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La traduction de l’Évangile, la plus pertinente des missions ?

Bible ouverte
Exe Lobaiza | Cathopic
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Écouter la Parole de Dieu dans sa langue maternelle, c’est voir ses racines « touchées par le Christ », a estimé le père Fornos à Aleteia. Pour le jésuite français en charge du Réseau mondial de prière du pape, la traduction des textes saints demeure encore un enjeu majeur pour la mission.

À la tête de l’apostolat de la prière du pape depuis maintenant cinq ans, le père Fornos, l’un des rares Français du Vatican, est loin d’être déconnecté des réalités du terrain. Durant de longues années, ce Jésuite a œuvré avec ardeur comme missionnaire auprès de peuples autochtones dans le nord de la Bolivie.

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De cette expérience, il tire une leçon qui, bien qu’évidente, n’en demeure pas moins cruciale pour répandre la Bonne Nouvelle en ce mois missionnaire extraordinaire : la Parole de Dieu est davantage « comprise avec le cœur » lorsqu’elle est reçue dans la langue maternelle. C’est après avoir observé la joie des peuples autochtones du nord de la Bolivie à l’écoute des textes saints dans leur dialecte que le Jésuite témoigne de cette réalité. « S’ils connaissent les textes en espagnol, ils reçoivent la parole différemment dans leur langue », pointe-t-il.

Affaire qui semble classée en Europe — la traduction des textes n’en demeure pas moins un défi à relever pour l’Église dans de nombreuses régions du monde. En Asie, en Océanie ou encore en Afrique, on constate en effet une mosaïque de dialectes, reflet de la diversité des peuples qui les composent. Pas moins de 200 langues seraient ainsi parlées au Cameroun, illustre-t-il.

Dans ces territoires où la diffusion des textes évangéliques en est encore à ses prémisses, la traduction « constitue en elle-même une mission », insiste le père Fornos. « Lorsque j’entends la Parole dans ma langue insiste-t-il, c’est comme si mes racines étaient touchées par le Christ ». Sans quoi, la Parole est vouée à demeurer un « langage extérieur ».  Selon les Œuvres Missionnaires pontificales, près de la moitié des fidèles — soit 45% de l’humanité — vivrait dans ces « territoires de mission ».

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En réalité, ce défi de traduction n’est que le partie visible d’un autre enjeu profond : celui de l’inculturation. Selon le Français, la foi doit véritablement « imprégner le quotidien » de chaque culture. Alors que cette étape a été réalisée tôt en Europe à travers l’héritage grec et latin, c’est au tour de ces nouveaux territoires de s’approprier la Parole. Mais pour le jésuite, il important que les peuples eux-mêmes conduisent ce travail.

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