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Les dix questions à se poser avant de partir en volontariat

VOLONTAIRE DCC
© Guilleautot / DCC
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Chaque année, des milliers de Français mettent leur vie professionnelle entre parenthèses pour se mettre au service des autres à travers un volontariat à l’étranger. Présente dans plus de 50 pays, la Délégation Catholique pour la Coopération (DCC) est le service du volontariat international de l’Église en France. Avant de s’engager pour une mission, elle invite les futurs volontaires à se poser les bonnes questions.

Ils sont légion, ceux qui souhaitent se mettre au service des autres en s’engageant dans des projets de développement à l’international. La Délégation Catholique pour la Coopération (DCC) envoie chaque année près de 200 volontaires dans des missions de solidarité, à travers lesquelles ils agissent dans des domaines variés. Avant de partir, il est primordial de se poser certaines questions pour éprouver son choix.

Qu’est-ce que je veux vivre à travers cette expérience ?

On attend beaucoup de choses lorsque l’on veut s’engager au service des autres et il est important d’avoir mis des mots en amont sur ses attentes, ses motivations, ses désirs. Approfondir sa foi, découvrir une autre culture, se dépasser, se mettre au service, y voir clair dans un choix de vie… Les raisons peuvent être multiples et tant mieux ! « Je voulais me détacher de l’importance que l’on donne en France à la carrière, à la réussite, au salaire, à la reconnaissance… mais ailleurs. Je souhaitais aussi retourner à l’étranger, ayant vécu plusieurs années dans d’autres pays », explique Agnès, 32 ans, de retour après une mission dans la communication de deux ans en Côte d’Ivoire. « J’ai découvert le volontariat de solidarité internationale et l’ai vu comme une réponse à ce que je cherchais. C’était pour moi une manière contemporaine et bien réelle d’être missionnaire ».

Lire aussi : À quoi se mesure la réussite pour les Français ?

Combien de temps suis-je prêt à partir ?

Êtes-vous disponible plutôt trois mois, six mois, un ou deux ans ? Selon votre disponibilité, votre mission ne sera pas la même. Aucune expérience n’est anodine, mais ayez bien conscience que la durée vous permettra d’approfondir le sens de votre présence là-bas. Margaux et William, 29 et 30 ans, sont partis une année en Algérie. Lui travaillait dans un centre de formation professionnelle, elle dans une structure sociale. « Cette durée nous convenait bien car notre volontariat, c’était notre voyage de noces », explique la jeune femme. « Et cela correspondait au congé sabbatique que William avait posé. En plus, le fait de rester un an nous a permis de vivre toutes les fêtes locales de l’année ».

VOLONTAIRE DCC
© Dambricourt / DCC
Jean, responsable d’un centre de santé au Libéria, 2018.

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Quelles compétences puis-je apporter ?

Vous avez forcément des savoir-faire et des savoir-être. Vous connaissez bien telle ou telle méthode d’agriculture, vous êtes un excellent animateur, vous avez un sens de l’écoute remarquable… En partant en volontariat, c’est votre personne toute entière qui se met au service des autres. Pour Agnès, le fait que la DCC propose du volontariat de compétence a été déterminant. « J’ai acquis des compétences dans mes études et ma vie professionnelle. On est tout petit quand on arrive en volontariat, mais j’arrivais au moins avec cela ».

Lire aussi : La mission, un tremplin pour sa carrière ?

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Suis-je prêt à me découvrir moi-même ?

Lorsque l’on part en volontariat, on s’expose aussi par rapport à soi. Le contact avec la fragilité, avec une autre culture, la confrontation avec ses incapacités, ses peurs, ses désirs ou même ses talents peut se révéler déconcertant. On se retrouve face à soi. Si cette expérience est souvent fondatrice dans la vie d’un jeune adulte, mieux vaut s’y être préparé en amont. « Je découvre des façons de faire diamétralement opposées aux miennes. C’est déroutant, parfois frustrant, fatiguant et décourageant, mais cela me fait grandir », témoigne quant à elle Stéphanie, volontaire partie en Guinée avec la DCC. 

« Il y a des cultures avec lesquelles on se sent plus ou moins d’affinité, on découvre aussi que l’on a des craintes. Ces questions, il faut les voir en face. »

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Suis-je prêt à partir dans n’importe quelles conditions ?

Nous n’avons pas tous les mêmes limites ni les mêmes besoins et il est nécessaire d’en avoir conscience. Suis-je capable de « survivre » un an dans un village de brousse, sans électricité ou sans eau potable ? Ou est-ce préférable pour moi d’être envoyé dans un environnement plus citadin. De plus, les questions ne se posent pas de la même manière selon que nous soyons seuls, en couple, en couple avec des enfants. « C’est la première question que nous nous sommes posés », lance Margaux. « Il y a des cultures avec lesquelles on se sent plus ou moins d’affinité, on découvre aussi que l’on a des craintes sanitaires. Ces questions, il faut les voir en face ».

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L’organisme avec lequel je compte partir est-il fiable ?

Si de nombreuses organisations proposent d’aller aider à l’autre bout du monde, il faut savoir à la fois faire confiance et rester prudent. Renseignez-vous et posez des questions, mais écoutez également autour de vous. Depuis combien de temps tel organisme existe-t-il ? Quels sont les retours de ceux qui reviennent ? Certains vous demandent de mettre la main au porte-monnaie pour des projets parfois inutiles en termes de développement. Écoutez ceux qui vous ont précédés.

VOLONTAIRE DCC
© Zert / DCC
Amélie, éducatrice dans un foyer d’orphelins en République démocratique du Congo, 2014.

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Suis-je prêt à me laisser bousculer dans ma foi ?

Partir à l’autre bout du monde, c’est risquer l’inconnu, découvrir à nouveau sa propre foi et rencontrer une autre Église. Agnès confie aimer le silence. La manière de vivre la foi chez les Ivoiriens l’a bousculée. « Il y a peu de temps de silence et ce n’était pas évident pour moi », reconnaît-elle. Elle a dû s’autoriser à « se laisser transporter par le bruit » pour qu’il devienne sa propre prière.

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Comment garder contact avec mes proches ?

Vais-je supporter la distance avec mes proches ? Si aujourd’hui, les moyens de communication mis à disposition permettent de garder le lien avec ses proches relativement facilement, il est important de se déconnecter de sa vie d’avant et de réfléchir à la manière dont les liens familiaux et amicaux vont se poursuivre. « À Abidjan, j’avais accès à internet et donc à Skype et WhatsApp… mais je me sentais en même temps complètement déconnectée de la France. Ce décalage est une nécessité pour la mission », reconnaît Agnès.

Lire aussi : Le volontariat, une réponse à l’appel Laudato Si’ ?

9
Comment se préparer au départ en mission ?

Il y a mille et une façons de se préparer au départ : en lisant, en se formant (la DCC demande à ceux qui partent de suivre un parcours de formation en amont de la mission), mais aussi en discutant avec des anciens volontaires et en priant. « Il y a également le fait de régler ses affaires courantes, de quitter son appartement, de ranger ses affaires », ajoute Margaux. « C’est pragmatique mais cela libère l’esprit. Cette partie-là, il ne faut pas la négliger ».

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Est-ce que je suis prêt à témoigner de ma mission au retour ?

Le témoignage fait partie de la mission. Le volontariat n’est pas une simple parenthèse mais il ouvre souvent une nouvelle période de la vie pour celui qui en revient. Témoigner peut être une manière de poursuivre la mission… différemment. Il y a mille et une manières de le faire. C’est ce que font Cécile, Simon et leur petit Gaspard, de retour après 13 mois aux Philippines. « Nous revenons emplis de ce “philippino spirit”, mélange de positivisme et d’humanité. Puissions-nous le distribuer largement ! ».

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