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Le Carême, un temps pour « renoncer aux bavardages » et « s’adresser au Seigneur »

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Le désert « n’est pas un lieu de mort mais de vie, car dialoguer en silence avec Dieu nous redonne vie », affirme le pape François lors de l’audience générale le 26 février 2020. En ce Mercredi des cendres, le pontife démarre ainsi une catéchèse sur le Carême. Après sa catéchèse, le Pape a par ailleurs évoqué un déplacement cette année en Irak. 

Le Carême dans lequel entrent les chrétiens est un temps pendant lequel ils vont suivre Jésus qui se retira 40 jours au désert, tenté par le diable, indique le successeur de Pierre. Le désert « nous éloigne du vacarme qui nous entoure pour faire place, en nous, à la Parole de Dieu ». « On y retrouve l’intimité du Seigneur qui parle dans le silence », assure le pape.

Le « désert », déclare-t-il, « met en lumière les inclinations de notre cœur et nos duplicités ». Il n’est pas « un lieu de mort mais de vie, car dialoguer en silence avec Dieu nous redonne vie ». Au désert, « lieu de l’essentiel », il faut savoir renoncer aux choses vaines et superflues et à chercher la beauté d’une vie plus simple ».

Le Carême est donc le « temps propice pour éteindre la télévision » et ouvrir la Bible, le temps de renoncer aux paroles inutiles, aux bavardages, et de s’adresser au Seigneur. Pour laisser le téléphone et se connecter à l’évangile. Il s’agit en un mot de prier, insiste-t-il.

Au désert, Jésus invite les fidèles à prêter attention à ce qu’il leur dit : « Faisons un effort, dans la prière, pour entendre sa voix qui nous parle, la voix de la conscience et du bien », demande le pape. Chacun sera alors conduit vers tous ceux qui, « contraints de se taire », demande en silence du secours.

Voyage en Irak ?

Après sa catéchèse, l’évêque de Rome a salué les pèlerins venus du Proche Orient « spécialement » ceux venus d’Irak. « À vous je vous dis que je suis très proche. Vous êtes un champ de bataille. Vous souffrez d’une guerre d’une frontière à l’autre. Je prie pour vous et pour la paix dans votre pays dans lequel il était prévu que je me rende cette année. »

Le pape François a en effet été convié formellement en Irak. S’il est à l’étude, un voyage apostolique dans ce pays a maintes fois été repoussé en raison des difficultés d’assurer sa sécurité.

Proximité avec les patients atteints par le coronavirus

Au terme de l’audience, le pontife souhaite « exprimer une fois de plus » sa proximité avec les patients atteints par le coronavirus et avec les agents de santé qui les traitent. Il assure également être aux côtés des autorités civiles et de tous ceux qui travaillent pour aider les patients et arrêter l’infection.

En Italie, onze personnes sont mortes du virus. 322 personnes sont infectées dans le pays, le premier du continent européen à mettre en place un cordon sanitaire autour d’une dizaine de villes. En France, sur les quatorze cas avérés d’infection, un Chinois est mort, onze autres patients sont guéris. Au total dans le monde, 81.000 personnes ont été infectées, 2.765 sont mortes et 30.000 sont guéries.