exemple la tristesse de la séparation avec ses parents. « Il faut rentrer dans le monde de l’enfant pour comprendre ce qui a été blessé et ce qui se cache réellement derrière sa tristesse », souligne encore Marie Lucas.

3le rassurer sur l’évolution positive de la situation

girl school

Après une journée qui a provoqué des déceptions chez l’enfant, il est bon de le rassurer en lui décrivant les jours qui vont suivre, en lui donnant la perspective de l’évolution positive de la situation. Expliquer alors à l’enfant qu’il faut du temps pour s’y adapter est fondamental. Reformuler ou reposer des questions telles que « Qu’est-ce tu souhaitais et qui n’a pas été entendu ? Que changerais-tu ? En quoi ce changement t’aiderait pour l’école ? » peut l’aider à avancer.

Bien sûr, comprendre la méthode de la nouvelle maîtresse ou apprécier ses nouveaux amis de classe peut prendre du temps. Et c’est tout à fait normal, qu’il s’agisse de l’univers de l’école pour les enfants, comme de l’univers du travail pour les adultes. C’est l’occasion d’expliquer à votre enfant pourquoi il est important d’apprendre à faire le pas vers les autres, une qualité qui sera précieuse dans toute sa vie. « Concrètement, dans le cas d’un petit ami qui est dans une autre classe, demandez à votre enfant : On dirait que c’est si important pour toi que ton ami soit à côté ? Qu’est-ce que cela t’apporte dans ta journée ? Ensuite, en fonction de ce qu’il va répondre sur la valeur de cette amitié, posez-lui la question ce qu’il faudrait faire pour que cette amitié se développe encore ? Il est important de faire réfléchir l’enfant sur le sens et la nature des choses : est-ce que la classe est faite pour apprendre ou est-ce un lieu de l’amitié ? Et continuer en disant : Si la classe n’est pas un lieu de l’amitié, peux-tu accepter de n’être pas assis à côté de ton ami ? », explique la psychologue.

En ce qui concerne la nouvelle maîtresse ou les professeurs, soufflez-lui quelques conseils pour qu’il puisse mieux s’adapter à ses méthodes de travail. Cela va l’aider à dépasser sa peur du changement.

4Trouver ensemble des solutions

« Il est très important de trouver la solution ensemble. Les parents donnent la main à l’enfant, mais c’est l’enfant qui marche. C’est fondamental pour apporter à l’enfant le sentiment de double sécurité : celle de la sécurité venant des parents (l’expérience affective avec les parents qui l’accompagnent et qui sont toujours là) et celle de la sécurité personnelle (l’expérience émotionnelle qui permet à l’enfant de savoir qu’il peut gérer ses problèmes tout seul) », analyse Marie Lucas, en suggérant de dire à l’enfant : « Tu peux en parler à la maîtresse, et moi, j’irai la voir pour redire ce que tu lui as demandé ». La démarche dans cet ordre-là donne à l’enfant l’occasion de grandir et d’en être fier. Pour l’aider à bien nommer le problème, on peut lui poser cette question : « Donc, cela veut dire que si on résout ce problème concret, tu iras à l’école avec le sourire ? »

5Et si rien ne change ?

PRZEŚLADOWANIE RÓWIEŚNICZE

Cependant, si la situation n’évolue pas au bout de huit jours et si votre enfant n’arrive toujours pas à surmonter les angoisses du début, il est important alors d’en discuter avec l’enseignant. Vous saurez discerner ensemble s’il y a une réelle inquiétude à avoir, et mettre en place des moyens pour aider votre enfant à gérer son stress. Bien sûr, en cas de difficultés plus préoccupantes liées par exemple au changement d’établissement, n’hésitez pas à faire savoir à votre enfant que vous serez à ses côtés pour l’aider à surmonter n’importe quel type de problème. « Tout symptôme fort et inhabituel qui dure signifie qu’il y a une réelle souffrance. L’irritabilité, les notes qui chutent, le refus d’aller à l’école, les pleurs peuvent cacher quelque chose de plus grave que les déceptions du premier jour de l’école. Il faut y veiller et ne pas attendre pour décrypter la vraie source de la souffrance de l’enfant », conseille Marie Lucas.

6Bénir l’enfant avant d’aller à l’école

Bénir l’enfant avant d’aller à l’école, c’est une manière de faire entrer Dieu dans sa vie, jusque dans sa salle de classe et la cour de récréation. C’est le confier au Seigneur durant tout le temps où il est à l’école, notamment face à des situations parfois difficiles à gérer pour lui. La bénédiction qui est une prière concerne ses relations avec les autres élèves, avec ses professeurs, son désir d’apprendre et de grandir en sagesse et sa manière de témoigner de la joie de l’Evangile… N’est-ce pas le meilleur moyen de l’aider à changer de regard sur sa propre déception du premier jour de la rentrée ?

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