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Vivre le carême comme un appel de Dieu

Pascal Deloche - Godong

Dom Samuel Lauras - Publié le 25/02/20

C’est bien une question pratique et spirituelle qui se pose au début du carême : est-ce l’homme qui cherche Dieu ou bien est-ce Dieu qui cherche l’homme ?

Qui cherche qui ? Est-ce l’homme qui cherche Dieu, ou bien est-ce Dieu qui cherche l’homme ? Cette question pourrait paraître futile, mais en la formulant différemment, elle prend tout son sens : est-ce nous, pendant ce carême, qui devrons nous efforcer de chercher Dieu avec plus de zèle, ou bien est-ce Dieu qui viendra à nous plus profondément ? Cette question pourrait être abordée théologiquement à partir des médiations ascendante et descendante. Le Christ, récapitulant en lui ces deux voies, s’est abaissé jusqu’à prendre notre humanité et l’a élevée à la dignité de fils de Dieu par sa mort et dans sa résurrection. Pour autant, aussi utiles que soient ces réflexions, c’est bien une question pratique et spirituelle qui se pose au début du carême : est-ce l’homme qui cherche Dieu ou bien est-ce Dieu qui cherche l’homme ?

Faudrait-il laisser Dieu faire ?

« Revenez à moi de tout votre cœur, dans le jeûne, les larmes et le deuil » exhorte le prophète Joël (Jl 2, 12-18). « Déchirez vos cœurs et non vos vêtements, revenez au Seigneur votre Dieu. » C’est donc nous, semble-t-il, qui allons faire la route. L’épître aux Corinthiens apporte une nuance : « Au nom du Christ, laissez-vous réconcilier avec Dieu » (2 Co 5, 20). La forme verbale est au passif. C’est intéressant ! Faudrait-il laisser Dieu faire ? L’Apôtre rappelle comment le Christ a été « par Dieu identifié au péché pour que nous devenions justes de la justice même de Dieu ». Ce serait donc plutôt au Sauveur que revient l’œuvre de notre sanctification.




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Ainsi, l’invitation à la conversion vient de Dieu, c’est lui qui envoie le prophète alerter son peuple. C’est « Dieu lui-même qui lance un appel ». Et nous, que nous revient-il ? Nous sommes invités « à ne pas laisser sans effet la grâce reçue de lui ». C’est peu et c’est beaucoup.

Une activité dans une certaine passivité

Nous devons donc mettre en œuvre une réelle activité non sans accepter une certaine passivité. L’expérience montre, de fait, que les événements les plus féconds en vue de notre conversion sont presque toujours ceux que nous n’avons pas choisis. Événements et situations éprouvantes qui nous surprennent, que nous n’arrivons pas à déchiffrer au moins dans un premier temps, et qui balaient, énergiquement, ce qui fait obstacle à l’action de Dieu en nous. Pour que ces événements deviennent occasion de conversion, la condition sera de consentir sans révolte afin de découvrir la main de Dieu qui se cache derrière eux. Sachons identifier ces situations et les accueillir avec reconnaissance. Car entre l’invitation de Dieu et notre réponse, se situe précisément ce que la tradition chrétienne appelle le combat spirituel.

Le combat spirituel dans le secret

Remarquons que l’Évangile demande avec insistance que ce combat demeure un secret entre Dieu et nous (Mt, 6). S’il devenait public, il serait altéré par le regard que les autres portent sur nous, par notre désir surtout d’être confirmés dans nos efforts par l’estime que nous voudrions qu’ils nous portent. L’Évangile ne parle évidemment pas ici du père spirituel qui sait conseiller en gardant les secrets.

Puisque c’est Dieu lui-même qui nous cherche, que pourrions-nous craindre ? Car si nous ne sommes que poussière, et appelés à y retourner, lui est « tendre et miséricordieux, lent à la colère et plein d’amour, renonçant au châtiment ».


POPE FRANCIS

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