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La papamobile, la « voiture de fonction » du souverain pontife

TURIN
Shutterstock | mikedotta
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LES ATTRIBUTS DU PAPE (2/5). Chef religieux et chef d’État, le souverain pontife dispose d’attributs qui lui sont propres. Pendant l’été, Aleteia et I.MEDIA vous proposent de découvrir l’origine de ces éléments réservés au vicaire du Christ.

Peut-être l’un des symboles distinctifs les plus notables du souverain pontife, la célèbre voiture blanche décapotable plus connue sous le nom de « papamobile » est devenue au fil du temps, un outil indispensable de la papauté.

L’évêque de Rome a mis bien longtemps à utiliser cette invention des temps modernes. Si Pie X (1903-1914) s’en voit offrir une dès 1909, ce n’est que Pie XI (1922-1939) qui abandonne définitivement l’emploi de la voiture à cheval. Il fallait en effet attendre que la « question romaine » ­— confinant depuis 1870 le pape au cœur de Rome — ne soit réglée en 1929 grâce aux accords du Latran.

Pour saluer cette réconciliation entre l’État italien et le Vatican, deux usines de production de voitures ont alors offert des bijoux automobiles au plus petit état du monde. Ainsi, Citroën a fait don de la célèbre Lictoria C6, aujourd’hui exposée au pavillon des carrosses des musées du Vatican. Particulièrement raffinée, son intérieur est aménagé comme un salon vénitien du style XVIIIe siècle avec trône papal.

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Pour la même occasion, le pape Pie XI a obtenu une Mercedes Benz 460 Nurborg. La superbe limousine à châssis long fut dessinée par Ferdinand Porsche. Son style rétro et la puissance de son moteur (80 chevaux) aurait, dit-on, beaucoup plu au Pape. Toutefois, le pontife fera sa première sortie officielle en Italie après les accords du Latran à bord d’une Graham-Peige pour se rendre à la basilique Saint-Jean-du-Latran.

Cette Mercedes papale a été la première mais non la dernière : la 300 SEC Limousine 66 a également été choisie comme voiture principale de Jean Paul II. Sous son pontificat, la papamobile change ensuite d’allure. Jusqu’alors il s’agissait depuis Paul VI de véhicules Toyota, Mercedes voire Range Rover ou encore Fiat Campagnola aménagés, peints en blanc et rehaussés d’une plate-forme permettant au pape de saluer la foule et d’être visible de tous. Mais l’attentat du 13 mai 1981 visant le pape Jean Paul II pousse à concevoir une Papamobile munie de hautes vitres blindées, pour assurer au mieux la sécurité du Pape.

Entre bain de foule et sécurité

Une bonne papamobile n’est pas simplement une voiture sécurisée au maximum, il s’agit aussi d’une voiture depuis laquelle le successeur de Pierre peut saluer la foule et la bénir à sa guise. Les papes ne sont cependant pas friands de l’équipement de vitres par balles.

Le pape François a, non sans humour, insisté sur ce point : « Je me souviens qu’au Brésil, ils m’avaient donné un modèle fermé. Je ne peux pas aller à la rencontre des gens et leur dire que je les aime alors que je suis enfermé dans une boîte à sardines, fût-elle en verre. Pour moi c’est comme un mur ». L’actuel souverain pontife délaisse alors l’aspect sécuritaire pour lui préférer un modèle plus adapté au bain de foule : « Tout peut arriver, certes, déclarait-il, mais regardons les choses en face : à mon âge, je n’ai pas grand chose à perdre ».

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Le pape François a fait d’ailleurs le choix de la simplicité. Loin des Mercedes rutilantes, lors de sa tournée en Amérique en 2015 notamment, il a fait le choix de modèles plus simples. À Cuba, il a circulé dans une petite Peugeot 207 brésilienne, à New York (États-Unis) dans une Fiat 500, ainsi qu’en KIA Soul lors de son arrivée dans le palais présidentiel d’Abu Dhabi (Émirats arabes unis) en 2019.

Les voyages

Depuis Jean Paul II, en voyage apostolique, l’habitude veut que la papamobile soit envoyée par avion quelques jours avant dans le pays d’accueil, pour permettre à son chauffeur d’en maîtriser le maniement, explique Bernard Lecomte dans son Dictionnaire amoureux des papes (éditions Plon).

Mais plus récemment, afin de valoriser le savoir-faire local et l’économie, une voiture produite localement est mise à la disposition du pape tout au long de son voyage apostolique. Ainsi, Jean Paul II, lors de sa visite à Paris en 1980 a roulé dans la capitale française et a salué la foule en liesse à bord d’une Citroën SM, voiture officielle des chefs d’état français. De même, en Espagne en 1982, il fera usage d’une Seat Panda.

Ainsi les pontifes ont été transportés dans une multitude de voitures différentes lorsque ce n’est pas dans leur papamobile. Dans tous les cas l’immatriculation reste toujours la même : « SCV 1 » pour Stato della Citta del Vaticano, veicolo numero 1.

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