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À Paris, un homme broie une hostie consacrée pendant la communion

COMMUNION

Pascal Deloche | Godong

Agnès Pinard Legry - publié le 17/01/22 - mis à jour le 18/01/22

Alors qu’il distribuait la communion lors de la messe dominicale ce 16 janvier, le père Simon de Violet, vicaire de la paroisse du Saint-Esprit (XIIe arrondissement), s’est retrouvé face à un homme qui a reçu l’hostie avant de la réduire en miettes et la jeter par terre. Un geste d’une grande violence pour l’Église, une profanation, qui nécessitera une messe de réparation célébrée ce mercredi.

C’est une scène d’une grande violence spirituelle qui s’est déroulée dimanche 17 janvier dans la paroisse du Saint-Esprit (XIIe arrondissement parisien). Alors que le père Simon de Violet, l’un des vicaires, distribue la communion en pleine messe dominicale, un homme arrive et tend la main afin de recevoir le corps du Christ. Mais au lieu de le porter à sa bouche, il soulève l’hostie à hauteur du visage et l’écrase en mille morceaux avant de la laisser tomber sur le sol. « C’était la grande messe de 11h qui correspond aussi à la deuxième étape de baptême pour les enfants, il y avait beaucoup de monde », détaille à Aleteia le père Simon, encore sous le choc. Quand l’homme s’approche, il ne remarque rien de suspect. Tout se passe très vite. « Il a pris l’hostie, a levé la main à hauteur de son visage et l’a écrasée comme on pourrait le faire pour une chips ! ».

Se ressaisissant, le prêtre le saisit alors par la veste en l’interpellant. « Il m’a simplement répondu « Pour Nadia » avant de se fondre dans la foule. L’acte était donc réfléchi, prémédité », reprend-t-il. « Ses mains étaient un peu boursoufflées, avec quelques blessures, comme c’est le cas des personnes qui consomment des stupéfiants ou de l’alcool de manière excessive. Mais il était pleinement conscient. » Rapidement le prêtre demande aux fidèles de se reculer afin qu’il aille chercher une coupelle pour ramasser ce qu’il pouvait. « J’ai fait en sorte que le corps du Christ ne soit pas plus atteint que ce qui n’était déjà. »

« Profaner le corps du Christ est beaucoup plus grave qu’un sacrilège sur une statue ou le vol d’une quête », rappelle le prêtre. « C’est le sommet de ce qu’il y a de plus grave en termes liturgique et sacramentel. Le corps du Christ est le trésor de l’Église. » Alors que ce début d’année a été marqué par plusieurs profanations d’églises, le père Simon y voit « des vagues d’attaques du diable » comme il y en a eu tout au long de l’histoire. « Les puissances du mal se déchaînent, c’est une façon d’éprouver l’Église pour qu’elle fasse confiance en Dieu et se souvenir que le diable a été vaincu par le Christ. Et cet homme qui a broyé l’hostie était sous l’influence du diable. »

J’ai décidé de porter l’hostie en procession de sortie. Nous avons traversé le peuple de Dieu avec le corps brisé du Seigneur.

À la fin de la messe, le père Simon a décidé d’expliquer à l’assemblée ce qui venait de se passer. « Pour celles et ceux qui n’avaient pas vu la scène mais aussi pour les enfants assis au premier rang qui ont tout vu sans forcément comprendre la portée de ce geste », reprend le jeune prêtre. « J’ai décidé de porter l’hostie en procession de sortie. Nous avons traversé le peuple de Dieu avec le corps brisé du Seigneur. Il y a quelque chose de prophétique et de dramatique là-dedans. »

Une messe de réparation

Après la messe, le curé de la paroisse, le père Arnaud Duban, a mis l’hostie dans l’eau afin de la diluer. « Nous avons ensuite récité une prière et mélangé cette eau à la terre », reprend le père Simon. « Le corps du Christ ne se jette pas, même brisé en mille morceaux », explique-t-il. Spirituellement une messe de réparation doit avoir lieu mercredi 19 janvier. Elle sera célébrée soit par le vicaire général, Mgr François Gonon, soit par le curé, le père Arnaud Duban. « Nous allons saisir l’occasion de ce drame pour aider les paroissiens et les enfants qui étaient présents à avoir un sens juste du sacré du corps du Christ. »

Parce que cette profanation n’a rien d’anodin, le père Simon, en accord avec son curé, a décidé d’en parler dans la foulée. « Nous avons fait le choix d’être dans la transparence pour plusieurs raisons. Le mal, il faut l’affronter les yeux dans les yeux. Il faut nommer les choses », avance le prêtre. « Cela doit également nous aider à mieux vénérer et respecter le corps du Christ. » Mais attention néanmoins « à ne pas tomber dans la victimisation et le communautarisme », alerte-t-il. « L’Église ne se considère pas comme une communauté parmi d’autre mais une communauté universelle. Elle a toujours veillé à ne pas s’enfermer dans un quelconque communautarisme. »

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