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Au Pérou, des missionnaires au service de jeunes handicapés rejetés de la société

ville de Cuzco au Pérou

StockSnap - Pixabay

Ville de Cuzco (Pérou).

Colombe de Barmon - Oeuvres Pontificales Missionnaires - Publié le 24/07/19

Sœur Marie-Bénédicte fait partie de la congrégation des Missionnaires Serviteurs du Tiers-Monde. Elle s’occupe d’un orphelinat qui accueille 90 enfants, dont 50 sont atteints de lourds handicaps.

Partie en 2002 avec Fidesco au Pérou, sœur Marie-Bénédicte est bouleversée par les situations dramatiques des enfants péruviens handicapés. Elle décide donc de rester dans le pays, à la fin de sa mission, et choisit de consacrer entièrement sa vie à leur soin. Elle rentre alors dans une congrégation missionnaire, fondée par un prêtre italien, Giovanni Salerno, à Cuzco, dans la cordillère des Andes.

« Personne ne connaissait l’existence de ces enfants-là », témoigne-t-elle au micro de Vatican News. Perçus comme une malédiction par leurs familles elles-mêmes, les enfants étaient laissés à eux-mêmes, à peine nourris. « Les parents peut-être inconsciemment cherchaient à ce qu’ils décèdent », s’indigne la religieuse. Soutenus par le curé de la paroisse, responsable de la mission, les enfants handicapés ont pu être hébergés dans un centre. Là, leur sont procurés alimentation et indispensables soins. Il s’agissait de faire comprendre aux familles que ces enfants étaient bien une bénédiction, explique encore la jeune religieuse.

« Le deuxième tabernacle de la maison »

Bien plus qu’une bénédiction, sœur Marie-Bénédicte voit en ces enfants Jésus souffrant Lui-même. « On a beau avoir 90 enfants dans l’orphelinat, il y en a en fait qu’un seul, c’est Jésus », sourit-elle ainsi. Elle cite Giovanni Salerno qui se plaisait à dire : « La salle où il y a ceux qui souffrent le plus, les plus grabataires, est le deuxième tabernacle de la maison ».


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Les religieuses aiment ces enfants comme les leurs. Et c’est en se sentant aimés qu’ils font des progrès immenses. « Tous les jours on voit des miracles », estime la religieuse. « Ces enfants ont commencé à bouger, à marcher, alors qu’ils ne marchaient pas du tout », témoigne-t-elle. À contre-courant de l’opinion de la société qui rejette tout ce qui lui paraît inutile, la religieuse accueille ces enfants comme un bien indispensable. Apparemment, ces enfants ne peuvent rien apporter à la société ou, comme il est dit parfois, ne « servent à rien » , déplore-t-elle. « Nous, qui nous occupons d’eux tous les jours, nous sommes convaincues du contraire », soutient-elle encore. Indispensables pour la congrégation, selon elle, ces enfants en sont les véritables piliers.

« Sûres d’être exaucées »

La religieuse se dit marquée par leur joie. Ces enfants, quoiqu’ils endurent, ont toujours le sourire aux lèvres, souligne-t-elle. Leur grande proximité avec Dieu inspire aussi les religieuses. La communauté vivant de dons, leurs bienfaiteurs demandent bien souvent des prières. « En s’adressant à ces enfants, nous sommes sûres d’être exaucées, ils ont une intimité très grande avec le Bon Dieu. »

En plus de prendre soin des jeunes accueillis, la mission rayonne et ouvre les cœurs. Les visiteurs du foyer en ressortent différents. Même les nombreux inspecteurs venus avec l’intention de faire fermer la maison dont le caractère religieux déplaisait au gouvernement en sont ressortis convaincus des bonnes œuvres y étant faites et lui confiant « notre cœur s’est ouvert », raconte la sœur en guise d’anecdote. Ainsi, les religieuses témoignent que ces personnes handicapées sont des « vrais êtres humains, qui ont le droit d’être aimés et de se sentir utiles ».

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