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Église et bioéthique : une parole forte et grave

© Capture vidéo - Kto
Éric de Moulins-Beaufort lors de la conférence sur la bioéthique aux Collège des Bernardins, le 16 septembre 2019.
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Les évêques de France craignent que le modèle bioéthique français sombre sous la loi de la technique et du marché. Pour la première fois, ils appellent nettement les catholiques à manifester leur inquiétude.

Lundi 16 septembre, à Paris au collège des Bernardins, les évêques de France ont porté une parole forte et grave sur les enjeux de bioéthique : PMA sans père, eugénisme, recherche sur l’embryon, marchandisation, soumission à la technique… Tous ces thèmes ont été abordés avec courage. Organisée par la Conférence des évêques de France, cette soirée a permis à Mgr Éric de Moulins-Beaufort, Mgr Michel Aupetit et Mgr Pierre d’Ornellas de dire clairement que notre société ne prenait pas un bon virage avec le projet de loi de bioéthique, actuellement en discussion au parlement.

Lire aussi : Bioéthique : l’Église partage ses inquiétudes et son « rêve »

« Nous sommes inquiets pour notre société française et de manière plus générale pour nos sociétés occidentales », a indiqué Mgr de Moulins-Beaufort en ouverture. Il a poursuivi en constatant que beaucoup de « nos responsables politiques restent aveugles aux enjeux de ce qu’ils vont décider parce qu’ils sont fascinés par les promesses de la technique médicale et de la technique juridique ». Et il a regretté que le gouvernement « ne tienne pas vraiment compte des résultats des états généraux de la bioéthique ».

Des arguments de raison

Les évêques de France ont justifié en raison leur opposition à de nombreuses dispositions du projet de loi, tout en faisant référence à leur foi, qui éclaire la raison. « Il n’y a que le sot qui ne demande pas conseil », a dit Mgr d’Ornellas, appelant la société à « recevoir les conseils de ceux dont la raison s’ouvre à la transcendance ; […] à recevoir le conseil de l’Esprit de Dieu… ».

Trois laïcs ont pris la parole pour exposer des arguments essentiels. La théologienne Marie-Dominique Trébuchet a notamment souligné que « l’extension du périmètre technique » ne pouvait dicter automatiquement « l’extension du périmètre éthique ». Elle a appelé à articuler les notions de fraternité et de justice dans l’évaluation des questions bioéthiques. Bertrand et Gaëlle Lionel-Marie, chargés des questions bioéthiques aux AFC, ont témoigné de la difficulté vécue de l’infertilité dans le couple et lancé un avertissement lourd de sens : « L’heure est grave. Le modèle bioéthique français est en train de sombrer corps et âme. »

Le devoir de manifester son inquiétude

C’est parce que l’heure est grave en effet que les citoyens, catholiques ou non, doivent se saisir du projet de loi de bioéthique et ne pas laisser le sujet à quelques spécialistes. Ce projet saborde la filiation et nie le droit des enfants ; et il constitue un pas supplémentaire décisif en direction de l’eugénisme, de l’artificialisation de la procréation et de la captation progressive par le marché de l’ensemble du domaine de la vie et de la famille.

Lire aussi : PMA : la vérité et la liberté bafouées

Bertrand Lionel-Marie a conclu en soulignant la manifestation « Marchons Enfants » du dimanche 6 octobre prochain à Paris : « Le 6 octobre, nous serons de cette foule immense de femmes et d’hommes de bonne volonté qui marcheront pour défendre une société à hauteur d’homme et promouvoir un monde meilleur et non le meilleur des mondes. » Répondant aux questions après la conférence, Mgr de Moulins-Beaufort a déclaré à la presse : « J’approuve le fait que des citoyens français manifestent qu’ils sont inquiets de ce que le projet de loi prévoit. […] J’aurais tendance même à dire qu’ils ont le devoir de le faire. »

Chronique publiée en partenariat avec Radio Espérance.

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