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Changement de sexe des mineurs : 140 personnalités dénoncent la pression médiatique

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Katya Rekina I Shutterstock

Mathilde de Robien - publié le 15/07/22 - mis à jour le 15/07/22

Ils sont scientifiques, médecins, universitaires, ils exercent en France, en Belgique, en Allemagne, en Grande-Bretagne, en Suisse, en Suède ou encore en Finlande, et tous ont uni leur voix pour alerter des dangers d’une médiatisation biaisée et univoque à propos du "changement de genre" chez les enfants.

La sonnette d’alarme est-elle tirée à temps ? Alors que les demandes de changement de sexe chez les enfants sont en nette hausse, un collectif franco-belge de professionnels de l’enfance émanant de l’Observatoire de la Petite Sirène a publié dans la presse de plusieurs pays d’Europe – et notamment dans Le Point – un manifeste afin d’alerter sur la nécessité d’avoir accès à une information impartiale dans les médias sur le « changement de genre » chez les mineurs.

En France, les signataires ont des profils variés et viennent de tous horizons. La tribune est signée par des médecins comme Catherine Dolto, haptothérapeute, Xavier Emmanuelli, fondateur du Samu social de la Ville de Paris, René Frydman, « père » du premier bébé éprouvette français, Jean-François Mattéi, ancien ministre de la Santé, Israël Nisand, professeur de gynécologie obstétrique, mais aussi par des philosophes dont la féministe Élisabeth Badinter, Rémi Brague et Chantal Delsol.

L’Observatoire de la Petite Sirène est un collectif pluridisciplinaire de professionnels praticiens et chercheurs qui s’est formé au vu de l’augmentation massive de nouveaux diagnostics de « dysphorie de genre » chez les mineurs, entraînant des prises en charge médicales lourdes. Il s’efforce d’alerter sur les dérives possibles d’une médicalisation trop rapide pouvant donner lieu à des modifications corporelles irréversibles.

Un appel lancé aux médias européens

Le collectif exhorte les médias à être plus objectifs dans le traitement de l’information liée au changement de sexe des mineurs, et les appelle à « présenter fidèlement les études sérieuses et les faits scientifiquement établis concernant le « changement de genre » des enfants ». En effet, bien souvent, la rationalité et l’objectivité scientifiques sont absentes.

« Des enfants sont exhibés sur des plateaux télé avec leurs parents afin de montrer à quel point le changement de genre est bénéfique, sans que jamais personne n’émette la moindre réserve ».

« À l’heure actuelle, trop d’émissions et de reportages véhiculent de manière univoque les revendications infondées des militants transaffirmatifs, souvent sans objectivité », dénoncent les signataires. « Des enfants et des adolescents sont exhibés sur des plateaux télé avec leurs parents afin de montrer à quel point le changement de genre (euphémisation pour parler de sexe) est bénéfique, sans que jamais personne n’émette la moindre réserve, ni ne donne les données scientifiques relativisant les bienfaits de ces transformations à moyen et long terme, ou les risques des traitements. Les scientifiques qui seraient critiques n’ont aucune place, ou pire encore se font insulter avant tout débat. Ces émissions répétitives ont un effet d’endoctrinement sur les jeunes et que les réseaux sociaux accentuent. »

Une banalisation inappropriée et dangereuse

Le collectif alerte sur le fait que la pression médiatique, en raison de reportages nombreux et répétés, relayés ensuite par les réseaux sociaux, banalise l’idéologie selon laquelle on pourrait choisir son genre à tout âge, si l’on ne se sent pas en accord avec le « sexe assigné à la naissance ». Les signataires sont clairs : « En tant que scientifiques, professionnels de l’enfance et universitaires, nous nous opposons fermement à l’assertion selon laquelle les femmes et les hommes ne seraient que des constructions sociales ou des identités ressenties. »

« On ne choisit pas son sexe et il n’y en a que deux. On naît fille ou garçon. »

Et de publier cette piqûre de rappel, un certain bon sens galvaudé de nos jours : « On ne choisit pas son sexe et il n’y en a que deux. On naît fille ou garçon. Le sexe est constaté à la naissance et inscrit à l’état civil et chacun construit une identité jamais figée et qui évolue dans le temps, ce qui est trop souvent oublié. On peut changer l’apparence de son corps mais jamais son inscription chromosomiale. Il est urgent de rompre avec des discours usant d’un vocabulaire créé de toutes pièces pour s’imposer à tous, alors qu’il repose sur des croyances et met sur le même plan des vérités scientifiques et des opinions. »

Une lourde responsabilité face aux jeunes qui regrettent

Médecins, psychiatres mais aussi professionnels de l’information sont responsables de la manière dont ils ont influencé ou accompagné des jeunes en détresse. « Le changement de genre est souvent présenté comme une solution miracle pour régler les troubles de l’adolescence », dénoncent les signataires. Bien souvent, les médias n’évoquent pas le lourd processus de médicalisation qui en découle. « La médicalisation s’étend alors que le nombre de jeunes détransitionneurs ne cesse de croître et ces jeunes très meurtris et portant des séquelles physiques de leur transition témoignent de la légèreté avec laquelle ils ont été traités par des médecins, des psychiatres et d’autres professions de santé. »

Un appel qui s’adresse finalement à tous, médecins, médias mais aussi parents et éducateurs, afin de mieux prévenir, avertir et informer les enfants et adolescents des conséquences d’une telle décision.

Tags:
EnfantsgenreSexualité
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