Alors que deux attaques attribuées aux groupes djihadistes ont fait 22 morts dont de nombreux chrétiens, début juillet au Burkina Faso, un missionnaire décrypte la situation pour Aleteia, tout en gardant l’anonymat pour sa sécurité et celle de ceux qui sont autour de lui. Témoignage poignant d’un prêtre qui décrit la tragédie sans fin qui se déroule dans ce pays où il est présent depuis plus de 30 ans.
C’est l’épicentre tragique des violences dans cette partie de l’Afrique de l’Ouest. Les attaques perpétrées par des groupes armés affiliés à Al-Qaïda et l'État islamique s’y multiplient et le caractère de la terreur semble s’aggraver de façon dramatique. Alors que les persécutions contre les chrétiens augmentent au Nigéria, le Burkina Faso s’enfonce à son tour dans une spirale de violence. Dans la nuit du 3 au 4 juillet, 22 personnes (d’après un premier bilan officiel provisoire) ont été tuées lors d’une attaque à Bourasso, dans le diocèse de Nouna, au nord-ouest du Burkina Faso.
Pour un missionnaire installé depuis plus de trente ans au Burkina Faso, il s’agit d’une "tragédie sans fin". Connu pour de nombreux projets d’évangélisation sur place, membre d’une congrégation à vocation missionnaire dont l’histoire remonte au XVIIème siècle, ce religieux de soixante ans, décrypte pour Aleteia la situation dramatique du pays et celle des chrétiens persécutés. Pour des raisons de sécurité, pour lui comme pour son entourage, ni son nom ni sa localisation ne peuvent être dévoilées.












