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“Si l’Europe abandonne l’Ukraine, elle perdra sa propre liberté”

9 min de lecture
Żołnierze ukraińscy modlą się w cerkwii w Kijowie

Crédit : Lafargue Raphael/ABACA/Abaca/East News

"Si l'Europe abandonne l'Ukraine, elle perdra tôt ou tard sa propre liberté. Il est donc nécessaire de s'opposer à cette barbarie sur tous les fronts", explique depuis Kiev, Constantin Sigov, philosophe et directeur du Centre européen à l’Université de Kiev (Ukraine).

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Philosophe, éditeur et directeur du Centre européen à l’Université de Kiev, Constantin Sigov est l’un des intellectuels les plus connus d’Ukraine, particulièrement engagé dans la défense des droits de l’homme et de la dignité de la vie humaine sous tous ses dimensions. L'une de ses contributions durables au dialogue œcuménique a été la fondation et la direction du Centre Saint Clément à Kiev. Il dirige également la célèbre maison d'édition "Duch i Litera" ("Esprit et lettre") et participe aux travaux du Conseil des églises et des organisations religieuses de Kiev. Depuis Kiev, il analyse pour Aleteia les enjeux politiques et éthiques pour son pays, mais aussi pour l’Europe.

Aleteia : L'archevêque gréco-catholique de Kiev, Sviatoslav Shevchuk, a déclaré que "l'Ukraine devient le centre spirituel du monde". Comment faut-il comprendre ces mots ?
Konstantin Sigov : Aujourd'hui, le défi le plus important est de défendre la dignité humaine. Et c'est aussi la lutte, dont l’Ukraine est le centre aujourd'hui. L'Ukraine est le lieu où nous devons défendre cette vérité fondamentale. Et quand on donne sa vie pour les autres, c'est le témoignage le plus essentiel qui donnera du courage aux autres.