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La Transfiguration : une raison essentielle d’écouter Jésus

TRANSFIGURATION
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En nous montrant Jésus tel qu'il est en vérité, rayonnant de la gloire de sa divinité, vrai Dieu et vrai homme, l'épisode de la Transfiguration sur le mont Thabor montre ce qu'il est en personne, sans miracle : « le reflet de la gloire de Dieu » (He 1, 3). C’est aussi un appel à notre transfiguration future qui sera le fruit de notre amour en acte.

Après avoir contemplé leur maître transfiguré, les trois disciples que Jésus a amenés avec lui sur la haute montagne sont invités, par la voix du Père sortie de la nuée, à écouter Son Fils. Pour quelle raison ? Et quelle leçon tirer de la brusque interruption de la vision de Jésus transfiguré ? Pourquoi doivent-ils redescendre tous les quatre de la montagne pour continuer leur route jusqu’à Jérusalem, où tout indique que rien de favorable ne les attend, alors qu’aux dires de Pierre lui-même, « il fait bon que nous soyons ici » (Lc 9, 33) ?

La Transfiguration n’est pas un miracle

Une fois ressuscité, Jésus n’a pas réussi à se faire reconnaître par ses proches ! C’est là une preuve de la véracité des Évangiles. En effet, si les hommes avaient inventé un messie revenu du séjour des morts, ils n’auraient pas manqué de le dépeindre en super-héros nous en mettant plein la vue, foulant la terre en état d’apesanteur, dans un scénario déployant grande pompe et artifices éblouissants en guise de revanche. Non ! Le Ressuscité des Évangiles voyage incognito. Marie-Madeleine le prend même pour le jardinier ! Ressuscité, Jésus est pourtant revenu à la maison du Père et vit désormais dans l’éternité divine. Seule une courte séquence de son existence terrestre nous le présente sous un aspect extérieur plus accordé à son statut divin.

En nous montrant Jésus tel qu’il est en vérité, rayonnant de la gloire de sa divinité, vrai Dieu et vrai homme qu’il est, l’épisode de la Transfiguration compense en effet l’aspect, déroutant par sa familiarité et sa banalité, de l’apparence qui sera la sienne lorsqu’il se manifestera à ses amis après sa résurrection. Si Jésus resplendit sur le mont Thabor, c’est qu’il est en personne « le reflet de la gloire de Dieu, l’empreinte de sa substance » (He 1, 3). Mais loin d’être un miracle, la Transfiguration constitue plutôt une suspension, celle du fait que l’humanité du Christ n’ait pas davantage laissé transparaître sa divinité durant sa vie terrestre.

Les disciples contemplent leur transfiguration future

Ainsi, la Transfiguration révèle aux trois disciples l’identité véritable de Jésus. Mieux : elle leur permet de découvrir notre humanité commune telle qu’elle sera dans le monde futur, quand l’Esprit saint nous transfigurera. Car ce n’est pas seulement Jésus dans sa condition divine que Pierre, Jacques et Jean contemplent sur le mont Thabor, mais également l’homme tel qu’il a été voulu par Dieu de toute éternité. En effet, nous avons été créés en Christ, pour reproduire ses traits. Premier-né de toute créature et premier-né d’entre les morts (Col 1, 15-18), le Christ est le centre et le pivot de la Création et de la Rédemption. Le contempler sur le Thabor, c’est prendre la mesure du dessein qu’avait Dieu en nous créant, et de la destinée de gloire qu’il nous réserve dans le salut en Son Fils.

Pourquoi écouter Jésus après un tel spectacle extatique ?

Mais alors, pourquoi, après une telle vision, Jésus redevient-il, sur la montagne, tel qu’il est toujours apparu à ses disciples, « seul », nous dit l’Écriture (Mt 17, 8), sans gloire ni nuée l’entourant ? Pourquoi le « spectacle » de sa transfiguration s’arrête-t-il subitement ? C’est que le Père a parlé : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé. Écoutez-le ! » (Mt 17, 5). Le temps est revenu pour les disciples de continuer la route ! Pas facile de redescendre sur terre ! Pour nous aussi, la contemplation du Christ de gloire, qui nous aide à fixer nos yeux sur la raison de notre présence sur terre (et ce n’est pas rien, quand on sait que beaucoup de nos frères et sœurs sont spirituellement dévastés par l’absence de sens à donner à leur existence), ne doit pas absorber toute notre énergie. Il nous faut agir aussi ! Et pour cela, écouter la Sagesse incarnée, comme le Père nous le demande.

Non pas que le Royaume se gagne au forceps. Toutefois, le Christ nous aime trop pour nous transformer en assistés. Notre transfiguration future sera aussi le fruit de nos actes. Jésus nous traite en hommes sensés et responsables. Il n’aurait pas consacré la majeure partie de sa vie publique à prêcher s’il n’avait pas désiré nous enseigner et nous conseiller la conversion et les bonnes actions de la charité.

La charité nous transfigurera

Dans le Royaume, dans la Jérusalem céleste, nos visages seront d’abord transfigurés par le Seigneur de gloire. En effet, « nous lui serons semblables parce que nous le verrons tel qu’il est », comme l’écrit saint Jean dans sa première lettre (1 Jn 3, 2). L’action de Dieu est première.

Cependant, notre transfiguration dépendra également de l’amour que nous aurons montré dans notre existence ici-bas. Voilà pourquoi les disciples, après avoir assisté à la transfiguration de leur maître, doivent continuer la route avec Jésus jusqu’à Jérusalem, où la charité du Fils éclatera, dans toute sa démesure divine, dans l’événement de la Croix. Pour nous aussi, notre transfiguration future dépendra de la densité d’amour que nous aurons manifestée dans notre vie envers nos frères et sœurs. « N’est-ce pas ceci le jeûne que j’aime, oracle du Seigneur : détacher les chaînes injustes, dénouer les liens du joug, renvoyer libres ceux qui sont maltraités, rompre tous les jougs, partager ton pain avec l’affamé, prendre chez toi les malheureux sans asile, couvrir celui qui est nu, et à ta propre chair ne pas te dérober. Alors comme l’aurore jaillira ta lumière, ta plaie aura tôt fait de se cicatriser ; devant toi marchera ta justice, la gloire de Dieu t’enveloppera » (Is 58, 6-8).

Les plus belles représentations de la Sainte Trinité :
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