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Quand votre ado vous lance « j’en ai marre de cette famille ! »

OJCIEC Z SYNEM
Shutterstock
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Horaires de coucher, usage du smartphone, durée des jeux vidéos, les fruits et légumes… Les sujets de tension sont nombreux entre des parents qui veulent le meilleur pour leur enfant et des enfants qui n’y voient que du désagrément et des privations. Pistes pour dépasser ces incompréhensions familiales.

« J’en ai marre de cette famille ! », « Tout le monde en a un, sauf moi ! » ou pour les plus révoltés : « Je veux changer de parents ! ». Qui n’a pas subi un jour les conséquences des petites ou grandes frustrations de son enfant ? Des phrases qui blessent, sur le coup, le cœur d’un père ou d’une mère, mais que l’on peut désarmer si l’on s’attache à expliquer à l’enfant que l’on agit avant tout pour son bien. Mais comment lui en faire prendre conscience ? Éléments de réponse de Bernadette Lemoine et Diane de Bodman dans Trouver les mots qui font grandir pour les aider à s’épanouir (8-13 ans), qui vient de paraître chez Albin Michel.

« L’herbe est toujours plus verte ailleurs »

« L’herbe est toujours plus verte ailleurs » dit le proverbe. Mais ce n’est qu’une illusion. Aucune famille n’est parfaite. Et si votre enfant n’a de cesse de vanter la chance et les mérites de ses petits camarades de classe, rappelez-lui que de l’extérieur, il est toujours plus facile de voir les côtés positifs que les côtés négatifs : « Souvent, dans sa propre famille, on ne voit que ce qui ne va pas, ce qui manque… Chez les autres, en revanche, on voit plutôt ce qu’ils ont, ce qu’ils ont le droit de faire… ».

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Expliquez-lui que les familles ont des façons de vivre différentes, mettez en avant les côtés positifs de sa propre vie et insistez sur le fait qu’il ne peut pas tout avoir : « Tu me parles de cette famille qui a fait un tour du monde pendant un an. C’est magnifique et ils ont fait plein de découvertes. Toi, pendant ce temps, tu as pu continuer à profiter de tes grands-parents/cousins, tu as pu te faire de nouveaux amis à l’école/au basket/à la danse… ».

« C’est le meilleur pour toi »

Entre 8 et 13 ans, « les enfants n’ont pas encore compris que la frustration fait partie de la vie et n’empêche pas d’être heureux », soulignent Bernadette Lemoine et Diane de Bodman. D’où la nécessité de prendre le temps de leur expliquer vos choix éducatifs, plutôt que de clore une revendication par un sec « c’est comme ça ! ».

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Que ce soit pour limiter l’usage du téléphone, exiger une heure de rentrée ou insister pour qu’un enfant prenne un fruit, Bernadette Lemoine et Diane de Bodman proposent de dire ceci : « Tu crois que nous faisons de cette façon rien que pour t’embêter ? Nous sommes conscients que c’est difficile pour toi, que cela t’ennuie, mais nous savons par expérience que c’est le meilleur pour toi. » Une autre solution est d’inviter l’enfant à prendre la place du parent : « Imagine que tu sois le père/la mère d’un enfant qui te demande cela. Tu l’aimes, tu veux le meilleur pour lui : que ferais-tu ? Que lui dirais-tu ? ».

Savoir se remettre en cause

S’il est important, à court terme, de demeurer ferme une fois la décision prise, l’idée n’est pas non plus de rester indéfiniment campé sur ses positions. Les choix éducatifs peuvent évoluer. « Ayons la créativité (et l’humilité) de nous inspirer de ce qui marche dans d’autres familles. L’enfant apprend beaucoup en voyant l’adulte réfléchir et être capable de se remettre en cause », soulignent les auteurs. En disant par exemple : « J’ai bien entendu et nous allons y réfléchir avec ton père/ta mère ».

Trouver les mots qui font grandir pour les aider à s’épanouir (8-13 ans), Bernadette Lemoine et Diane de Bodman, Albin Michel, novembre 2019, 12,50 euros.

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