Recevez la newsletter d'Aleteia chaque jour!
Chaque jour, du beau, du bon et du vrai avec la newsletter d'Aleteia!
Je m'abonne gratuitement!
Aleteia

Sainte Thérèse de Lisieux, une écolo avant l’heure ?

SAINTE THERESE DE L'ENFANT-JESUS
© Fred de Noyelle / Godong / Montage Aleteia
Partager

Patronne des missions, sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, l’une des saintes qui a le plus attiré la sympathie du grand public, surprend sans cesse. Mystique, docteur de l’Église, elle était aussi sensible à la beauté de la Création. Lisez sa prière « Le Cantique de Céline », écrite avec une grâce étonnante.

Nommée patronne des missions en 1927, sainte Thérèse de Lisieux est une constante source d’inspiration pour les chercheurs de sens et de sainteté. Elle est « la plus grande sainte des temps modernes », selon le pape Jean Paul II. Une de ses facettes moins connues et qui pourrait nous surprendre, c’est quand elle nous montre la voie de la nouvelle évangélisation de l’amour par une écologie intégrale. C’est ce qu’a souligné le pape François dans son encyclique Laudato Si’ en mentionnant la petite Thérèse, celle qui invite à ne jamais manquer l’occasion de n’importe quel petit geste en vue du bien commun et de l’écologie intégrale.

Son Cantique de Céline, une prière sous forme de poème, en est une illustration étonnante. Sainte Thérèse l’a écrit à la demande de sa sœur Céline, alors novice au carmel, et elle le lui offrira comme cadeau d’anniversaire. Ce qui est intéressant à savoir, c’est que l’inspiration de ce texte est née suite à un petit incident.

Nous sommes fin février 1895. Depuis un an, Céline Martin est novice au carmel de Lisieux. Après avoir pris soin de son père jusqu’à son décès, elle est venue y rejoindre trois de ses sœurs. Jugée trop « personnelle », Céline, devenue sœur Geneviève de la Sainte Face, a quelques difficultés à s’adapter aux règles de la vie religieuse. Thérèse, très proche de sa sœur, veille particulièrement sur elle. Par tous les moyens, elle tente de l’entraîner dans sa petite Voie spirituelle.

Un jour, alors que le printemps s’annonce visiblement, la novice cueille dans le jardin du carmel un perce-neige sans en avoir demandé la permission. Thérèse lui explique que le jardin du couvent n’est pas celui des Buissonnets, leur maison natale, où elle pouvait faire tout ce qu’elle voulait. Mais voyant Céline pleurer et souffrir de cette déobéissance mineure à la règle, Thérèse cherche à la consoler : elle fredonne la mélodie composée par son père en chantant un cantique dont elle ne trouve que les deux premiers vers : « La Fleur que je cueille, ô mon Roi, C’est toi ».

Un peu plus tard, elle reprend l’idée et la développe en écrivant des lignes qui vont composer l’un de ses plus beaux poèmes. Le Cantique de Céline offre un regard contemplatif sur la beauté de la nature dans toutes ses composantes, y compris humaine. En voici les premières strophes :

Oh ! que j’aime la souvenance
Des jours bénis de mon enfance….
Pour garder la fleur de mon innocence
Le Seigneur m’entoura toujours
D’amour !….

Aussi, malgré ma petitesse
J’étais bien remplie de tendresse
Et de mon coeur s’échappa la promesse
D’épouser le Roi des élus
Jésus !…

J’aimais au printemps de ma vie
Saint Joseph, la Vierge Marie
Déjà mon âme se plongeait ravie
Quand se reflétaient dans mes yeux
Les Cieux !…

J’aimais les champs de blé, la plaine
J’aimais la colline lointaine
Oh ! Dans ma joie je respirais à peine
En moissonnant avec mes soeurs
Les fleurs.

J’aimais à cueillir les herbettes
Les bluets… toutes les fleurettes
Je trouvais le parfum des violettes
Et surtout celui des coucous
Bien doux…

J’aimais la pâquerette blanche
Les promenades du Dimanche
Les petits oiseaux chantant sur la branche
Et l’azur toujours radieux
Des Cieux.
[…]

Pour lire la suite et découvrir le manuscrit du poème, cliquez sur ce lien.

À découvrir : les plus belles citations des saints sur la beauté de la Création :