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Bioéthique : ne pas se taire

pascal moriniere
Pascal Morinière, présidente des AFC, lors du rassemblement Marchons Enfants, le 6 octobre 2019.
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Prendre la parole demande du courage dans un climat de pression idéologique qui transforme l’Agora en cour de justice médiatique, où les opposants à l’air du temps sont présentés comme des ennemis de la société, des droits et des libertés.

Quelques jours avant la manifestation Marchons Enfants du dimanche 19 janvier 2020, Mgr Michel Aupetit avait souligné la gravité des évolutions introduites par le projet de loi de bioéthique, actuellement en débat au Sénat : « Si nous nous taisons, les pierres crieront ! », s’était-il exclamé. C’est ainsi que l’archevêque de Paris a souhaité donner du courage aux personnes qui s’opposent à la PMA sans père et aux dérives eugénistes. Son propos est net : « Depuis des années, nous nous engageons toujours plus avant vers une dérive mercantile de pays nantis qui se payent le luxe d’organiser un trafic eugéniste avec l’élimination systématique des plus fragiles ».

Surmonter la peur

Il ne faut pas craindre de parler clairement sur ces sujets et de dénoncer ce qui doit l’être. Ou plutôt si, il faut le craindre, car le risque est d’être rangé dans les diverses catégories du « camp du mal » : homophobes, rétrogrades, obscurantistes, etc. C’est à craindre en effet. Il est donc plus ajusté de dire — non pas qu’il ne faut pas avoir peur — mais plutôt qu’il faut surmonter cette peur.

Encore et toujours, prendre la parole demande du courage dans ce climat de pression idéologique qui transforme l’Agora en cour de justice médiatique, où les opposants à l’air du temps ne sont pas écoutés ni raisonnablement contredits, mais presque présentés comme des ennemis de la société, des droits et des libertés.

Un exemple de courage

Dimanche dernier 26 janvier, la présidente des Associations familiales catholiques (AFC), Pascale Morinière, a fait preuve de ce courage si nécessaire, alors qu’elle était invitée à l’Élysée, parmi de nombreux représentants d’associations, à l’occasion de la commémoration officielle de la ratification de la Convention européenne des droits de l’enfant (CIDE). Dans cette atmosphère feutrée du Palais de l’Élysée, où règne une vivace survivance de l’esprit de cour, elle a interpellé face-à-face le président Macron pour souligner l’incohérence « de fêter la Convention internationale des droits de l’enfant et de priver en même temps des enfants de leur père ». Elle a par ailleurs offert au Président et à la première dame un ouvrage intitulé Paternité, signé de Fabrice Hadjadj et illustré par François-Xavier de Boissoudy (Éditions de Corlevour).

Il est toujours risqué de contredire « le Prince » sous les lambris qui abritent sa Cour, là où il a l’habitude de faire et dire toute chose selon son bon plaisir, sans que quiconque n’ose lui déplaire. Rappelons en effet que les AFC sont membres d’instances représentatives familiales très importantes et que Pascale Morinière aurait pu opter pour l’éternel et mortifère « surtout pas de vagues ». Voici un exemple de courage à suivre.

Précisions : Ichtus, dont Guillaume de Prémare est le secrétaire général, fait partie du collectif Marchons enfants !, qui rassemble une vingtaine d’associations, dont les Associations familiales catholiques (AFC) que préside Pascale Morinière. Ce collectif est à l’origine des manifestations contre le projet de loi bioéthique.

Chronique publiée en partenariat avec Radio Espérance, 29 janvier 2020

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