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Trésor du grégorien : le graduel de la messe de la Croix glorieuse

Christ cross
Public Domain
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Dans ce sommet de la beauté grégorienne, le chœur des séminaristes d’Issy-les-Moulineaux chante l’ivresse d’amour inspirée par le mystère du Christ, exalté sur la Croix glorieuse.

Le graduel de la messe de la Croix glorieuse (encore appelée Exaltation de la Sainte Croix dans l’ancien missel et dans le Graduale Romanum de 1979) est le même que celui de la messe vespérale du Jeudi saint. C’est un passage célèbre de l’Épître aux Philippiens : Christus factus est pro nobis obédiens usque ad mortem, mortem autem crucis. Propter quod et Deus exaltávit illum, et dedit ílli nomen, quod est super omne nomen. « Le Christ s’est fait pour nous obéissant jusqu’à la mort, et à la mort sur la croix ; c’est pourquoi Dieu l’a exalté et lui a donné un nom au-dessus de tout nom. »

Une mélodie type

Ce graduel est chanté aussi à la fin de tous les offices du Triduum sacré, Jeudi, Vendredi et Samedi saints et particulièrement de l’office des Ténèbres. La mélodie est faite de formules que l’on retrouve dans de nombreux autres graduels. C’est ce que l’on appelle une mélodie type, composée pour la fête de saint Jean (27 décembre). L’application au texte est ici si parfaite, écrit Dom Baron, que l’on pourrait se demander si l’on n’est pas en présence de l’original.

De la sombre gravité à l’enthousiasme

La mélodie est sans conteste admirablement choisie pour exprimer toutes les nuances du texte avec un contraste frappant entre les deux parties. La première est sombre et grave surtout le mot crucis qui s’enfonce dans les profondeurs. La deuxième, au contraire s’élève dans les hauteurs avec enthousiasme, particulièrement la grande vocalise aérienne ornant le mot illum, pronom qui désigne le Christ. Après l’abaissement du Christ, le verset exprime magnifiquement son exaltation par des neumes légers et triomphants.

Lire aussi : Trésor du grégorien : l’alléluia « Assumpta est » de la fête de l’Assomption

Le père Perrodon écrit dans Notre beau chant grégorien (1945) : « Nous nous trouvons là en face d’un sommet de beauté. Si l’on doutait encore de l’influence que le christianisme a pu exercer sur la musique, par son besoin de faire déborder dans le lyrisme du chant l’ivresse d’amour inspirée par le mystère du Christ, on n’aurait, pour s’en convaincre, qu’à écouter cette admirable pièce. » Découvrez la belle et exceptionnelle interprétation des séminaristes d’Issy-les-Moulineaux enregistrés sur le vif en 1962, issu d’un enregistrement privé, hors commerce. Les tempos sont amples, sinon lents, mais la ferveur est présente.

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