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De Traditionis custodes à Desiderio desideravi : une autre année liturgique

5 min de lecture
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Crédit : Shutterstock I Thoom

Messe tridentine

Il y a tout juste un an, le 16 juillet 2021, le pape François publiait un motu proprio sur la liturgie, Traditionis custodes. Retour sur une année de textes, de décisions et d’incompréhensions jusqu’à la lettre apostolique Desiderio desideravi du 29 juin dernier.

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Avec Summorum pontificorum de 2007, le pape Benoît XVI avait décidé de libéraliser l’usage du missel préconciliaire, la "forme extraordinaire du rite" pour favoriser les relations entre les traditionalistes et la hiérarchie, mais aussi en espérant un "enrichissement mutuel" entre la messe de saint Pie V et la "forme ordinaire du rite, celle de saint Paul VI. Quatorze ans après, son successeur à Rome, le pape François, décidait de mettre fin à une expérience qui, selon lui, avait pour conséquence de faire émerger une sorte d’Église parallèle, attachée à la messe traditionnelle mais surtout contestant la légitimité du concile Vatican II."

Le 16 juillet 2021, le motu proprio a donc été un choc pour nombre de ceux qui affectionnent la "forme extraordinaire", appellation désormais supprimée. Avant de publier ce texte disciplinaire, le Saint-Père avait lu les conclusions d’une enquête menée par Rome auprès des évêques du monde entier pour évaluer les fruits de Summorum pontificorum. Soucieux de l’unité, il a estimé que celle-ci était menacée autour de la messe, signe et réalisation de la communion ecclésiale.