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Faut-il être poli avec les assistants vocaux ?

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Les enceintes connectées envahissent les maisons et les enfants ne sont pas les derniers à leur demander de menus services. La question se pose donc, faut-il dire « s’il te plait » et « merci » à Alexa ou à Siri, les assistants vocaux d’Amazon et d’Apple ? Réponse de Serge Tisseron, psychiatre et psychanalyste, membre de l’Académie des technologies.

Depuis qu’il est tout petit, vous vous évertuez à apprendre la politesse à votre enfant, notamment lorsqu’il demande quelque chose. Mais voilà, lorsqu’il demande à Alexa de monter le son de sa musique, doit-il dire « s’il te plait » et « merci » ? Les fabricants tentent de les y engager, s’achetant ainsi la confiance des parents sur leur vertu éducative. Le programme « Magic Word » (mot magique) d’Amazon US encourage ainsi la politesse en répondant « Merci de demander si gentiment » ou « de rien » lorsque l’enfant utilise une formule de politesse.

Cependant, pour Serge Tisseron, psychiatre spécialiste des nouvelles technologies, être poli avec les chatbots revient à brouiller « l’indispensable distinction entre l’humain et la machine ». Pour la première fois dans l’histoire, ces outils connectés établissent une forme de réciprocité entre l’homme et la machine. Dire merci à Alexa, c’est finalement l’élever au même rang que celui des humains. Habituellement, on ne dit pas merci à une machine ou à un appareil électroménager. C’est pourquoi Serge Tisseron préconise de bannir toutes formules de politesse avec un assistant vocal. « Plutôt que d’apprendre à nos enfants à être polis aujourd’hui avec les enceintes connectées, et demain avec les robots conversationnels, il vaudrait mieux leur apprendre que ces machines ne font pas partie de la même catégorie que leur père, leur mère, leurs frères et leurs sœurs, mais qu’ils appartiennent plutôt à celle de la télévision et du grille-pain », conseille-t-il dans son prochain livre L’emprise sournoise des machines parlantes (Les Liens qui Libèrent) à paraître le 18 mars.

Si la différenciation entre la machine et l’humain semble évidente aujourd’hui, elle le sera de moins en moins dans les années à venir. En effet, plus l’intelligence émotionnelle et sociale des robots s’affinera, plus la distinction entre humains et machines disparaîtra, prédit Serge Tisseron. « Savoir identifier ce qui rend les humains différents des machines sera une compétence sociale de plus en plus essentielle au fur et à mesure que les intelligences artificielles infiltreront tous les aspects de nos vies. »

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