Recevez la newsletter d'Aleteia chaque jour!
Démarrez la journée avec la newsletter d'Aleteia
Je m'abonne gratuitement !
Aleteia

Sur le pont Alexandre III, un hommage physique et virtuel aux deux légionnaires tués au Mali

Antoine WDOWCZYNSKI / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
Partager

Malgré le confinement, les Français ont pu rendre virtuellement hommage, ce jeudi 7 mai, au brigadier-chef Martynyouk et au brigadier Clément, deux légionnaires du 1er régiment étranger de cavalerie morts pour la France, lors du passage du cortège funéraire sur le pont Alexandre III. Un moment retransmis en direct sur les réseaux sociaux grâce à un drone permettant à chacun de se recueillir.

On le surnomme « le pont de l’honneur ». Le pont Alexandre III est devenu, au fil des années, le lieu de rassemblement pour les Français souhaitant rendre un dernier hommage aux soldats morts en opérations extérieures ou en service commandé. Ce jeudi 7 mai, malgré le confinement empêchant de se déplacer physiquement sur le pont pour un dernier hommage au brigadier-chef Martynyouk et au brigadier Clément, deux légionnaires du 1er régiment étranger de cavalerie tués à quelques jours d’intervalles alors qu’ils étaient engagés dans la au Mali dans le cadre de l’opération Berkhane, chacun a pu s’y joindre virtuellement en suivant en direct sur les réseaux sociaux le passage du cortège funéraire. Cette retransmission en direct, permise grâce à un drone, a été suivie par des centaines de personnes. Une cérémonie funèbre a ensuite été rendue jeudi dans l’intimité à l’Hôtel des Invalides en hommage aux deux soldats français.

« L’hommage populaire sur le pont Alexandre III est une initiative du gouverneur militaire de Paris qui remonte à 2011, une année particulièrement meurtrière pour l’armée française », expliquait il y a quelques mois à Aleteia le bureau du gouverneur. Engagées dans le conflit afghan depuis 2001, les troupes françaises ont perdu 78 hommes cette année-là. En août, deux légionnaires du 2e régiment étranger de parachutistes (2e REP), le caporal-chef Kisan Bahadur Thapa et le caporal Gerhardus Jansen, sont tués au combat en Kapisa (Afghanistan).

Gouverneur militaire de Paris de l’époque et lui-même ancien patron de la Légion étrangère, le général Bruno Dary décide de crée le « plan Hommage » qui a pour vocation d’accueillir les dépouilles des soldats français morts au combat en transit sur la capitale et avant les obsèques qui se dérouleront dans la ville de garnison ou aux Invalides. Alors que les corps arrivent à l’Hôtel National des Invalides, escortés par une garde d’honneur de la garde Républicaine, la proche famille et une délégation régimentaire leur rendent alors les honneurs au cours d’une cérémonie placée sous le signe de l’intimité.

Mais « tous ceux qui souhaitent s’associer à la mémoire du sacrifice de nos soldats, morts pour la France, peuvent le faire en manifestant leur présence sur le pont Alexandre III, si possible avec un drapeau français, lors du passage du convoi funéraire », avait-il annoncé. Depuis le pont Alexandre III est devenu l’un de ces lieux si particuliers où la Nation rejoint l’armée dans un ultime hommage à ceux qui sont morts pour elle.