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Les six choses à faire pour bien suivre la messe à la télévision

La messe télévisée retransmise sur France 2.
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Que l’on soit seul ou avec des enfants, comment bien suivre la messe télévisée et recevoir toutes les grâces que le Seigneur veut nous donner, même par écran interposé ? Voici quelques idées, avec les conseils du frère Philippe Jaillot, dominicain, prieur du couvent de Toulouse. Le frère Philippe a travaillé au service de la messe télévisée de France 2, le Jour du Seigneur, pendant treize ans jusqu’en 2018.

Puisque la messe télévisée nous est servie sur un plateau, jusque dans notre salon ou notre chambre, le risque est grand d’y assister en restant passif, de la regarder comme un spectacle. Avant d’allumer la télévision, sommes-nous bien convaincus que la messe est un rendez-vous d’amour au cours duquel Dieu veut se donner à nous ? « Il attend que nous Lui soyons unis, que nous l’aimions et le laissions nous aimer, que nous choisissions la vie avec la foi profonde qu’elle vient de Lui, notre créateur et notre sauveur », explique le frère Philippe Jaillot. Nous ne pouvons pas, en ces circonstances exceptionnelles, recevoir Dieu de manière concrète et efficace dans ses sacrements. Raison de plus pour ne pas se contenter de regarder la messe, mais d’y participer en y engageant toute notre personne.

Faire un acte de foi

« Pour ce qui est de la préparation personnelle de celui qui regarde la messe à la télévision, il peut déjà se demander s’il confesse bien que le sacrement auquel il veut participer (ce qui vaut même en se rendant à l’église, quand on le peut), a pour finalité de sanctifier les hommes, d’édifier le Corps du Christ (l’Église), afin de rendre un culte à Dieu (Catéchisme de l’Église catholique, n°1123) ». Quand nous participons à la messe télévisée, nous ne le faisons pas pour nous tout seuls. En nous mettant en relation avec des milliers de téléspectateurs, la télévision nous offre une occasion de communion ecclésiale. Nous pouvons nous le remémorer avant le début de la messe : nous allons être en communion avec toute l’Église, même si nous ne sommes pas dans une église. Si nous sommes avec des enfants, nous pouvons le leur rappeler pour bien solenniser cet événement.


Se disposer intérieurement à participer à la messe télévisée

Comme pour la messe dominicale, les détails extérieurs permettent de se mettre en condition. Certaines personnes ont l’habitude de s’endimancher en soignant leur tenue vestimentaire. Nous pouvons le faire à la maison pour honorer le dimanche, jour du Seigneur. Mieux vaut aussi ne pas s’installer à la dernière minute et dans la précipitation. La diffusion d’une musique sacrée plusieurs minutes avant le début de la messe peut nous aider à nous recentrer sur Dieu. Et comme les retransmissions ménagent peu de temps de silence, nous pouvons prévoir un moment de recueillement avant et/ou après la messe, pour faire notre examen de conscience et rendre grâce.

Soigner les détails matériels

Pourquoi ne pas préparer un coin prière en installant une petite table devant l’écran, recouverte d’un linge blanc, avec une bougie, un crucifix et, à côté, une image ou une statue de la sainte Vierge ? Un détail liturgique peut être aussi ajouté : une bougie violette pour le Carême, un drap rouge pour le Vendredi Saint, des fleurs en papier pour le dimanche de Pâques et tout le temps pascal. Dégager l’espace sur lequel l’écran est posé aide aussi à bien se concentrer (enlever cadres, livres, cahiers, tasse à café…).

Plusieurs messes différentes sont proposées. Celle de la paroisse (retransmise sur Youtube) favorise le maintien des liens avec nos prêtres. Les enfants seront heureux de les revoir à l’écran et de chanter des chants qu’ils connaissent (certaines paroisses envoient les feuilles de chant). La messe à la télévision (Le Jour du Seigneur ou KTO) offre le confort de la qualité de l’image, des différents plans, d’une liturgie peut-être différente de d’habitude, la joie d’être en communion avec tous les téléspectateurs et donc des proches qui regardent la même messe.

Se préparer à combattre les distractions

« Se rendre disponible à un temps sur lequel on n’agit pas est important », remarque le dominicain. « Je peux avoir besoin surtout du contact avec quelque chose qui me raccroche facilement à Dieu que je prie : une croix sur laquelle je pose ma main, mon chapelet que je serre, ma Bible que je dépose près de moi, l’Évangile que je vais peut-être faire embrasser aux enfants. » Même si objectivement, répondre au téléphone ne va pas déranger le prêtre qui célèbre, nous pouvons décider de sanctuariser cette heure de messe, en ne la réservant qu’au Seigneur. Si nous avons des enfants, nous pouvons les canaliser en imprimant à l’avance le coloriage de la messe et le partage d’Évangile.

Participer activement pendant la messe

Devant l’écran, certains chantent, d’autres non, certains ont les yeux ouverts, d’autres préfèrent les fermer. « Chanter ou entendre dans une attitude d’écoute sont une forme de participation », indique le père Philippe Jaillot. « Dans les deux cas, nous devons nous dire que nous faisons une expérience : la messe est un événement. Quelque chose se passe et j’y suis associé pleinement. Je dois être dans l’état d’esprit d’être à un événement et non pas à une représentation intemporelle. »

Comme à la messe à l’église, nous pouvons répondre au prêtre, nous agenouiller, rester debout et nous asseoir. « Les gestes et les paroles au cœur des sacrements, attendent notre foi et la nourrissent ». Avec des enfants, la messe télévisée est une occasion en or pour répondre à leurs questions, attirer leur attention sur tel ou tel détail de la liturgie, les aider à suivre leur missel, sans déranger les voisins.

Pendant l’offertoire, nous pouvons leur proposer de faire la quête (il suffira de convertir les espèces en don à la fin du confinement) ou d’apporter en procession au coin prière une offrande qui manifeste le don de toute leur personne et de toute leur vie à Jésus. Pour les adultes, avant ou après la messe, il est possible et même recommandé de donner à la quête via des applications dédiées.

Se préparer à la communion spirituelle

Être privés de communion nous permet de comprendre en creux que « la messe ne se réduit pas à la communion », souligne le frère dominicain. « Elle est d’abord offrande de nous-même à Dieu, participation au sacrifice du Christ, action de grâce pour le salut qu’Il nous donne. » Cette privation nous permet d’expérimenter aussi la communion spirituelle. Le jeûne eucharistique est-il requis pour celle-ci ? Il n’existe pas de règle, indique le père Jaillot. Pourtant, il encourage à le maintenir : « Jeûner c’est dire que nous voulons recevoir Celui qui veut habiter notre âme ». En d’autres termes, jeûner crée en nous un vide pour nous remplir de la présence du Seigneur.

[1] Pour ce qui est de la télévision, dans l’Exhortation apostolique sur l’Eucharistie (n°57), le pape Benoît XVI avait accordé un paragraphe aux moyens de communication : « Pour ce qui concerne la valeur de la participation à la Messe, rendue possible par les moyens de communication, celui qui assiste à ces retransmissions doit savoir que, dans des conditions normales, il ne satisfait pas au précepte dominical. En effet, le langage de l’image représente la réalité, mais il ne la reproduit pas en elle-même. S’il est très louable que les personnes âgées et les malades participent à la Messe dominicale par les retransmissions radio-télévisées, on ne pourrait en dire autant de celui qui, par ces retransmissions, voudrait se dispenser de se rendre à l’église pour participer à la célébration eucharistique dans l’assemblée de l’Église vivante. »

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