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Crèche vivante à Toulouse : ne céder ni aux voyous ni à la tentation identitaire

Crèche vivante
La crèche vivante à Toulouse.
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Alors qu’une crèche vivante organisée à Toulouse par l’association Vivre Noël autrement a été interrompue, samedi 14 décembre, par une cinquantaine d’individus, les catholiques ne doivent pas céder aux voyous. Mais ils ne doivent pas davantage céder à la tentation identitaire.

Depuis sept ans l’association Vivre Noël autrement organise chaque année à Toulouse, un samedi de l’Avent, une crèche vivante qui anime une place de la ville. Une pastorale est présentée par des enfants costumés, un âne et des moutons sont mobilisés, des chorales et des ensembles instrumentaux se produisent.

Aussi étonnant que cela puisse paraître, cette initiative est perçue par certains comme une provocation. L’Église de France, qui n’a jamais été aussi faible sur le plan temporel, et donc jamais aussi proche du mystère de la nativité sur le plan spirituel, continue à faire peur à certains au point que le sectarisme, ou plutôt l’ignorance, conduit parfois à de navrants psychodrames. Ainsi, un groupe de manifestants a surgi samedi 14 décembre sur la place toulousaine, puis a pris d’assaut le podium où se tenait le crèche, s’est emparé des micros et, cherchant une confrontation auxquels les enfants ne comprenaient rien, ont semé le désordre. Les slogans étaient primaires (« flics ! fachos ! ») et le groupe clairsemé (un cinquantaine d’opposants). Il n’empêche, la contestation a triomphé et il a fallu interrompre le spectacle.

Ce n’était pas la première fois. Il y a deux ans, un élu proche du maire de Toulouse avait tenté « au nom de la laïcité » d’interdire le crèche. Il avait fallu l’intervention d’un adjoint au maire courageux, Jean-Baptiste de Scorailles, pour rétablir la manifestation. Cette fois, tout le monde est tombé d’accord pour condamner le geste des fauteurs de troubles.

Il ne faut pas voir dans ce fait divers plus qu’il ne contient. Comme l’a dit Jean-Baptiste de Scorailles, « ce ne sont que quelques voyous » qui sont venus semer le désordre. Certes les catholiques ne doivent pas céder aux voyous. Mais ils ne doivent pas davantage céder à la tentation identitaire.

Il y a dans le débat récurrent sur la présence des crèches dans les mairies une part de politique politicienne dont nous ne devons pas être dupes. Souvent, ceux qui crient le plus fort pour exiger qu’on installe des crèches dans les lieux publics ne sont pas ceux qu’on voit le plus souvent à la messe. Le christianisme identitaire sans la messe est une folie.

« Le Christ n’est pas venu nous donner des leçons d’identité. Il est venu nous donner sa vie. »

Le Christ, né dans une crèche, est venu nous apprendre à prier Dieu « en esprit et vérité ». Il a choisi de nous l’apprendre en s’adressant à une samaritaine. Il n’est pas venu nous donner des leçons d’identité. Il est venu nous donner sa vie. Défendons notre Seigneur Jésus, aimons nos traditions, mais n’oublions pas que notre Seigneur est plus grand que toutes nos traditions.

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