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Éducation : comment éviter les « on dirait que tu l’aimes plus que moi » ?

Gladskikh Tatiana - Shutterstock
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Trois conseils de Bernadette Lemoine et Diane de Bodman pour aider un enfant à trouver sa place dans la fratrie et s’épanouir au sein de sa famille.

« Tu l’aimes plus que moi ! », fait remarquer Marion à sa mère qui se voit attribuer une part de gâteau légèrement plus petite que celle de sa sœur. Ou encore Alban, qui trépigne pour que son père lui lise une histoire tandis que ce dernier est occupé à superviser les devoirs de l’aîné. Comment faire comprendre à ses enfants que nous les aimons tous autant qu’ils sont ? Qu’ils sont tous différents mais que chacun compte autant ? Voici quelques conseils donnés par Bernadette Lemoine, psychologue et psychothérapeute, et Diane de Bodman, dans Trouver les mots qui font grandir pour les aider à s’épanouir (Albin Michel).

1
Bannir les comparaisons, positives ou négatives

Qu’il s’agisse d’une comparaison positive (« tu as fait encore mieux que ta sœur ! ») ou négative (« c’est moins bien que ton frère »), elle empêche un enfant de trouver et d’assumer sereinement sa propre place au sein de la fratrie. Un enfant aura des difficultés à se construire personnellement s’il a l’impression de n’exister que par rapport à ses frères et sœurs. Sans compter que cela engendre un esprit de compétition, ou pire de rivalité, qui ne favorise pas une bonne entente fraternelle. Si la comparaison est facile et tentante pour des parents qui cherchent à apprécier le tempérament ou les talents de ses enfants, en aucun cas elle n’est bonne à dire devant l’enfant. Elle divise, introduit un sentiment d’infériorité ou de supériorité chez l’enfant et engendre rivalités et jalousies.

Shutterstock

Si Bernadette Lemoine invite les parents à ne pas émettre de comparaisons, elle incite aussi à apprendre aux enfants à ne pas se comparer entre eux. Nous pouvons dire : « Dans la famille, nous sommes tous différents. Nous n’avons pas à nous comparer, à concourir. En te comparant, tu ne gagneras pas plus d’amour de la part de papa et maman. Tu dois être qui tu es, avec tes plus et tes moins. » La psychologue propose de comparer la famille à un arc-en-ciel pour démontrer que chaque membre y est indispensable : « Notre famille est comme un arc-en-ciel : c’est beau ! Vous êtes tous différents et chacun de vous compte autant. L’arc-en-ciel est beau si toutes les couleurs y sont. »

2
Montrer que chaque enfant est unique

Chaque enfant est unique, et a besoin de se sentir unique. Le Seigneur, lui, a trouvé les mots pour le faire savoir explicitement à son peuple : « Parce que tu as du prix à mes yeux, que tu as de la valeur et que je t’aime », dit-il dans le livre d’Isaïe. À chaque parent de trouver les paroles ou les gestes adéquats pour faire comprendre à chacun de ses enfants qu’il est unique et qu’il l’aime tel qu’il est, avec ses forces et ses fragilités. Selon son langage de l’amour, cela peut passer par des paroles, des gestes tendres, des moments de qualité avec chaque enfant, seul, selon ses goûts et son âge.

3
Rappeler que l’égalité n’est pas la justice

Les heures de coucher diffèrent selon les enfants, le temps consacré à chacun n’est peut-être pas le même, une admiration sera plus appuyée selon l’effort fourni… Cependant, « il n’y a pas lieu de trouver injustes certaines différences que peuvent faire les parents puisque les enfants eux-mêmes sont différents », soulignent les auteurs. L’égalité n’est pas la justice. Cela, un enfant peut le comprendre. « La justice, c’est ce qui s’ajuste à chacun, ce qui est bon pour chacun. Vous avez des âges différents, des goûts différents… et tant mieux ! Il ne serait pas juste de vous traiter de la même façon », peut-on expliquer avec les mots de Bernadette Lemoine et Diane de Bodman.

SON
Shutterstock

Quant à la question des services demandés, elles invitent à souligner qu’un enfant est appelé à être responsable en grandissant : « C’est vrai qu’on te demande parfois plus de services qu’à ton petit frère. À lui, je demande autre chose. Je comprends que cela te coûte, que cela te paraisse injuste/ énervant/ difficile. Quand tu étais petit, on a tout fait pour toi. Maintenant que tu es plus grand, il y a des choses que tu peux faire par toi-même et pour toi-même. Tu commences aussi à pouvoir faire des choses pour les autres ».

Trouver les mots qui font grandir pour les aider à s’épanouir (8-13 ans), Bernadette Lemoine et Diane de Bodman, Albin Michel, novembre 2019, 12,50 euros.

À lire aussi : sept manières de dire « je t’aime » à son enfant
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