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Disparition inquiétante à l’étranger : que font les autorités françaises ?

BAGHDAD PROTEST
AHMAD AL-RUBAYE | AFP
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Quatre collaborateurs de l’associations SOS Chrétiens d’Orient ont disparu lundi 20 janvier alors qu’ils étaient à Bagdad (Irak). Pour le moment, et en l’absence de revendication ou de demande de rançon, il s’agit d’une « disparition inquiétante ». Une situation qui répond à des critères précis et qui suit une procédure établie par le Quai d’Orsay.

Silence radio. Depuis l’annonce de la disparition de quatre collaborateurs de l’association SOS Chrétiens d’Orient, trois Français et un Irakien, aucune information n’a filtré sur l’évolution de la situation. Salariés de l’association depuis plusieurs années, ils s’étaient rendus à Bagdad afin de procéder « au renouvellement de leurs visas et à l’enregistrement de l’association auprès de l’administration irakienne ». Mais depuis lundi 20 janvier, ils n’ont plus donné aucune nouvelle. Après plusieurs tentatives de contact restées infructueuses toute la journée de mardi, l’alerte a été donnée mercredi 22 janvier aux autorités françaises. Pour l’heure, aucune revendication ni demande de rançon n’ont été formulées, ou en tout cas communiquées. « Sur la question concernant les quatre personnes de SOS Chrétiens d’Orient qui ont disparu, nous suivons cela de très près, y compris avec l’association concernée », a précisé Jean-Yves Le Drian, ministre des Affaires étrangères, lors de ses vœux à la presse ce 27 janvier. « Mais pour l’instant, nous n’avons pas d’élément supplémentaire à vous dire. Dans ce genre de situations, je suis généralement d’une grande discrétion. C’est généralement la meilleure manière d’arriver à des résultats ».

D’après les procédures établies par le ministère des Affaires étrangères, il s’agit donc, pour le moment, d’une « disparition inquiétante ». Si tous les services de l’État sont mobilisés et que les services de renseignement ont été alertés, qu’est-ce que les autorités consulaires — ici l’ambassade de France en Irak — peuvent-elles concrètement faire ? Les autorités doivent d’abord consulter les registres consulaires pour vérifier si la personne recherchée y figure. Dans l’affirmative, ils comparent les informations correspondantes et procèdent, le cas échéant, « à la diffusion d’un avis de recherche auprès de tous les services compétents sur place », précise le ministère. Elles prennent également « attache avec les autorités locales concernées (police, services de secours, services hospitaliers, services d’immigration…) pour les informer de la situation, leur remettre l’avis de recherche et solliciter leur assistance ».

Les autorités françaises peuvent donc transmettre aux autorités locales, par l’intermédiaire de l’ambassade de France ou du consulat, toutes les informations communiquées par SOS Chrétiens d’Orient, elles peuvent solliciter l’assistance des autorités locales pour que des recherches soient entreprises et établir un avis de recherche qui sera diffusé dans le pays où la personne a disparu. À l’inverse, pour le moment, elles ne peuvent pas intervenir dans le cours d’une procédure judiciaire ou encore se substituer aux autorités locales pour mener les recherches.

L’intégralité du territoire irakien formellement déconseillée aux voyageurs

Alors que des appels à manifester « sont régulièrement lancés depuis quelques jours et donnent lieu à des rassemblements d’ampleur, notamment à Bagdad et dans les gouvernorats du sud », le ministère des Affaires étrangères recommande aux ressortissants Français présents en Irak de ne pas circuler et de rester en lieu sûr compte tenu du risque particulièrement élevé d’enlèvement. L’intégralité du territoire irakien est formellement déconseillée aux voyageurs.

En 2018, environ 350 disparitions inquiétantes ont été signalées à l’étranger. Si pour un très grand nombre d’entre elles, la résolution a été très rapide moins d’une centaine de cas ont donné lieu à l’ouverture d’une procédure judiciaire. Malheureusement quelques disparitions non résolues « s’inscrivent dans la durée ou se concluent de façon tragique par l’annonce du décès de la personne disparue », précise le ministère.


 

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