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Traditionis custodes : “Toute une génération va désormais se battre pour la libéralisation de la messe”

8 min de lecture
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Crédit : Shutterstock

Messe tridentine

Cinq mois après la publication du motu proprio Traditionis custodes encadrant la messe tridentine, le Vatican a publié, samedi 18 décembre, une "responsa ad dubia" insistant sur une lecture stricte du texte. "Il est difficile de ne pas voir dans cette suppression un dessein purement idéologique", explique à Aleteia l’historien et spécialiste du Vatican, Christophe Dickès.

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L’incompréhension ne retombe pas après la publication, samedi 18 décembre, d’une "responsa ad dubia". Ce document, répondant à des questions sur le motu proprio Traditionis custodes visant à encadrer la messe dite de saint Pie V et qui insiste sur une lecture stricte du motu proprio a profondément troublé les catholiques attachés à la messe tridentine. « Vous avez beau le prendre dans tous les sens, le pontificat actuel vient de supprimer les acquis d’un travail bienveillant et patient de trente années des deux papes Jean Paul II et Benoît XVI », détaille à Aleteia l’historien et spécialiste du Vatican, Christophe Dickès.

Aleteia : Avez-vous été surpris par la publication de cette "responsa ad dubia" quelques jours avant Noël ? Est-ce que cela arrive souvent que des précisions soient apportées après la publication d’un motu proprio ?
Christophe Dickès : Je n’ai pas été surpris dans la forme parce que les textes pontificaux, quand ils sont publiés, ne peuvent prendre en compte la réalité complexe de la vie ecclésiale. Des questions se posent donc au fur et à mesure de leur mise en pratique. Il est naturel que Rome réponde aux doutes ou aux interrogations. Ceux-ci permettent de préciser des points, de corriger ou d’amender. Parfois, Rome choisit de ne pas répondre aux dubia estimant que les textes se suffisent à eux-mêmes : les dubia des quatre cardinaux à propos d’Amoris Laetitia en 2016 est le dernier cas le plus emblématique.